Marcel Légaut (1900-1990) a été l'un des grands spirituels du XXe siècle. Sa rencontre et ses livres ont profondément marqué des générations d'hommes et de chrétiens en recherche de leur propre humanité et d'une vie chrétienne adulte. Ceux-ci ont trouvé auprès de lui souffle et nourriture pour inventer leur voie personnelle en expérimentant une liberté exigeante. C'est que le témoignage de son existence, patiemment mûrie à travers une série de choix qui se sont imposés à lui, inspirés par son souci constant d'authenticité, rejoignait les aspirations intérieures de ses interlocuteurs et lecteurs. Vingt-cinq ans après sa mort, la parole de Marcel Légaut est toujours d'actualité. Ses livres sont réédités, des groupes d'hommes et de femmes, chrétiens ou non, les lisent et la maison communautaire qu'il a créée en 1967 dans la Drôme avec ses amis ne désemplit pas chaque été. Cet ouvrage atteste la fécondité de son témoignage à travers les voix singulières de trois contemporains : deux l'ont fréquenté de son vivant, le troisième l'a découvert après sa mort. Chacun a fait fructifier à sa manière la parole reçue. Ils partagent ici les échos personnels qu'a suscités en eux un des grands textes de Marcel Légaut, tiré de "Prières d'homme", qui est comme un condensé de sa démarche spirituelle. Leurs paroles plurielles et situées sont les fruits uniques à la fois de leur propre démarche intérieure et de l'auteur qui les a inspirés. Ce livre illustre ce qu'écrivait Marcel Légaut en 1980 dans "Devenir soi" : "En se disant en toute fidélité, avec exactitude, sans rien voiler, majorer, extrapoler, l'auteur offre à son lecteur l'occasion et peut-être la possibilité de se déchiffrer lui-même". Ainsi d'humain en humain les paroles vraies reçues, recréées et partagées deviennent indéfiniment source, souffle et nourriture.
Nombre de pages
252
Date de parution
02/11/2014
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811112578
Auteur
Fleuret Paul ; Lestriez Bernard ; Musset Jacques
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20141102
Nombre de pages
252,00 €
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Un de mes petits-enfants, âgé de 14 ans, m'a posé cette question : "Grand-père, qu'est-ce qu'un prêtre ? " . Me voilà un peu désarçonné : par où commencer une explication ? Car pour dire ce qu'est un prêtre, il faut expliquer le "système religion catholique" , système complexe... et quasi incompréhensible pour des jeunes du XXIe siècle, car il est constitué d'un entassement de croyances et de concepts divers, fruits de cultures du passé.
Cet ouvrage fait suite à la journée d'études du 30 septembre 2023. Cent trente personnes ont pris part au programme qui a mis en valeur les nouvelles recherches et hypothèses dans les domaines de l'exégèse et d'une doctrine chrétienne pour notre temps. Il devenait impossible de cacher la vérité. Il ne suffisait plus de déplacer le prêtre ou le religieux pédo-délictuel ou pédo-criminel. Alors les évêques et la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) ont mis sur pied, sous la présidence de Jean-Marc Sauvé, une Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise, la Ciase. Au terme d'un travail d'enquête et d'écoute des victimes, celle-ci a remis un long rapport de 2 500 pages en octobre 2021. Ce document déclare "systémique" le phénomène de la pédophilie dans l'Eglise. Rapport effarant : le nombre de victimes de violences sexuelles dans l'Eglise de France s'élève à 330 000 depuis 1950. L'épiscopat met alors en place l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) et les religieux la Commission indépendante de reconnaissance et de réparation (Cirr). Les réactions sont diverses : des membres de l'Académie catholique mettent en doute le sérieux de la Ciase, des pressions sont exercées au Vatican pour que le pape François ne reçoive pas la Ciase, etc. La plupart des diocèses se mobilisent et mettent place des Cellules d'écoute des victimes... Et les indemnisations commencent lentement. Or, force est de constater qu'on n'aperçoit aucun changement sérieux dans le "système" catholique. L'Eglise reste une monarchie qui se prétend d'origine divine. Les responsables - pape, évêques, prêtres - se choisissent et s'autoproclament tels, sans un minimum de démocratie. Les prêtres sont toujours censés avoir été appelés par Dieu (la vocation) et beaucoup de jeunes prêtres demeurent dans les formes et gestes du religieux. La mort de Jésus conçue comme un sacrifice induit des prêtres-sacrificateurs, donc un "système" sacré. Alors, si rien ne change, tout va continuer. Comme avant...
Commencement ... Yaweh Dieu planta un jardin en Eden et il y plaça l'homme qu'il avait formé et l'y établit pour cultiver le sol et le garder. (Gn 1-2) ... Et un jour, Jésus raconte : Voici que le semeur est sorti pour semer (Mt 13). Ce charpentier aimait légumes et fleurs, pour sûr, car son enseignement est parsemé de plantes diverses. C'est une bonne nouvelle : le Royaume de Dieu est comme ... comme une graine semée et qui germe et grandit. Ses disciples se voudront plutôt pêcheurs - pêcheurs d'hommes - mais au terme du Nouveau Testament, voici qu'on découvre un jardin extraordinaire : Au milieu de la place de la cité est un arbre de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations (Ap 22). Le livre Au jardin de l'Évangile propose un parcours comme dans les allées d'un jardin. Et le lecteur est invité à s'arrêter pour une petite méditation biblique et végétale. S'asseoir à l'ombre sur un vieux banc moussu et contempler tranquillement un coin du jardin. Se laisser envahir par le parfum d'une fleur. Écouter le vent qui souffle dans les branches, ce « vent qui souffle où il veut et tu ne sais d'où il vient ni où il va ». Et peut-être se lever et aller chercher son gros livre de jardinage - sa Bible - pour creuser, pour approfondir, pour laisser germer en soi la petite graine qui était cachée dans le texte. On ne cherchera pas dans ce petit livre des nouveautés exégétiques ou des commentaires savants. Ni non plus des envolées pieuses. Il s'agira de lire le texte - celui de l'Évangile bien sûr - en n'oubliant pas que lire est un travail du lecteur et un travail dans le lecteur. En ruminant le texte, (en le bêchant et le tournant et le retournant, dit le jardinier), on s'engage vers l'inconnu, vers l'inattendu au détour du sentier : le fruit reçu ne sera peut-être pas celui espéré. Et comme tout lecteur qui relit le livre aimé, il faut s'attendre à se dire encore une fois : Ah ! je n'avais jamais lu ça dans l'Évangile !
Imaginons qu'en notre siècle, un État ou une Institution internationale fonctionne avec, comme référence, une « constitution » remontant à 1700 ans. Impossible ! dirait-on. Et pourtant, les diverses Églises chrétiennes vivent toujours, avec comme base théologique, le Symbole dit de Nicée composé en 325, lors d'un concile réunissant quelque 250 évêques à l'invite de l'empereur Constantin.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.