Vent fort initie quelque chose de nouveau, de différent. Bien sûr, il y a des échos avec Je suis le vent, avec Quelqu'un va venir. Je reviens à quelque chose déjà exploré, mais différemment. Je n'avais jamais écrit comme ça. Je dirais que c'est un rêve que j'ai mis sur le papier, avec une dimension cauchemardesque. Ces forces cachées qui nous habitent. Il y a des forces étrangères dans cette pièce, des forces qui peuvent s'éveiller au plateau". (Ecrirec'estécouter, entretiens avec Gabriel Dufay, novembre 2023, L'Arche). Après avoir arrêté d'écrire du théâtre pour se consacrer à la Septologie, son roman-fleuve, Jon Fosse revient dix ans plus tard à la forme dialoguée et percée de silences qui lui est si chère. Ecrit en 2021, Ventfortest traversé de trois voix qui se répondent sans toujours s'entendre. Comme surgi du passé, L'Homme rentre chez lui, de retour de voyage. La Femme a déménagé dans un nouvel appartement. Ils se retrouvent lorsqu'apparaît Le Jeune Homme, qui semble vivre ici avec La Femme. L'Homme les voit s'étreindre, veut chasser le Jeune Homme de chezlui. Mais qui habite réellementici ? Vivent-ils dans la même temporalité ? Dans leur appartement au quatorzième étage, le vent souffle et la fenêtre se décroche et lentement tombe dans le vide. Ventfortest un poème sur la tentation du suicide, toujours en filigrane ; mais aussi sur l'amour, la solitude, la complexité du sentiment amoureux. Surtout, c'est un poème sur le temps qui passe, la présence, obsédante, quasi fantomatique, au-delà de la disparition.
Nombre de pages
60
Date de parution
01/03/2024
Poids
70g
Largeur
117mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782381980676
Titre
Vent fort
Auteur
Fosse Jon ; Ségol-Samoy Marianne
Editeur
L ARCHE
Largeur
117
Poids
70
Date de parution
20240301
Nombre de pages
60,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Deux amis d'enfance se retrouvent après une longue séparation. L'un - le narrateur - est resté au village, n'a pas fait d'études, habite toujours chez sa mère et vivote en jouant de la guitare dans les bals du samedi soir. L'autre - Knut - est parti en ville, a fondé une famille et est devenu professeur de musique. Il revient maintenant pour les vacances avec sa femme et ses enfants. Pendant trois jours d'été un drame va se nouer entre le narrateur, Knut et sa femme - drame où se mêle le désir et la jalousie et qui prend sa source dans l'enfance des deux hommes.. D'une rare intensité, portée par une langue rythmée et obsédante, La Remise à bateaux (Naustet, 1989) a imposé Jon Fosse comme un des auteurs les plus importants des pays nordiques. Je cherche une écriture simple et concrète et j'espère toucher en même temps aux grandes questions de la vie . La langue de Jon Fosse sape les habitudes et le confort du lecteur. Toute son oeuvre se développe en tension entre l'intimité du foyer scandinave, et l'inquiétante immensité du fjord au bord duquel il a grandi.Jon Fosse, né en 1959, est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains européens. Romancier, poète et dramaturge, il est traduit dans de nombreuses langues, et son théâtre est joué dans tous les pays européens, au Canada et au Japon. La Remise à bateaux est son quatrième roman à être traduit en français, après Melancholia I (P.O.L., 1998) et Melancholia II (Circé, 2000) et Matin et Soir (Circé, 2003).
Avant de se mettre au travail, il s'était fixé comme objectif d'écrire une pièce avec peu de personnages réunis en un seul endroit. L'histoire devait se dérouler sans rupture dans le temps : un programme dramaturgique donc des plus classiques. Malgré la présence de cette unité d'action, de temps et de lieu, Et jamais nous ne serons séparés - comme ses autres pièces - ne ressemble nullement à une pièce classique. Les "mouvements" des personnages sont réduits au minimum. Les phrases clés sont, comme un leitmotiv dans une oeuvre musicale, souvent répétées. Ainsi Fosse crée au théâtre ce qu'on appelle au cinéma des gros plans et des ralentis. Sauf que Fosse n'utilise pas ces moyens d'une façon ponctuelle. Il en fait son style et l'angoisse, l'isolement, cet état entre vie et mort dans lequel ses personnages courent le monde, y trouvent parfaitement leur expression.
Le Fou de Bassan, c'est le nom du bateau, et lui il est chien de bateau. Oui c'est lui, le célèbre chien de bateau du caboteur le Fou de Bassan, c'est lui et personne d'autre, se dit avec satisfaction le chien de bateau Haktor, et il frappe doucement le plancher avec sa queue, alors qu'il est couché aux pieds du capitaine Phosphore dans la timonerie du caboteur qui navigue tranquillement de villes en villages sur un fjord quelconque avec sa cargaison de sable et gravier. Le capitaine déjà un peu fatigué et las du train-train quotidien sur son bateau aimerait un peu de distraction. Un deuxième chien n'interromprait-il pas la monotonie des vagues qui se soulèvent et s'abaissent à l'horizon? Et puis, pense-t-il, quand il y a deux chiens à bord, un mâle et une femelle, ils finissent en général par faire des chiots, et des chiots ça peut se vendre! Haktor n'en croit pas ses oreilles. Encore un capitaine qui pense pouvoir régler l'addition sans se soucier de l'avis de son chien.
Il se lève, reste là immobile, puis elle le rejoint et le prend dans ses bras, elle se serre contre lui, et pendant qu'ils s'étreignent le téléphone sonne deux fois, ils ne bougent pas, puis elle va vers la gauche, s'arrête, se retourne, et il prend le manteau, la rejoint, lui tend le manteau, elle l'enfile et le manteau est très long, puis elle lève le bras, lui fait un petit signe de la main et sort par la gauche. Il va jusqu'au lit, s'assied sur le bord du lit et le téléphone sonne de nouveau, il s'allonge sur le lit, se glisse sous la couette, le téléphone sonne encore une fois. La lumière baisse. Noir.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.