Les politiques éducatives africaines, généralement influencées par les grands courants de recherches nés de l'expertise internationale n'ont pas toujours été guidées de façon judicieuse à l'aide des outils appropriés d'une part, et n'ont pas toujours répondu à une réelle demande sociale de développement endogène et durable pour l'Afrique d'autre part. Elles ont souffert longtemps d'une indigestion en matière d'innovations tous azimuts sans aucune réflexion de fond préalable. L'approche prospectiviste utilisée ici permet de poser des repères et des jalons pour une réflexion de fond pouvant s'ouvrir sur des pistes d'actions qui répondent aux besoins actuels et à venir de l'éducation en Afrique. C'est avant tout un appel à la nécessité de réfléchir sur l'avenir en éducation avant de poser des actes qui fondamentalement ont une influence sur le futur. Il s'agit d'introduire le maximum de variables et de manières nouvelles de poser les problèmes, d'introduire le politique et le nominatif dans une démarche anticipatrice afin que l'action en éducation en Afrique prenne racine dans le champ du souhaitable, du possible, du faisable.
Nombre de pages
204
Date de parution
01/01/2007
Poids
264g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296018167
Titre
Quels futurs pour l'éducation en Afrique ?
ISBN
2296018165
Auteur
Fonkoua Pierre ; Bourgeault Guy
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
264
Date de parution
20070101
Nombre de pages
204,00 €
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Dans cet ouvrage, la scolarité des filles au Cameroun est présentée selon différentes approches, globale, sociologique, psychologique et pédagogique : "femme et éducation au Cameroun" ; "la scolarisation des filles dans les pays en développement et en Afrique" ; "l'accès des filles à l'éducation au Cameroun, la question de la qualité" ; "motivation et scolarisation des filles à l'ouest Cameroun" ; "inquiétude des filles et des garçons du secondaire face à l'avenir professionnel".
Cet ouvrage augure d'un large débat sur la manière d'enseigner et d'apprendre sur nous, afin que nul ne se perde dans la complexité et les méandres de la société postmoderne qui, pour des raisons de rentabilité, tend à uniformiser notre façon d'être, de penser et d'agir. Ce qui caractérise fortement la société postmoderne et néolibérale dans laquelle la chosification de l'humain est de plus en plus à l'ordre du jour, c'est sa capacité à rendre l'individu amnésique sur sa propre langue et sa culture, bien que ces deux éléments constituent à la fois une richesse pour le développement durable et l'obstacle à l'expansion d'un certain type de communication, dont la mondialisation économique assure la promotion. Ce type de communication fait de l'individu un simple consommateur des produits culturels industriels, dépourvus de toute originalité. Il s'agit de réfléchir sur les instruments méthodologiques à utiliser pour une action éducative susceptible d'aider à la sauvegarde de nos langues et cultures nationales, telles qu'elles garantissent la diversité, qui eu non seulement le bien le plus précieux, mais aussi ce qui peut assurer à l'humanité la survie à laquelle elle aspire. Même si cette réflexion s'appuie sur le cas camerounais, elle ouvre le présent débat sur l'Afrique tout entière, telle qu'elle est traversée par le spectre de l'acculturation.
Les chercheurs du laboratoire de didactique des activités physiques et sportives de la chaire UNESCO des sciences de l'éducation pour l'Afrique centrale ont analysé un certain nombre de facteurs (diversité culturelle, le style de modélisation de la situation pédagogique, le mode de notation et d'évaluation des apprentissages...) qui influencent de façon significative le processus enseignement/apprentissage dans les activités physiques et sportives.
Le paradoxe de l'éducation pour tous dans un monde pluriel et aux pratiques éducatives diversifiées est au coeur des échanges que les chercheurs en éducation, en provenance de plusieurs pays, ont développés lors du colloque du Réseau africain francophone d'éducation comparée (RAFEC) de Yaoundé. Il s'agissait pour chacun, et à partir de sa posture, de se rendre compte que le principe et la pratique de l'éducation pour tous sont une équation à géométrie variable, qui se réalise dans le respect de la diversité, du type et du niveau de la demande sociale d'éducation. Ce débat, qui introduit l'après-2015, est dominé par la problématique de l'éducation au développement durable.