La secousse que j'ai ressentie la nuit dernière était un tremblement de terre. Les animations commentées par le présentateur du journal le montrent. Un point rose palpite sous la terre. De ce point partent des ondes roses qui font vaciller un cube gris posé à la surface, désigné par une flèche, et légendé Centrale nucléaire de Fessenheim. " Evacués avec le reste de la population, Noël et son frère Félix se retrouvent dans un camp improvisé en pleine forêt, la forêt où ils se promenaient, enfants, avec leur père. C'était avant la fermeture de l'usine où celui-ci travaillait, avant le divorce des parents, et l'éclatement de la famille. Cette catastrophe marque, pour eux, le début d'une errance dans un paysage dévasté. Ils traversent l'Alsace déserte dans laquelle subsistent de rares présences, des clochards égarés, une horde de singes échappés d'un zoo, un homme qui délire... Ostwald est le récit de leur voyage, mais aussi du délitement des liens sociaux, et peut-être d'une certaine culture ouvrière. C'est la fin d'un modèle qui, n'ayant plus de raison d'être, ne peut être transmis : confrontés aux fantômes du passé, les deux frères doivent s'inventer un avenir. Peut-être est-ce la morale de ce roman en forme de fable.
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Nombre de pages
168
Date de parution
24/08/2017
Poids
220g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782823611656
Titre
Ostwald
ISBN
2823611657
Auteur
Flahaut Thomas
Editeur
OLIVIER
Largeur
140
Poids
220
Date de parution
20170824
Nombre de pages
168,00 €
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Résumé : "La force d'un réquisitoire, la grâce de la fiction". Télérama Thomas, Mehdi et Louise ont grandi ensemble dans la commune des Verrières. Le temps d'un été, l'usine devient le centre de leur vie. L'usine, où leurs pères ont trimé pendant des années et où Thomas et Mehdi viennent d'être engagés. L'usine, au coeur de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse. Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé et violent où il n'y a plus d'ouvriers, mais que des opérateurs. Avec cette fresque sur la puissance et la fragilité de l'héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d'une génération, ses rêves, ses désillusions. Thomas Flahaut est né à Montbéliard en 1991. Son troisième roman, Camille s'en va, vient de paraître aux Editions de L'Olivier.
«?Il y a cinq ans, les tractopelles ont commencé à dévorer la forêt. Sans sommation. Un matin, elles étaient là.?»Jérôme arrive à la Cingle. Ancienne zone protégée, cette forêt est promise à la destruction : l?État veut y installer des panneaux photovoltaïques. Des militants l?ont investie dans un geste de résistance ultime. Bientôt, ils seront violemment expulsés. Camille s?en va s?attache aux trajectoires de celles et ceux qui consacrent leur existence à protéger le monde de la dévastation. Camille, avec sa vivacité et son intelligence, se rue dans tous les combats. Depuis leur enfance, Jérôme court derrière elle. Après tant d?années, qu?est devenue leur révolte?? Comment croire en l?utopie quand le réel cogne si fort, apportant la rage et la désillusion??Troisième roman de Thomas Flahaut, ce texte au lyrisme électrique donne à voir de l?intérieur, à travers l?amour, l?amitié, la vie dans une société au bord de l?implosion.
Thomas, Mehdi et Louise se connaissent depuis l'enfance.À cette époque, Les Verrières étaient un terrain de jeux inépuisable. Aujourd'hui, ils ont grandi, leur quartier s'est délabré et, le temps d'un été, l'usine devient le centre de leurs vies.L'usine, où leurs pères ont trimé pendant tant d'années et où Thomas et Mehdi viennent d'être engagés.L'usine, au centre de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse.Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé plus violent encore que celui de leurs parents. Là, il n'y a plus d'ouvriers, mais des opérateurs, et les machines brillent d'une étrange beauté.Grande fresque sur la puissance et la fragilité de l'héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d'une génération, avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions.
Résumé : Ses errances dans les zones périurbaines franc-comtoises explorent le délitement des liens sociaux et la disparition d'une certaine culture ouvrière. A mesure que le passé refait surface, la mémoire se brouille entre vécu réel et fantasmé. La poésie devient alors l'amie qui sert à fabriquer de toute pièce un paysage brumeux, où fiction et réalité ne font qu'un. " Je sais pas comment écrire / Un poème grand comme la zone / Un poème pour /Habiter dedans " - Thomas revient dans le pays qui l'a vu grandir . Une petite ville industrielle marquée par un héritage social encore vif, celui des usines Peugeot et sa masculinité ouvrière. C'est aussi un lieu imprégné des souvenirs d'enfance, où les sorties familiales en voiture se mêlent aux après-midis entre copains et aux premières expériences adolescentes.
Ces gamins blancs, Huck et Tom, m'observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j'étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [... ] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu'ils veulent". Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d'humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d'aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l'histoire déchirante d'un homme qui tente de choisir son destin. Percival Everett est l'auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d'essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Laure Tissut
Résumé : "Je m'appelle Rosie Lane, je suis forte et je vais me tirer d'ici". Ici, c'est-à-dire ce village du nord de l'Angleterre où réside la Gracieuse Congrégation des Pauvres Pécheurs dont fait partie Rosie Lane depuis sa naissance. Rosie n'a qu'une idée en tête : fuir l'emprise de cette communauté religieuse et de ses adeptes fanatiques pour vivre sa vie. A Londres, elle trouve un emploi de serveuse dans un pub, le Sunday Morning . Elle travaille dur, s'étourdit en écoutant Nick Cave, consomme de la codéine sans modération et rencontre des garçons. Mais tout cela ne suffit pas à guérir cette âme qu'exalte la lecture des poèmes d'Emily Dickinson et des Hauts de Hurlevent. Ni à lui faire oublier un premier amour brisé. Assoiffée de liberté, Rosie Lane trouvera-t-elle enfin l'apaisement ? Porté par une énergie irrésistible, ce portrait d'une jeune fille rebelle frappe par sa fraîcheur et sa justesse. Née à Madagascar, d'origine indienne, Shaïne Cassim vit en France depuis l'âge de sept ans. Elle a publié de nombreux livres pour la jeunesse et travaille dans l'édition.
Combien de temps va-t-elle tenir en seconde générale ? Elle se moque d'arriver en retard. Elle fait ça pour sa mère. En vérité, Kayden fait semblant." ; Kayden est bien entourée. A la maison, il y a A'isha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail, et Shadi, sa grande soeur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur, et Djenna qui n'est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d'un système trop rigide. Elle écrit ce qu'elle voit, et ce qu'elle ne voit pas. Un jour, Mme Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden a écrit. Une faille s'ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d'entrée à Sciences Po. Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l'ambition, la quête d'identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu... ou en changer les règles ?