La Question de la Preuve devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Le cas Cyangugu
Fofé Djofia Malewa Jean-Pierre ; Akele Adau Pierre
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782747593618
La question cruciale dominant le traitement du dossier du génocide rwandais est celle de la preuve. L'analyse de l'affaire S.I. dans le procès Cyangugu permet de l'observer. Le débat fondamental ne se déroule pas, en effet, autour de la nécessité de sanctionner sévèrement les auteurs de ce drame sur laquelle tout le monde est d'accord, mais plutôt sur le point de savoir qui a perpétré ces crimes abominables unanimement déplorés et réprouvés. Afin que justice passe, il faut que, dans chaque cas, soit faite la démonstration de la réalité de la commission des faits criminels clairement et exhaustivement décrits dans l'acte d'accusation ; de l'imputabilité de ces faits à telle ou telles personnes bien déterminées et nommément citées ; de la confrontation de ces faits aux textes d'incrimination pour établir les qualifications légales applicables, les liens existant entre elles et les sanctions à infliger à l'accusé ou aux accusés. Il appartient au procureur de présenter ces démonstrations probantes en les soumettant aux débats contradictoires devant les juges. L'examen de l'espèce S.I. montre malheureusement que le ministère public ne s'est pas acquitté honorablement de ce devoir, probablement parce qu'il n'a pas eu une correcte perception du principe gouvernant la charge de la preuve en matière pénale. Cette vision erronée a entraîné un manque de rigueur dans la recherche des preuves convaincantes. Ce qui a débouché sur un résultat peu satisfaisant, caractérisé par l'insuffisance voire l'absence de preuve de l'existence de certains crimes.
Nombre de pages
292
Date de parution
01/01/2006
Poids
425g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747593618
Titre
La Question de la Preuve devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Le cas Cyangugu
ISBN
2747593614
Auteur
Fofé Djofia Malewa Jean-Pierre ; Akele Adau Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
425
Date de parution
20060101
Nombre de pages
292,00 €
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Quels sont les principes et règles prévus dans la législation régissant les infractions et les sanctions en RDC ? Cet ouvrage analyse les textes légaux nationaux et les instruments internationaux ratifiés par la RDC. Pour compléter l'étude, l'auteur a également examiné la jurisprudence des cours et tribunaux de ce pays, la doctrine nationale et étrangère, les travaux et rapports des commissions et colloques. Il met en lumière à la fois l'appartenance du droit pénal congolais à la famille juridique romano-germanique et les voies spécifiques que ce dernier adopte.
Les populations des pays des Grands Lacs Africains - Rwanda, Burundi, Ouganda, R.D. Congo (partie orientale) - subissent depuis longtemps des crimes pouvant être qualifiés de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, voire génocides, tous jusqu'ici largement impunis. Pour parvenir à la paix des cœurs, la paix durable, et à la stabilité, il faut que justice soit faite. La réconciliation pourra suivre. Mais il doit s'agir d'une autre justice que celle des vainqueurs, d'une justice indépendante du pouvoir politique en place, capable de rechercher et d'établir toutes les responsabilités - des premiers et seconds couteaux, y compris des pressions étrangères -, apte à poursuivre et juger tous les acteurs et à assurer l'indemnisation des victimes. La Cour Pénale Internationale, entrée en vigueur le 1er juillet 2002, semble l'instance juridique internationale appropriée. Les dispositions qui la fondent et la régissent répondent en effet aux conditions requises pour l'exercice d'une justice égale pour tous, supranationale, neutre, disposant des moyens matériels nécessaires, et favorable à la participation active des victimes aux procès. Son action doit évidemment être complétée par d'autres instances et mécanismes conçus pour connaître des crimes antérieurs à la date de sa mise en œuvre, et incluant dans leurs objectifs l'éducation et l'information des populations.
Après douze ans de fonctionnement de la Cour pénale internationale, il s'est avéré utile d'analyser et de systématiser les règles procédurales et méthodologiques gouvernant la présentation des éléments de preuve devant cette haute instance pénale. Certaines de ces règles régissent l'administration de la preuve testimoniale qui s'opère notamment au travers de l'interrogatoire principal, du contre-interrogatoire, des questions des représentants légaux des victimes et de la chambre. D'autres organisent la production de la preuve documentaire qui se réalise soit par le truchement des témoins, soit par Bar Table Motion, mécanisme permettant à une partie de verser certaines pièces directement au dossier. Toutes reposent sur le souci d'assurer l'équité et l'impartialité du procès, le respect du principe du contradictoire et de la loyauté dans les débats, et ont comme leitmotiv l'éclosion de la vérité. Pour en faciliter la compréhension, leur explication théorique est nourrie d'expériences pratiques vécues lors des audiences de la CPI et montrant comment elles sont concrètement mises en oeuvre par les différents acteurs participant à la procédure. Aussi, l'ouvrage se veut-il un outil efficace de travail pour les conseils appelés à prester devant cette Cour et une source d'enseignements pour des juristes achevés ou en formation, autant que pour toute personne ou organisme s'intéressant au déploiement et à l'évolution de la justice pénale internationale.
Cette étude décrit le fonctionnement de la justice pénale, en prenant comme champ d'observation privilégié, la R.D. Congo qui, comme la plupart des Etats francophones africains, a adopté le système d'origine romano-germanique. Sont analysées les déficiences majeures de cette justice se résumant à la double distorsion : d'une part, entre certaines normes et les réalités socioculturelles et géographico-économiques ; d'autre part, entre la réponse pénale aux infractions et la mentalité des justiciables. D'où la défiance de ces derniers et leur recours aux modes de régulation des conflits qui s'inscrivent dans la "zone de persistance" des traditions. Ce constat conduit l'auteur à préconiser, pour le traitement de la délinquance ordinaire, une "politique criminelle participative à dominante victimocentrée (PCPDV)" visant à encourager la résolution du litige victime/auteur de l'infraction par la reconnaissance des droits de chacun, la promotion du dialogue-conciliation entre les deux parties, le replacement de la "réparation" au coeur de la justice et l'organisation de la prévention autour de la protection et de l'éducation des victimes potentielles. Politique qui se recentre ainsi sur la personne humaine, rétablit l'équilibre de la balance et réalise une symbiose de la tradition africaine avec la modernité universelle. Cette même "zone de persistance" se retrouve ailleurs en Afrique mais également, sous d'autres aspects, en Occident (USA, Canada, France, Italie), comme le démontrent les études criminologiques rapportées par l'auteur. Dès lors, questionne la préfacière, "cette zone de persistance n'est-elle pas simplement humaine ? "
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...