L'ouvrage du philosophe et psychologue suisse Théodore Flournoy (1854-1920) est une sorte de commentaire, de développement à la portée de tous concernant la question des rapports entre le cerveau et l'esprit. Il montre que la psychologie doit renoncer à toutes les discussions métaphysiques si elle veut s'émanciper en tant que science car elle ne retirerait aucun profit à chercher à analyser comment l'âme agit sur le corps et le corps sur l'âme. Flournoy montre que la psychologie scientifique s'appuie sur le principe de parallélisme psychophysique qui doit l'empêcher de tomber dans les abîmes de la métaphysique. Le principe de parallélisme psychophysique consiste dans l'affirmation que tout phénomène psychique a un concomitant physique déterminé, l'inverse n'est point supposé. L'objectif de la psychologie est donc de découvrir les lois du parallélisme en s'appuyant sur les observations psychologiques et sur les données physiologiques. A ce principe de parallélisme est attaché l'axiome d'hétérogénéité selon lequel le corps et l'esprit, la conscience et le mouvement moléculaire cérébral, le fait psychique et le fait physique, tout en étant simultanés, sont disparates et irréductibles. Ce dualisme psychophysique s'en tient à la reconnaissance de deux catégories de phénomènes et ne s'inquiète pas des diverses hypothèses métaphysiques sur l'union de l'âme et du corps. En examinant justement les différentes solutions qu'on a tâché de donner de l'union des phénomènes psychiques et physiques (spiritualisme, matérialisme, phénoménisme, monisme), il en montre les faiblesses. Sa critique est souvent juste, presque toujours vive, nette et précise. Nous reproduisons ici en fac simile l'édition originale (1890) du livre de Flournoy : Métaphysique et psychologie. Seule la lecture de ce petit ouvrage peut rendre hommage à son exceptionnelle qualité. On n'a jamais vu des questions si obscures traitées d'une façon si lumineuse. Il est vrai que la lecture de ce livre constitue un véritable stimulant pour l'esprit que l'on peut continuer par celle des écrits de Bergson et de Binet avant d'aborder des auteurs plus récents qui se sont intéressés au thème des rapports entre le cerveau et l'esprit. Ce livre s'adresse aux philosophes, aux psychologues, aux savants et aux étudiants intéressés par la question des rapports entre le cerveau et l'esprit et qui recherchent un petit livre clair sur le sujet.
Nombre de pages
133
Date de parution
01/11/2005
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747594196
Titre
Métaphysique et psychologie (1890)
ISBN
274759419X
Auteur
Flournoy Théodore ; Nicolas Serge
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20051101
Nombre de pages
133,00 €
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Cet ouvrage, le plus connu de Théodore Flournoy (1854-1920), est l'étude du cas de Mlle Smith, medium sujet à des troubles somnambuliques surprenants, au cours desquels se produisent les phénomènes suivants : révélations sur la planète Mars (paysages, langue) et dédoublement de la personnalité (incarnations diverses, Marie-Antoinette aussi bien que certaines personnes de son entourage). Il substitue aux explications par le supranormal une analyse rationnelle soulignant le rôle prépondérant de l'imagination inconsciente.
Biographie de l'auteur Né à Genève, le psychanalyste Olivier Flournoy a présidé la Société suisse de psychanalyse. Il a notamment publié : Le temps d'une psychanalyse (Belfond, 1979) et Un désirable désir (PUF, 2003).
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père. Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là. Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...