L'écologisme se distingue tout d'abord de l'environnementalisme, au sens où il se soucie de changer la société et pas seulement de défendre la nature ou une partie de la nature (le vivant, le sauvage etc.). C'est ensuite une anthropologie : celle d'un vivant parmi les autres, évoluant avec eux dans l'histoire, dans une relation de dépendance mutuelle, en transformant perpétuellement son milieu , mais un vivant politique, qui engage une relation spéculaire avec le monde et ses habitants. Deux valeurs ressortent : l'autonomie, qui se comprend en de multiples sens mais toujours comme capacité de se donner à soi-même ses propres règles, et la solidarité, volontiers globale, planétaire - " penser global, agir local ". L'écologisme, c'est aussi des politiques : déplacement, éducation, santé, qualité du débat public, représentation et justice, alimentation et rapport aux milieux, travail, énergie, villes, défense, industrie, migrations, solidarité internationale, déchets, sports et discriminations. L'écologisme, c'est aussi une diversité de stratégies et de tactiques, adossées aux minorités actives : associations, collectivités territoriales, entreprises, syndicats ou encore mouvements sociaux. Du petit geste à la désobéissance civile, elles sont plus ou moins radicales suivant les courants, puisque l'écologisme se diffracte en de nombreuses ramifications et prises de position. Alors que le débat sur l'écologie politique est profus, cet ouvrage nous offre un panorama sur ce courant politique dont tant de personnes se réclament.
Nombre de pages
96
Date de parution
20/11/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782385193683
Auteur
Flipo Fabrice
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Date de parution
20261120
Nombre de pages
96,00 €
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L'enjeu de l'écologie n'est plus simplement d'actualité, il est urgent. Le climat change, les ressources s'épuisent, et plus le temps passe plus les sombres prédictions faites par le Club de Rome dans les années 1970 se vérifient. En conséquence, la question rencontre de plus en plus d'intérêt. Les thèses sont nombreuses, et à les lire, on ne peut se départir d'une impression de flou, voire d'éparpillement ou de contradiction. L'écologie politique est-elle progressiste ? Est-elle réactionnaire ? Est-elle libertaire ou autoritaire ? S'agit-il d'une nouvelle religion ? S'agit-il du nouveau conflit central ? En partant des questions clé qui ont orienté les débats autour de l'écologisme depuis son apparition dans les années 1960, Fabrice Flipo organise la discussion et relie les fils épars de l'analyse empirique et théorique. Il nous montre que l'écologie politique se définit non par la protection de l'environnement mais par une remise en cause de l'universalité du mode de vie moderne. L'écologisme est ainsi un mouvement d'emblée global, qui renverse les cadres établis de la politique.
Le mythe de l'immatérialité du numérique est enfin en train de s'effondrer. Il s'avère que ce secteur est le plus mauvais élève de tous, notamment sur le plan des émissions de gaz à effet de serre ? : pire que l'aviation, à tous points de vue. Mais de quoi parle-t-on exactement ?? Et quelles en sont les conséquences ?? En s'appuyant sur une étude exhaustive des rapports scientifiques sur le sujet, Fabrice Flipo définit avec précision les enjeux de la numérisation du monde et ses implications écologiques -? énergétiques, climatiques et matérielles. Il rapproche le numérique de la logistique et explique ce qu'il faut comprendre lorsqu'il est question de "? plateformes ? ". Il décrit comment les modes de vie ont évolué, sous la pression conjointe des entreprises et de l'Etat. Les consommateurs sont manipulés, canalisés vers des besoins qu'ils n'avaient pas, au nom du progrès et de la compétitivité. Il esquisse également une théorie nouvelle du changement social et politique. Renvoyant dos à dos "? petits gestes ? " et "? révolution ? ", il montre que tout se joue, dans le numérique comme ailleurs, dans l'affrontement entre réseaux de différentes natures.
Cet ouvrage expose les différents points de vue sur le développement durable. Il propose un état des lieux des conséquences du progrès et délimite les contours du développement durable dans l'ensemble des sphères économiques, sociales et politiques. La présence de citations et de documents permet d'expliciter les points débattus. Une conclusion élargit le débat en anticipant sur l'évolution future du thème, les rapports de force et la tendance.
La crise démocratique contemporaine (absentions, critique des élites etc.) demande sans doute de clarifier certains grands repères. L'idée de cette nouveauté de Fabrice Flipo est de permettre aux lecteurs de comprendre les valeurs et les positions des différents partis politiques dans une perspective plus large en se fondant sur les auteurs classiques de philosophie politique et sociologie politique, et d'éclairer les débats politiques actuels. L'ouvrage est structuré en chapitres qui recouvrent des questions générales fréquemment posées dans la société. On donnera aussi des exemples illustratifs, qui pourront être tirés d'autres contextes culturels, notamment de l'Inde ou l'Amérique latine.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...