C'est une sorte de "portrait de la vie" que Jean Follain peint dans Tout instant. Ce recueil de courts textes en prose se divise en trois parties : "Objets" , "Etendues" , "Allées et Venues". Il s'agit des choses, des lieux et des êtres. FolIain, mieux qu'aucun poète, sait recueillir et exprimer l'âme des objets, leurs subtiles relations avec les hommes qui les ont construits ou utilisés, et tout le poids de sentiment qu'ils portent en eux. Les lieux et les êtres étant vivants, il ne s'agit pas de les gratifier d'une vie supplémentaire, mais de chanter leur permanence, de leur retirer quelques-uns de leurs mouvements, de les ralentir en quelque sorte et de les situer dans ce grand espace de notre coeur, qui les saisit dans leur poésie à la fois éphémère et éternelle. La splendeur du langage communique à ces pages de Jean Follain une douceur poignante, une poésie large, profonde, l'une des rares de notre temps qui soit assurée de demeurer.
Nombre de pages
112
Date de parution
11/10/1957
Poids
125g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070224319
Titre
Tout instant(poèmes en prose)
Auteur
Follain Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
125
Date de parution
19571011
Nombre de pages
112,00 €
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Dans ce recueil composé de soixante-dix-huit courts poèmes, on trouve renouvelés des thèmes chers à Jean Follain, les hommes, les animaux, les plantes, les pierres, les paysages du sol et de l'âme, les objets.Avec une extraordinaire économie de moyens, cette poésie donne le sentiment d'une extrême réalité. Quand on lit ses brèves pièces, on croit vraiment toucher les choses, toucher le temps. Jean Follain reconstruit avec les mots un univers de sons, d'odeurs, de visions dont il exprime l'essence.André Dhôtel dit de Jean Follain : «À maintes reprises, il invoque les choses lentes et y reconnaît on ne sait quel pouvoir souterrain propre à éterniser la diversité de l'univers», et il ajoute : «Finalement il lui faut chercher quelque pouvoir qui accorde cet ensemble angoissant des vies et tenir dans sa main les fils qu'une simple vision ne peut démêler».
Refuser l'illusion lyrique, vaincre par le langage commun l'angoisse de l'homme sans assise dans la durée, tel est le dessein de Jean Follain. " HenriThomas.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.