Deux amis d'enfance se retrouvent après une longue séparation. L'un - le narrateur - est resté au village, n'a pas fait d'études, habite toujours chez sa mère et vivote en jouant de la guitare dans les bals du samedi soir. L'autre - Knut - est parti en ville, a fondé une famille et est devenu professeur de musique. Il revient maintenant pour les vacances avec sa femme et ses enfants. Pendant trois jours d'été un drame va se nouer entre le narrateur, Knut et sa femme - drame où se mêle le désir et la jalousie et qui prend sa source dans l'enfance des deux hommes.. D'une rare intensité, portée par une langue rythmée et obsédante, La Remise à bateaux (Naustet, 1989) a imposé Jon Fosse comme un des auteurs les plus importants des pays nordiques. Je cherche une écriture simple et concrète et j'espère toucher en même temps aux grandes questions de la vie . La langue de Jon Fosse sape les habitudes et le confort du lecteur. Toute son oeuvre se développe en tension entre l'intimité du foyer scandinave, et l'inquiétante immensité du fjord au bord duquel il a grandi.Jon Fosse, né en 1959, est aujourd'hui considéré comme un des plus grands écrivains européens. Romancier, poète et dramaturge, il est traduit dans de nombreuses langues, et son théâtre est joué dans tous les pays européens, au Canada et au Japon. La Remise à bateaux est son quatrième roman à être traduit en français, après Melancholia I (P.O.L., 1998) et Melancholia II (Circé, 2000) et Matin et Soir (Circé, 2003).
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Date de parution
26/09/2007
Poids
160g
Largeur
120mm
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EAN
9782842422325
Titre
La Remise à bateaux
Auteur
Fosse Jon
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
160
Date de parution
20070926
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Près d'une petite ville côtière de Norvège, l'année touche à sa fin. Asle, artiste et veuf inconsolé, peint comme son voisin pêche : avec la même discipline, la même nécessité. Tant de souvenirs, tant d'images surgissent en lui, qu'il doit les "dé-peindre" pour s'en défaire. Quelques jours avant Noël, il rend visite à un autre homme du nom d'Asle. Lui aussi est peintre, mais il est alcoolique et vit dans la solitude la plus complète. Face à ce reflet obscurci de lui-même, le premier Asle entend ramener son homonyme du côté des vivants. L'autre nom se déroule sur quelques heures de la vie d'un homme confronté aux grandes questions de l'existence : pourquoi sommesnous qui nous sommes ? Pourquoi menons-nous notre vie et pas celle d'un autre ? C'est ce qu'explore Jon Fosse dans les deux premières parties de Septologie, son chef-d'oeuvre. "Un hallucinant thriller de l'âme. Eblouissant". - Télérama "Jon Fosse est un des plus grands écrivains européens". - Karl Ove Knausgaard
A l'approche de Noël, Asle se rend dans une ville côtière de la Norvège pour préparer sa prochaine exposition. La veille, il a retrouvé son homonyme - son sosie, son double -, qui a échappé de peu à la mort. Sous la neige qui ne cesse de tomber, Asle prend le volant et se souvient de leur rencontre à l'Ecole des beauxarts. Ils partagent alors une ressemblance troublante, s'habillent à l'identique, boivent beaucoup, et ont les mêmes aspirations artistiques. Mais bientôt leurs chemins bifurquent : tandis que l'un fait la connaissance de sa future compagne, l'autre sombre irréversiblement dans la boisson après une déception amoureuse. Dans ce deuxième volet de Septologie, son chef-d'oeuvre romanesque, Jon Fosse explore les doutes et les tremblements qui nous animent à la fleur de l'âge et façonnent à jamais notre existence.
Le Fou de Bassan, c'est le nom du bateau, et lui il est chien de bateau. Oui c'est lui, le célèbre chien de bateau du caboteur le Fou de Bassan, c'est lui et personne d'autre, se dit avec satisfaction le chien de bateau Haktor, et il frappe doucement le plancher avec sa queue, alors qu'il est couché aux pieds du capitaine Phosphore dans la timonerie du caboteur qui navigue tranquillement de villes en villages sur un fjord quelconque avec sa cargaison de sable et gravier. Le capitaine déjà un peu fatigué et las du train-train quotidien sur son bateau aimerait un peu de distraction. Un deuxième chien n'interromprait-il pas la monotonie des vagues qui se soulèvent et s'abaissent à l'horizon? Et puis, pense-t-il, quand il y a deux chiens à bord, un mâle et une femelle, ils finissent en général par faire des chiots, et des chiots ça peut se vendre! Haktor n'en croit pas ses oreilles. Encore un capitaine qui pense pouvoir régler l'addition sans se soucier de l'avis de son chien.
Fosse définit son écriture comme "un langage qui n'est pas en premier lieu concerné par la signification, mais qui avant tout est, qui est lui-même, un peu comme les pierres et les arbres et les dieux et les hommes, et qui ne signifie qu'en second lieu.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".