Haïti, de Michel Martelly à Jovenel Moïse. Tome 2, Une tumultueuse saga électorale (2014-2017)
Fleurimond Wiener Kerns ; Nési Jacques
L'HARMATTAN
49,00 €
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EAN :9782343148779
Depuis François Duvalier en 1971, Michel Martelly, quoique sans expérience réussit là où ses prédécesseurs ont échoué : désigner son successeur, placer l'homme qu'il a choisi, au Palais national, sans doute pour faciliter son retour au pouvoir. Et cette aspiration bien comprise par l'opposition, complétée par sa faible intériorisation des codes du pouvoir en Haiti, lui attire les foudres : départ forcé de son Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, mobilisation en vue de sa démission, affaiblissement institutionnel, coups bas et chausse-trappes. C'est une conjoncture très mouvementée, sevrée de l'arbitrage de l'armée, qu'on découvre dans la longue tradition politique des fins de règne aux relents guerriers. L'auteur produit dans cet ouvrage une analyse documentée sur l'histoire électorale des années 2014 à 2017, marquées par les péripéties du Conseil Electoral Provisoire (CEP). Il nous livre aussi, un récit précis et rythmé d'une période haletante, émouvante, obscure de l'histoire politique d'Haïti ouverte à toutes les figures choyées ou détestées. En ce sens, l'entreprise de Wiener Kerns Fleurimond correspond à une esquisse d'une sociologie électorale qui se veut exhaustive. Il dresse sans concession le profil de tous les acteurs : le "Core Group", l'exécutif haïtien, le Parlement, les candidats aux élections présidentielles et législatives, les membres du Conseil Electoral Provisoire, etc. Aucun registre de ce processus électoral n'est écarté. L'étude pousse ses observations et tente de comprendre les pathologies de la démocratie électorale en Haïti.
Nombre de pages
513
Date de parution
20/11/2019
Poids
810g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343148779
Titre
Haïti, de Michel Martelly à Jovenel Moïse. Tome 2, Une tumultueuse saga électorale (2014-2017)
Auteur
Fleurimond Wiener Kerns ; Nési Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
810
Date de parution
20191120
Nombre de pages
513,00 €
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La transition post Jovenel Moïse, marquée par la gestion calamiteuse du Premier ministre Ariel Henry, représente un chapitre à la fois complexe et révélateur de l'histoire contemporaine d'Haïti. Après trois années de gouvernance, durant lesquelles les attentes de la population se sont souvent heurtées à la dure réalité d'une crise multidimensionnelle, la chute d'Ariel Henry en mars 2024 s'est opérée dans des circonstances particulièrement humiliantes. Contraint par Washington de jeter l'éponge depuis l'extérieur face à une montée en puissance des tensions politiques, sociales, marquées par des révoltes populaires et des attaques directes des gangs armés contre les institutions de l'Etat, l'ex-Premier ministre devient malgré lui une victime collatérale de la transition. Pour comprendre l'échec de cette séquence historique de la transition, Wiener Kerns Fleurimond a recours à un robuste appareillage théorique et à des témoignages de terrain qui attestent de la rigueur scientifique de l'analyse. Ce livre est à la fois un diagnostic et une radioscopie du cas unique haïtien.
Si notre premier objectif est de rapporter ce qui s'est passé dans le domaine politique en Haïti pendant cette période précise, le second objectif est aussi d'analyser les causes ayant conduit le pays, plus de deux siècles après son indépendance, à ce chaos politique et institutionnel, jusqu'à provoquer une seconde occupation étrangère du sol national en février 2004, l'année de la commémoration du Bicentenaire de l'homme haïtien. Jamais des Haïtiens ne s'étaient opposés si profondément, non pas sur des principes mais uniquement sur des questions de personne. Beaucoup de mensonges, de contre-vérités, ont été colportés afin d'enrichir et d'alimenter ces six années de ce que nous appelons "crise absolue" tant la haine, la rancoeur, l'incompréhension, la passion, l'irrationnel étaient au coeur des protagonistes qui étaient prêts à tout, quitte à vendre leur âme pour ne pas céder devant l'autre. Cet ouvrage, nous l'avons écrit afin qu'il serve d'exemple à la génération future.
La crise politique n'est pas nouvelle en Haïti. Mais celle quiavait pris naissance avec les élections de mai 2000 a détruit,en l'espace de six ans, c'est-à-dire jusqu'en 2006, la quasi-totalité du système fonctionnel de l'Etat haïtien qui,aujourd'hui encore, tente sa survie en tant qu'Etat, grâce ausoutien de la Communauté internationale et particulièrementdes Etats de l'Amérique latine et des Caraïbes à travers laMINUSTAH. Dans ce second tome, nous avons tenté, faits àl'appui, de mettre les acteurs devant leurs contradictions etleurs responsabilités face à l'Histoire. Vite débordés parl'anarchie et le chaos politique et institutionnel dans lesquelsse trouvait le pays, les technocrates au pouvoir se sontretrouvés impuissants face à l'ampleur de la charge d'unhéritage qu'ils pensaient être de tout repos. Le but de cetouvrage reste le même que celui du premier tome, sous-titréLa chute d'Aristide: rendre compte le plus fidèlementpossible, avec l'honnêteté et l'objectivité qui nouscaractérisent, de ce qui s'est passé politiquement en Haïti entreles années 2004 et 2005.
Ni le consensus politique obtenu par le départ du présidentJean-Bertrand Aristide (tome I), ni l'arrivée de Gérard Latortueà la tête d'un gouvernement de technocrates (tome II), ni,enfin, l'armada militaire de la Communauté internationale(Minustah) n'ont apporté au pays cette paix des braves et lastabilité politique et sociale tant recherchée. En fait, Haïti resteconfinée dans son cercle vicieux: pauvreté, instabilité,insécurité, violence politique, mauvaise gouvernance. Bref,tous les maux pour lesquels le renversement du pouvoirLavalas était devenu nécessaire, voire urgent, en 2004 auxyeux de ses opposants. Cette somme de textes et de documentsrassemblés en trois tomes, sous le titre original de Haïti de lacrise à l'occupation. Histoire d'un chaos, est écrite dansl'unique but de restituer ce pan de l'histoire nationale à lagénération suivante.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...