Cette recherche entreprise par une équipe pluridisciplinaire et internationale permet d'appréhender la famille et ses questionnements juridiques par le prisme du cinéma, et ce dans une perspective interdisciplinaire, encore relativement rare dans le domaine juridique. Nous avons, par un processus de visionnage, sans a priori, mais avec une analyse multi critères (juridique, historique, esthétique, littéraire, philosophique, sociologique...), articulé les éléments du droit de la famille et des films d'époque et de genres différents, faisant écho aux savoirs exogènes de la science juridique. Ce processus inductif nous a permis d'aborder les différentes questions juridiques soulevées en droit de la famille dans une approche comparable à celle du droit comparé, mais appliquée au cinéma. Ainsi d'un même thème juridique présent dans des uvres cinématographiques, des auteurs ont posé des regards différents, quoique complémentaires, sur la famille. Nous nous sommes interrogés sur les multiples typologies de la famille. Plusieurs thématiques ont été explorées comme celles du mariage, du divorce, des familles en crise, de la filiation, de la figure du père, de l'absence de famille ou encore des communautés comme familles de substitution. Dans tous ces films, des éléments juridiques apparaissent en filigrane, même si, tout comme en droit, la famille toujours évoquée n'est jamais clairement définie. Les contributions de cette recherche, ainsi que les images qui y sont associées, permettent d'illustrer cette diversité et de relativiser l'ampleur d'une hypothétique crise de la famille, l'histoire, le droit et le cinéma nous en révélant sa mutation institutionnelle permanente.
Nombre de pages
580
Date de parution
11/05/2016
Poids
935g
Largeur
160mm
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EAN
9782849342299
Titre
La famille au cinéma. Regards juridiques et esthétiques
Édification, entretien et usage, en dur ou provisoires : les lieux de culte posent de nombreux problèmes juridiques. Des éclaircissements et un guide pratique sont nécessaires. Ces édifices font en effet l'objet d'une demande sociale de la part des nouveaux mouvements religieux, alors que pour les cultes traditionnels, dont le culte catholique, leur nombre est souvent très important. Cette attente sociale se double d'un certain nombre de problèmes juridiques, tels ceux de l'affectation ou de leur utilisation culturelle. Cet ouvrage a aussi le mérite de contribuer à la connaissance du droit séculier applicable aux religions en France en présentant de façon didactique les régimes du culte en vigueur sur le territoire métropolitain, qu'il s'agisse du régime de séparation issu de la loi du 9 décembre 1905 ou du régime concordataire en Alsace-Moselle. Cette présentation s'accompagne d'une réflexion plus générale sur les évolutions possibles du régime des cultes eu égard aux modifications du paysage religieux français et au contexte européen dans lequel la France s'insère tout en se singularisant des autres pays. Ce livre est indispensable pour les communautés paroissiales, mais aussi pour les administrations et collectivités locales (municipalités, départements, régions).
Qu'il soit vécu comme libérateur ou contraignant, le travail est omniprésent dans nos sociétés alors même qu'il peut y être insuffisant voire absent. Cet ouvrage a pour objectif de mesurer la portée à la fois cinématographique et juridique du travail. En effet, le cinéma n'hésite pas à se saisir du travail pour en révéler la diversité - travail agricole, industriel, tertiaire -, la complexité et la violence. Par le truchement de la caméra, le 7e art s'empare du travail en nous faisant passer de la comédie au thriller ou encore du documentaire au film de guerre. Le contrat de travail, symbole de la relation nouée entre le salarié et l'employeur, rappelle la dimension juridique du travail. Celui-ci s'inscrit en effet dans un ensemble de règles à la fois contraignantes et protectrices dont la représentation est un défi pour le cinéma. Embauche, licenciement, conflits du travail constituent donc le moyen pour celui-ci d'évoquer le droit social. Mais le cinéma repousse aussi les frontières de ce dernier, nous invitant à voir dans " le contrat du tueur un contrat de travail comme les autres ". Miroir de la société qu'il capture, le cinéma apparaît comme le révélateur du contexte politique et idéologique dans lequel s'inscrivent les réalisateurs. Qu'il se fasse dénonciateur de l'inhumanité du travail ou qu'il soit porteur d'espoir, le cinéma dévoile les évolutions du travail et du droit. Ainsi, le travail, tant à l'écran qu'en coulisses, fait du cinéma un instrument de recherche en droit social.
Luget Agnès de ; Flores-Lonjou Magalie ; Giudicell
L'enfant, être par définition innocent et fragile, fascine tant le monde littéraire et cinématographique que l'univers juridique. Nos recherches tendent dès lors, à concentrer le regard sur l'apport mutuel du cinéma et du droit à la thématique de l'enfant. L'enfant, promesse d'avenir, adulte en devenir, suscite une protection adaptée à ses caractéristiques intrinsèques. L'image de l'enfant a alors souvent laissé place, dans les consciences collectives, à une représentation iconique et sacrée de l'enfant. Toutefois, le 7e art a su dépasser cette représentation sage et innocente d'un être vulnérable. Derrière les traits angéliques d'adorables bambins, se profilent aussi des êtres maléfiques et pervers envers lesquels la société a un devoir de protection. En cela, le cinéma se veut également le témoin d'une société en souffrance, impuissante au regard d'enfants qui par nature appelaient sa protection. De fait, le cinéma, en portant la figure, puis la parole de l'enfant à l'écran, ancre la place du mineur au coeur de nos sociétés. Les nombreux paradoxes qui entourent l'enfant dessinent un statut de l'enfant qui se révèle à travers les filmographies, françaises et étrangères. Si le cinéma ne peut confirmer l'existence d'un profil universel de l'enfant tant les spécificités nationales demeurent prégnantes, il n'en demeure pas moins qu'à l'instar du droit, le 7e art met en relief la dualité du statut juridique de l'enfant et le déplacement du curseur de l'enfant à protéger vers l'adulte en devenir, titulaire de droits propres. L'ouvrage augure ainsi d'une richesse thématique et d'une variété d'oeuvres étudiées qui décryptent l'enfant dans tous ses états.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).