L'art de vivre en Hongrie, c'est d'abord une capitale, Budapest, avec ses palais baroques, ses immeubles Art nouveau, ses cafés de charme, institution budapestoise s'il en est, et ses bains. Mais la beauté du pays magyar se découvre de mille manières. Suivant le Danube et la Tisza, surgissent des paysages de lacs et de steppes, des villes bâties au c'ur des forêts, des pays de pêcheurs et de dresseurs de chevaux. Les Carpates sont dédiées à la culture du vin et gardent les souvenirs vivaces de l'empire austro-hongrois. Quant au lac Balaton, véritable mer intérieure, ses maisons aux toits de chaume sont désormais le refuge prisé par les intellectuels et les artistes. Enfin l'admirable patrimoine de la Transdanubie baroque attire toujours davantage les visiteurs. La Hongrie, pays de traditions populaires amoureusement préservées, se découvre à travers une nature restée sauvage, la richesse de ses métiers d'art et l'âme de ses architectures fascinantes.
Nombre de pages
248
Date de parution
28/10/2003
Poids
1 449g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782082008426
Titre
L'art de vivre en Hongrie + Carnet de Hongrie
Auteur
Fleischer Alain ; Soulé Jean-Luc
Editeur
FLAMMARION
Largeur
250
Poids
1449
Date de parution
20031028
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La vieille Europe a-t-elle fait son temps, comme on dit? Et dans son match nul contre elle-même, joue-t-elle les prolongations? Le narrateur, un jeune interprète franco-hongrois, vient prendre son poste dans un grand congrès européen qui s'éternise dans le dérisoire et le grotesque à Kaliningrad, une enclave russe sur la Baltique. Dans cette ville qui fut, sous le nom de Königsberg, la patrie d'Emmanuel Kant et la capitale de la Prusse orientale, il découvre une société trouble, livrée aux intrigues, aux trafics en tout genre, à la prostitution généralisée, dominée par des pouvoirs occultes et des mafias, avec de nouveaux Russes prêts à tout vendre, des Allemands de toujours prêts à tout acheter, et des filles prêtes à tout.
Au Lido, à Venise, le narrateur réfléchit à l'écriture d'un roman, dont il cherche à fixer les personnages et les lieux. Dans le hall de son hôtel, il croise une équipe de nageuses tchèques, de laquelle se détache une blonde sublime, dont il décide de faire le personnage principal du livre à écrire. Il l'appelle Stella, mais elle lui rappelle Vera, une femme qu'il a connue autrefois et qui s'est noyée à Buenos Aires. Lui-même va entrer dans ce jeu de dédoublement par le biais de son double en fiction, David Fischer. Dans la vie réelle, le narrateur séduit Stella - ou est-ce l'inverse ? Dans la fiction, Vera est plus réelle que jamais. Entre Stella la sirène et Vera la noyée, entre la cité qui se dissout dans sa lagune et ces pierres précieuses que l'on retrouvera dispersées au fond d'une piscine où flotte un cadavre, l'auteur impose, dans une vertigineuse série de dédoublements, une vision très originale de Venise. Féminine et aquatique, la ville se change en sirène, tandis que le corps de la femme participe à l'érotisation du paysage urbain.
Chacune de ces petites histoires entend conduire le lecteur à un moment de perception (ou de sentiment) de l'infini. Pour cette raison, elles sont plutôt courtes, car l'infini doit apparaître par surprise. Peut-être même abruptement. Le lecteur doit y être poussé comme au bord d'un précipice qu'il n'aurait pas vu venir, et qu'il ne découvre qu'en y tombant. A. F.