L'armature du développement en Afrique. Industries, transports et communication
Fodouop Kengne ; Tape Bidi Jean
KARTHALA
24,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811103705
Les infrastructures de transport et de communication jouent un rôle déterminant dans le développement des pays. Leur importance dans l'aménagement de l'espace et dans l'animation de l'économie aux échelles locale, régionale, nationale et internationale, s'avère cruciale. Elles facilitent le transfert des matières premières et des produits finis vers les zones de transformation et d'utilisation, de même que le déplacement des hommes des lieux de résidence vers ceux de production et d'échange. Comme telles, elles sont des facteurs générateurs de richesses. De leur côté, les technologies de la communication soutiennent le développement, en libérant des contraintes géographiques, les industries, les établissements de commerce, les salles de rédaction des médias, les institutions de formation scolaire et universitaire, en réduisant de même les distances et en faisant abstraction des frontières. Elles favorisent l'instruction et aident à la diffusion des savoirs et des innovations, voire des conseils médicaux et agricoles, au bénéfice d'un plus grand nombre d'individus autrefois isolés. Il n'y a donc pas meilleure thématique que les rapports entre les transports, les communications, les industries et le développement en Afrique pour inciter les géographes d'Afrique de l'Ouest et du Centre à produire une réflexion collective sur le sujet. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage ne proposent pas une vision complète sur la thématique en question, mais elles en éclairent des aspects parmi les plus significatifs.
Nombre de pages
258
Date de parution
25/05/2010
Poids
430g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811103705
Auteur
Fodouop Kengne ; Tape Bidi Jean
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20100525
Nombre de pages
258,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Situé entre le Nigeria à l'ouest, la République centrafricaine à l'est, le Tchad au nord-est, le Congo Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale au sud et l'océan Atlantique au sud-ouest, le Cameroun se trouve être, sur plusieurs plans, un pays exceptionnel en Afrique. En effet, au fil des années, il s'est forgé une série de marques propres qui le distinguent nettement des autres pays du continent africain et qui fondent, pour ainsi dire, son exception plurielle. Celle-ci relève du milieu biophysique, du statut colonial et du processus de décolonisation du Cameroun, mais aussi de ses paysages démographique, social et linguistique. Elle relève aussi de son armature urbaine et de ses relations internationales. Elle relève enfin de son palmarès en football de compétition et de son expérience démocratique. Ce livre vise donc à fournir une solide base d'analyse pour mieux appréhender et comprendre ce pays. Les 13 textes qui le composent ont été établis avec objectivité et une grande rigueur scientifique, par 14 auteurs issus de 8 horizons disciplinaires: la géographie, l'histoire, la sociologie, la démographie, la géopolitique, les sciences du langage, celles de l'information et celles de la communication.
Apparu au Cameroun dans les premières années du protectorat franco-britannique sur ce pays, le marché de la friperie vestimentaire n'a cessé de s'y développer, en dépit de l'attitude ambiguë du Gouvernement et de l'hostilité d'une partie de la population à son égard. Une fois la frontière franchie, les vêtements d'occasion que les entreprises d'importation acquièrent à peu de frais, généralement en Europe Occidentale et en Amérique du Nord, y sont vendus à travers des circuits commerciaux complexes et pas toujours pavés de bonnes intentions. A l'heure actuelle, le marché de la friperie vestimentaire y mobilise une foule nombreuse et diversifiée d'agents économiques à qui il fournit un emploi, donc un moyen de vivre. En outre, il y met à la disposition de l'écrasante majorité des ruraux et des citadins, une gamme étendue de vêtements à des prix qui correspondent à leurs possibilités financières. C'est dire qu'une suppression du marché de la friperie vestimentaire comme certaines voix le réclament depuis plusieurs années, y aurait des conséquences désastreuses pour des millions d'individus.
Le développement est au coeur des discours des gouvernements et des institutions internationales en Afrique. Après les espoirs envolés des années 1960 et 1970, dites justement du "développement", le virage libéral des plans d'ajustement structurel dans les années 1980 et 1990, et alors que les pays émergents prennent une place importante sur la scène internationale, "développer" reste d'actualité dans la plupart des pays d'Afrique. C'est dire si cet ouvrage aborde un sujet fondamental. Le Cameroun est un pays doté de multiples atouts naturels et humains favorables à son développement. Exploités et utilisés à bon escient, ces atouts en feraient un pays qui pourrait garantir à ses habitants de meilleures conditions de nutrition, de logement, de déplacement, d'éducation, de santé et de loisirs. Mais, plus de cinquante ans après son accession à l'indépendance politique, le Cameroun réunit encore les caractéristiques d'un pays sous-développé. Si certaines des causes de cette situation relèvent du contexte international, les plus nombreuses et les plus dommageables sont d'origine interne. Il faudra recourir à des stratégies hardies pour les surmonter, faute de quoi le projet du gouvernement en place de faire du Cameroun un pays émergent à l'horizon 2035 ne se traduira pas dans les faits. Le Cameroun accédera à un véritable développement si ses dirigeants politiques et ses citoyens renoncent au tribalisme et privilégient l'intérêt général, si l'Etat applique les règles de droit et de justice, instaure la reconnaissance du mérite, l'égalité des chances pour tous et la démocratie conduisant à l'alternance au pouvoir politique et associe le peuple à la mise en oeuvre des projets qui engagent son avenir, si les intellectuels camerounais de l'intérieur s'impliquent résolument dans la lutte contre les multiples maux dont souffre leur pays, et si la diversité ethnique y devient un facteur d'entraide et de partage et non de division.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.