Le plus beau fleuron du club. Où il est question de tabac, de sport, d'amour et de commerce, roman
Fleisser Marieluise
ACTES SUD
19,40 €
Epuisé
EAN :9782742702091
Hampion de natation local, et depuis peu l'heureux propriétaire d'un bureau de tabac, Gustl Gillich caresse le rêve d'être admis au paradis de l'existence bourgeoise. Il ne lui reste plus, pour franchir la dernière étape, qu'à nouer les liens sacrés du mariage. Encore eût-il fallu choisir une "promise" moins intellectuelle, moins tourmentée et surtout moins sarcastique, découvre-t-il au fil de rendez-vous "amoureux" tissés de malentendus et d'incompréhension mutuelle. Situé à Ingolstadt, en partie autobiographique, ce roman met en scène une idylle manquée où se traduisent les problématiques retrouvailles de Marieluise Fleißer avec sa ville natale. Comme elle l'avait fait dans Pionniers à Ingolstadt qui valut à son oeuvre d'être interdite de publication et de représentation par les nazis, Marieluise Fleißer fait ici de la ville l'emblème de la cruauté provinciale et de ce climat machiste, mercantile et intolérant de la Bavière des années vingt, dont la vie associative fit le lit du nazisme. On peut mesurer aujourd'hui la force prophétique de ce roman pétri d'une ironie de tous les instants et qui épingle sans rémission les symptômes de la dégradation spirituelle d'une Allemagne en route vers les heures les plus noires de son histoire.
Nombre de pages
228
Date de parution
27/09/1994
Poids
253g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742702091
Titre
Le plus beau fleuron du club. Où il est question de tabac, de sport, d'amour et de commerce, roman
Auteur
Fleisser Marieluise
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
253
Date de parution
19940927
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ingolstadt, une petite ville en Bavière, un autre parler, un autre rythme, un autre temps, un petit lieu violent dans la grande Allemagne des années 20-30. De cette étroitesse, de cet anachronisme provincial dans lesquels elle est prise Marieluise Fleisser fait une force. Elle est jeune, il n'y a que des jeunes dans ses histoires ; elle est provinciale même si elle a mis le nez dehors la province est au centre de ses histoires ; elle connaît le poids du désir ; le désir d'amour, de l'autre, de liberté sont les seules péripéties de ses histoires. Mais avec une véracité, un humour, un travail sur la langue immenses. Brecht avait reconnu très tôt l'amorce d'une nouvelle technique, à vrai dire peu codifiable. "Il faut que ce soit bricolé comme certaines autos qu'on voit circuler à Paris, des autos fabriquées artisanalement de morceaux que le bricoleur a pu réunir par hasard, mais tiens voilà que ça roule, voilà que ça roule !".
Entre l'allemand, langue dominante, et le bavarois, dialecte minoritaire, Marieluise Fleisser n'a pas choisi. Elle a inventé une écriture populaire sophistiquée. Sa violence de provinciale à décrire des rapports irrémédiablement violents, son obstination à ne sortir du réalisme que par la langue, sa vision implosive des êtres humains, cette façon d'ouvrir des paysages avec des mots lui font occuper une place à part dans un terrain fort balisé. Marieluise Fleisser ou comment sans en sortir hisser la province au niveau du monde.
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C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
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