Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
Nombre de pages
140
Date de parution
11/01/2019
Poids
280g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782377920105
Titre
Astrologie poétique
Auteur
Fargue Léon-Paul ; Alechinsky Pierre
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
217
Poids
280
Date de parution
20190111
Nombre de pages
140,00 €
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Il y a des années que je rêve d'écrire un "Plan de Paris" pour personnes de tout repos, c'est-à-dire pour des promeneurs qui ont du temps à perdre et qui aiment Paris. Et il y a des années que je me promets de commencer ce voyage par un examen de mon quartier à moi, de la gare du Nord et de la gare de l'Est à la Chapelle, et non pas seulement parce que nous ne nous quittons plus depuis quelque trente-cinq ans, mais parce qu'il a une physionomie particulière, et qu'il gagne à être connu". De la Chapelle à Montmartre, du Marais à Saint-Germain-des-Prés... Une promenade littéraire nostalgique, en six arrêts, dans les pas flâneurs du "Piéton de Paris".
A l'occasion de l'exposition consacrée au photographe Roger Parry par le Jeu de Paume à l'Hôtel de Sully (Paris), du 18 septembre au 18 novembre 2007, les Editions Gallimard ont réimprimé en fac-similé, dans un format réduit, l'un des chefs-d'oeuvre de l'édition de luxe illustrée de l'entre-deux-guerres, paru en originale à leur enseigne en 1930, à l'initiative et sous la vigilance d'André Malraux. Ouvrage avant-gardiste par son recours à une illustration photographique expérimentale, associant solarisations, photogrammes, tirages négatifs et prises de vue directes, chef d'oeuvre moderniste du livre de bibliophilie, c'est une des réalisations les plus marquantes parmi les éditions de luxe publiées par la NRF de Gaston Gallimard.
Dans ce «diorama d'états d'âme», Fargue imagine la nuit des temps préhistoriques et celle de la fin du monde. Entre les deux, il revoit Paris, cet univers lui aussi fantastique, qu'il a tant aimé et dont il fut l'inoubliable Piéton.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !
C'est l'automne, un homme observe et constate la survivance d'une plante prise entre les fissures des pierres dans le parapet du pont Louis-Philippe pourtant nettoyé chaque année. Cette observation, il la partage avec un couple, Paul et Denise, qu'il suit et observe depuis longtemps. Comme si sa vie était tout entière réglée sur la leur. C'est au coeur de la plus totale dépossession - comme habituellement chez Thomas - que naîtra le sentiment emerveillé d'une présence au monde. Le temps dans une nouvelle forme diffuse y est un fragment d'éternité.