Des marchés et des dieux. Comment l'économie devint religion
Foucart Stéphane
GRASSET
21,60 €
Sur commande
EAN :9782246861010
2007-2008 : la crise des subprimes plonge le monde entier dans la stupeur. Personne ou presque ne l'a vue venir, surtout pas les économistes, aussi médusés qu'une congrégation antique de prêtres-astrologues confrontés à l'incurie de ses oracles. L'économie n'est-elle pas une science infaillible ? S'apparenterait-elle plutôt à une religion ? Dans l'Occident post-religieux, le discours économique semble en effet avoir pris la place du sacré. Ce culte a pour valeurs cardinales la liberté d'agir et d'entreprendre, pour idéal l'équilibre et pour credo l'infinitude du monde physique - condition sine qua non à la satisfaction de l'appétit insatiable des Marchés. Il a ses Bourses, semblables à des temples gréco-romains, et dont les indices reflètent l'humeur des dieux. Il a ses rites de consommation et leur calendrier, de Noël aux soldes. Il a son clergé, le monde de la finance, et ses archiprêtres, les grands banquiers centraux qui chuchotent à l'oreille des Marchés. Eux seuls sont capables d'apaiser la voracité des Dieux, faisant au besoin apparaître de la monnaie ex nihilo et créant de la valeur comme Jésus multipliait les pains. C'est une tâche délicate : le moindre faux pas risque de créer la colère brutale des Marchés. Comme le christianisme a combattu l'astronomie et la biologie avant lui, ce culte nouveau s'affronte aux sciences qui lui fixent des limites, l'écologie au premier chef. L'économie a remplacé l'autorité dont était investie l'Eglise, produisant un discours de plus en plus brutal : à chaque chose (ou presque) il faut un Marché, et à chaque Marché il faut offrir satisfaction. Une fascinante enquête historico-économique à la recherche des ressorts profonds du système économique qui nous régit.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
270
Date de parution
16/05/2018
Poids
330g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782246861010
Titre
Des marchés et des dieux. Comment l'économie devint religion
Auteur
Foucart Stéphane
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
330
Date de parution
20180516
Nombre de pages
270,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Revue de presse Stéphane Foucart est journaliste scientifique au Monde et s'intéresse en particulier à la climatologie. En 2012 il a reçu, avec Sylvestre Huet, le prix Diderot-Curien.
Résumé : En 2009, au sommet de Copenhague, la communauté internationale, qui se retrouve en novembre 2015 à Paris, promettait de maintenir le réchauffement sous le seuil d'une augmentation de 2°C, par rapport à la température moyenne de la période préindustrielle. Cet engagement ne sera pas respecté. Il est désormais trop tard : les Etats-Unis devraient faire baisser leurs émissions de 15 % par an, la Chine de 10 % par an, l'Europe de 6 % par an. Vu les inerties combinées du système économique mondial et de la machine climatique, il est devenu illusoire de conserver un climat stabilisé sous cette limite. Le temps que nous avions pour agir, nous l'avons perdu en tergiversations, en vaines discussions. Comment et pourquoi la science climatique a-t-elle été si longtemps ignorée, relativisée, mise en doute ? Pourquoi des chercheurs qui ont bataillé, dans les années 1980, aux côtés des cigarettiers reprennent-ils du service sur le dossier climatique et appliquent-ils les mêmes stratégies que celles jadis mises en oeuvre pour minimiser les risques du tabac ou de l'amiante ? Dans les coulisses de cette bataille, où Stéphane Foucart nous fait pénétrer, le lecteur trouve pêle mêle l'ignorance, le mensonge et la manipulation. Le constat est glaçant : c'est tout un domaine d'étude dont la vérité est menacée de disparition . Au risque de démobiliser l'opinion et d'encourager l'inaction des politiques et d'abandonner toute éthique scientifique. Cet ouvrage a originellement paru chez Denoel en 2010 sous le titre Le populisme climatique. Enquete sur Claude Allègre et les ennemis de la science .
Résumé : Au fil de ses chroniques, de ses livres et de ses interviews, Claude Allègre ne cesse de relativiser le réchauffement climatique. Si l'éminent géologue rencontre un tel succès, c'est qu'il ne doit pas être loin de la vérité... Pourtant il n'y a aucune incertitude sérieuse, ni sur le fait que le climat terrestre se réchauffe, ni sur le fait que les activités humaines en sont les principales responsables. Comment le fossé s'est-il creusé en quelques années entre le monde scientifique, qui doute de moins en moins, et le public, qui doute de plus en plus, encouragé par le populisme de certains ? Des chercheurs qui ont bataillé, dans les années 1980, aux côtés des cigarettiers reprennent du service sur le dossier climatique et appliquent les mêmes stratégies que celles jadis mises en oeuvre pour minimiser les risques du tabac ou de l'amiante. Dans les coulisses de cette bataille, on trouve pèle mêle l'ignorance, le mensonge et la manipulation. Nombre d'intellectuels, aveuglés par leur naïveté, sont séduits et deviennent à leur tour les porte-parole des climato-sceptiques. Mais les mouvements écologistes ont aussi leur part de responsabilité dans cette dérive, notamment par leur recours à une médiatisation parfois outrancière. Le constat est glaçant : c'est tout un domaine d'étude dont la vérité est menacée de disparition. Au risque de démobiliser l'opinion et d'encourager l'inaction des politiques. La situation en France est très singulière. Deux éminents savants, Claude Allègre et Vincent Courtillot, en connivence avec d'influents think tanks, mènent croisade contre la science avec l'appui tacite ou non des institutions. Fruit d'une enquête minutieuse, Le Populisme climatique dévoile leurs arguments, leurs réseaux et leurs agissements de ces dernières années et révèle de toute éthique scientifique
Un pan entier de l'activité des grandes entreprises consiste aujourd'hui à manipuler la science. Confrontés aux faits, les industriels utilisent le discours scientifique comme un instrument de propagande pour instiller le doute. Les fabricants de tabac sont les premiers à avoir recruté des faux experts, fait publier des études biaisées, organisé des fausses conférences scientifiques et corrompu des sociétés savantes afin de convaincre que le tabac n'était peut-être pas responsable du cancer du poumon. Les mêmes procédés ont été remis au goût du jour pour dédouaner l'amiante de ses méfaits, pour relativiser ou nier le réchauffement climatique, pour faire du déclin des abeilles un «mystère» sans lien avec les nouvelles générations d'insecticides. Ils sont également à l'?uvre dans l'affaire du bisphénol A, l'un des plus graves scandales sanitaires de ces dernières décennies. Quant au «débat» sur les OGM, cela fait bien longtemps qu'il n'a plus rien à voir avec la science. Les intérêts en jeu sont trop colossaux pour laisser les chercheurs s'exprimer librement... Au-delà de tout militantisme, La Fabrique du mensonge décortique les mécanismes de ces man?uvres et montre comment abîmer la science et détruire le savoir met nos vies en danger.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.