Oui ! Il y eut des royalistes dans la Résistance ! On cite volontiers Jacques Renouvin, le colonel Rémy, Guillain de Bénouville, Honoré d'Estienne d'Orves... Mais on oublie souvent deux maréchaux de la France libre (de Lattre de Tassigny et Leclerc de Hauteclocque), l'un des premiers FFI envoyé en France occupée (Saint-Jacques), le premier émissaire d'un réseau de résistance vers Londres (abbé de Dartein)... On ne se souvient pas que l'un des premiers Français à s'opposer à Pétain fut le duc de Choiseul Praslin et que, parmi les 80 députés qui refusèrent les pleins pouvoirs au tandem Laval/Pétain. Chambrun et Moustier étaient plutôt de tradition royaliste. On oublie, volontairement ou non, la part que les royalistes ont prise dans les combats de la Libération et dans le débarquement en Algérie. Sans disputer l'importance des autres écoles de pensée de la Résistance (démocrate-chrétienne, socialiste ou communiste), cette enquête, riche en documents, met pour la première fois en lumière l'action de ces royalistes qui ont affronté Pétain, Laval et les nazis.
Nombre de pages
514
Date de parution
04/04/2000
Poids
655g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782080678096
Titre
Des royalistes dans la Résistance
Auteur
Fleutot François-Marin
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
655
Date de parution
20000404
Nombre de pages
514,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La France fut peut-être « la fille aînée de l'Église », mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants. Entre le xe et le xviiie siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous - même saint Louis ! - se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades. C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays. C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que raconte ici François-Marin Fleutot, avec une érudition époustouflante.Né en 1950 à Paris, François-Marin Fleutot est éditeur, historien, essayiste. Il a écrit une dizaine d'ouvrages (notamment Les Royalistes dans la résistance, en 2000), où transparaît chaque fois sa passion pour l'histoire de France.
Action directe fut le premier nom des groupes francs entrés en résistance à l'automne 1940. Ces amateurs comptaient dans leurs rangs quelques royalistes, quelques juifs et quelques métis, tous appelés à mourir. C'est la gloire de ces héros de la liberté que ressuscite cette épopée flamboyante. Entre 1940 et 1944, à Montpellier, sous l'impulsion de Jacques Renouvin, de jeunes gens, démocrates-chrétiens, royalistes, progressistes athées, décident de s'engager pour la France. Sous les regards des collabos, ils disent " Non ! " les premiers. Ce livre d'histoire et de bravoure raconte leurs combats contre les nazis. François-Marin Fleutot nous entraîne au fil des pages dans ce qui fut l'honneur de la France, et dans la redécouverte d'une page essentielle de l'histoire de notre pays. Il raconte comme personne ces exploits héroïques, révélant les doutes, les hésitations, les décisions de ces hommes qui devinrent des professionnels de la Résistance, et qui s'organisèrent en groupes francs d'action directe dans toute la zone sud (Montpellier, Clermont-Ferrand, Nice, Marseille, Toulouse, Brives). Jusqu'à l'arrestation de leur chef en 1943... Les arrestations et les déportations pleuvent alors sur ses camarades de lutte. Jacques Renouvin décède à Mauthausen en 1944. Ce livre est leur mausolée de papier.
Voter Pétain, ce fut, pour 569 députés et sénateurs élus de 1932 à 1939, donner les pleins pouvoirs à un maréchal héros de guerre de 84 ans, le 10 juillet 1940. Voter Pétain, ce fut, pour 294 élus du Front populaire (socialistes, communistes, radicaux-socialistes et divers gauches) et 275 élus de droite (radicaux, libéraux et conservateurs), approuver massivement le projet présenté par Pierre Laval (ministre néo-socialiste). Seulement 80 de leurs collègues votèrent non. Qui furent ces hommes, que devinrent-ils ? De cette période d'une complexité absolue, dans laquelle les valeurs et les grilles de lectures habituelles furent retournées, et où gauche et droite se mélangèrent et se renièrent au sein d'une succession de désordres et de hasards, François-Marin Fleutot offre ici une approche nouvelle à la lumière d'une analyse scrupuleuse de l'attitude des élus pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ballottée entre interventionnisme étatique et pression du marché, entre idéologie collectiviste et idéologie libérale, entre marchés nationaux et mondialisation, accusée de tous les maux puis montée au pinacle, l'entreprise a su résister à toutes ces tempêtes. Cet ouvrage permet de comprendre comment elle est ressortie du XXe siècle profondément modifiée. D'une organisation taylorienne rigide, l'entreprise s'est flexibilisée et orientée vers une dimension humaine plus marquée, elle s'est transformée en une nébuleuse sociale où les acteurs et les institutions entretiennent des relations complexes. D'une affaire de société, l'entreprise est également devenue une affaire de politique. Enfin, cet ouvrage souhaite apporter des éléments de réflexion pour entrevoir les changements futurs dans l'entreprise, sans négliger les incertitudes pesant sur l'avenir de celle-ci.