La communauté haïtienne de France. Dix ans d'histoire 1991-2001
Fleurimond Wiener Kerns ; Sauray Eric
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782747550437
Le but de ce livre est de rassembler quelques faits marquants de la vie des Haïtiens de France. Si, depuis des lustres, il y a toujours eu des Haïtiens en France, et à Paris en particulier, la notion de " communauté haïtienne " ne disait rien à personne, à commencer par les Haïtiens eux-mêmes. Dans ce livre, vous ne trouverez pas d'analyses sociologiques et sémantiques sur les Haïtiens de France. Je ne cherche pas non plus à savoir les raisons ou non de la réussite de telle ou telle catégorie. Il s'agit ici de souligner l'apport des Haïtiens de France et principalement de la région parisienne à travers les diverses activités qu'ils ont menées sur une période déterminée. Comme vous le constaterez plus loin, la communauté haïtienne, en dépit de son éloignement de la scène politique nationale haïtienne, vit au jour le jour, l'évolution de la situation politique, économique et sociale d'Haïti. Elle participe pleinement et activement à la bataille pour l'instauration de la démocratie sur la terre de Toussaint, de Dessalines. de Pétion et d'autres. Ce livre est un " Verbatim ", une sorte de journal retraçant fidèlement un pan entier de la vie de la communauté haïtienne, qui ne se différencie guère de celle de nos compatriotes vivant en Haïti. Dans les textes constituant cette rétrospective d'une décennie de vie communautaire, on trouvera les mêmes intrigues, les mêmes luttes pour le leadership, les mêmes coups bas pour le pouvoir, fût-il imaginaire, sans oublier malgré tout, la fraternité et la solidarité qui les unissent. On découvrira aussi que l'Haïtien est un éternel optimiste, qui ne doute jamais qu'Haïti finira par sortir du gouffre.
Nombre de pages
326
Date de parution
01/11/2003
Poids
590g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747550437
Titre
La communauté haïtienne de France. Dix ans d'histoire 1991-2001
ISBN
2747550435
Auteur
Fleurimond Wiener Kerns ; Sauray Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
590
Date de parution
20031101
Nombre de pages
326,00 €
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La transition post Jovenel Moïse, marquée par la gestion calamiteuse du Premier ministre Ariel Henry, représente un chapitre à la fois complexe et révélateur de l'histoire contemporaine d'Haïti. Après trois années de gouvernance, durant lesquelles les attentes de la population se sont souvent heurtées à la dure réalité d'une crise multidimensionnelle, la chute d'Ariel Henry en mars 2024 s'est opérée dans des circonstances particulièrement humiliantes. Contraint par Washington de jeter l'éponge depuis l'extérieur face à une montée en puissance des tensions politiques, sociales, marquées par des révoltes populaires et des attaques directes des gangs armés contre les institutions de l'Etat, l'ex-Premier ministre devient malgré lui une victime collatérale de la transition. Pour comprendre l'échec de cette séquence historique de la transition, Wiener Kerns Fleurimond a recours à un robuste appareillage théorique et à des témoignages de terrain qui attestent de la rigueur scientifique de l'analyse. Ce livre est à la fois un diagnostic et une radioscopie du cas unique haïtien.
Si notre premier objectif est de rapporter ce qui s'est passé dans le domaine politique en Haïti pendant cette période précise, le second objectif est aussi d'analyser les causes ayant conduit le pays, plus de deux siècles après son indépendance, à ce chaos politique et institutionnel, jusqu'à provoquer une seconde occupation étrangère du sol national en février 2004, l'année de la commémoration du Bicentenaire de l'homme haïtien. Jamais des Haïtiens ne s'étaient opposés si profondément, non pas sur des principes mais uniquement sur des questions de personne. Beaucoup de mensonges, de contre-vérités, ont été colportés afin d'enrichir et d'alimenter ces six années de ce que nous appelons "crise absolue" tant la haine, la rancoeur, l'incompréhension, la passion, l'irrationnel étaient au coeur des protagonistes qui étaient prêts à tout, quitte à vendre leur âme pour ne pas céder devant l'autre. Cet ouvrage, nous l'avons écrit afin qu'il serve d'exemple à la génération future.
La crise politique n'est pas nouvelle en Haïti. Mais celle quiavait pris naissance avec les élections de mai 2000 a détruit,en l'espace de six ans, c'est-à-dire jusqu'en 2006, la quasi-totalité du système fonctionnel de l'Etat haïtien qui,aujourd'hui encore, tente sa survie en tant qu'Etat, grâce ausoutien de la Communauté internationale et particulièrementdes Etats de l'Amérique latine et des Caraïbes à travers laMINUSTAH. Dans ce second tome, nous avons tenté, faits àl'appui, de mettre les acteurs devant leurs contradictions etleurs responsabilités face à l'Histoire. Vite débordés parl'anarchie et le chaos politique et institutionnel dans lesquelsse trouvait le pays, les technocrates au pouvoir se sontretrouvés impuissants face à l'ampleur de la charge d'unhéritage qu'ils pensaient être de tout repos. Le but de cetouvrage reste le même que celui du premier tome, sous-titréLa chute d'Aristide: rendre compte le plus fidèlementpossible, avec l'honnêteté et l'objectivité qui nouscaractérisent, de ce qui s'est passé politiquement en Haïti entreles années 2004 et 2005.
Ni le consensus politique obtenu par le départ du présidentJean-Bertrand Aristide (tome I), ni l'arrivée de Gérard Latortueà la tête d'un gouvernement de technocrates (tome II), ni,enfin, l'armada militaire de la Communauté internationale(Minustah) n'ont apporté au pays cette paix des braves et lastabilité politique et sociale tant recherchée. En fait, Haïti resteconfinée dans son cercle vicieux: pauvreté, instabilité,insécurité, violence politique, mauvaise gouvernance. Bref,tous les maux pour lesquels le renversement du pouvoirLavalas était devenu nécessaire, voire urgent, en 2004 auxyeux de ses opposants. Cette somme de textes et de documentsrassemblés en trois tomes, sous le titre original de Haïti de lacrise à l'occupation. Histoire d'un chaos, est écrite dansl'unique but de restituer ce pan de l'histoire nationale à lagénération suivante.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...