Livre truculent, truffé de merveilleuses recettes de cuisine, où la gastronomie de Follain ébauche une esthétique, donc une morale. L'attention aux moindres détails y est la même que dans ses poèmes. Un poème bien sûr n'est pas un repas, mais un repas selon Follain est un poème. Pour cette nouvelle édition, Jacques et Laurent Pourcel dialoguent et répondent à la gourmandise de Follain par des recettes inédites qui ponctuent le volume. Depuis 1988, année de l'ouverture du Jardin des Sens à Montpellier qui gagnera trois étoiles en moins d'une décennie, les frères Pourcel ont ponctué leur parcours gastronomique de quelques ouvrages remarquables qui mêlent recettes et ré?exions. Dans l'esprit du Rôti-cochon, ce livre annonce les festivités culinaires de fin d'année.
Nombre de pages
145
Date de parution
19/11/2009
Poids
395g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782851947505
Titre
A table
Auteur
Follain Jean ; Pourcel Jacques ; Nadaud Daniel
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
175
Poids
395
Date de parution
20091119
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
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C'est une sorte de "portrait de la vie" que Jean Follain peint dans Tout instant. Ce recueil de courts textes en prose se divise en trois parties : "Objets" , "Etendues" , "Allées et Venues". Il s'agit des choses, des lieux et des êtres. FolIain, mieux qu'aucun poète, sait recueillir et exprimer l'âme des objets, leurs subtiles relations avec les hommes qui les ont construits ou utilisés, et tout le poids de sentiment qu'ils portent en eux. Les lieux et les êtres étant vivants, il ne s'agit pas de les gratifier d'une vie supplémentaire, mais de chanter leur permanence, de leur retirer quelques-uns de leurs mouvements, de les ralentir en quelque sorte et de les situer dans ce grand espace de notre coeur, qui les saisit dans leur poésie à la fois éphémère et éternelle. La splendeur du langage communique à ces pages de Jean Follain une douceur poignante, une poésie large, profonde, l'une des rares de notre temps qui soit assurée de demeurer.
Dans ce recueil composé de soixante-dix-huit courts poèmes, on trouve renouvelés des thèmes chers à Jean Follain, les hommes, les animaux, les plantes, les pierres, les paysages du sol et de l'âme, les objets.Avec une extraordinaire économie de moyens, cette poésie donne le sentiment d'une extrême réalité. Quand on lit ses brèves pièces, on croit vraiment toucher les choses, toucher le temps. Jean Follain reconstruit avec les mots un univers de sons, d'odeurs, de visions dont il exprime l'essence.André Dhôtel dit de Jean Follain : «À maintes reprises, il invoque les choses lentes et y reconnaît on ne sait quel pouvoir souterrain propre à éterniser la diversité de l'univers», et il ajoute : «Finalement il lui faut chercher quelque pouvoir qui accorde cet ensemble angoissant des vies et tenir dans sa main les fils qu'une simple vision ne peut démêler».
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !