L'insertion professionnelle des femmes. Entre contraintes et stratégies d'adaptation
Flahault Erika ; Couppié Thomas ; Denèfle Sylvette
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753502154
En quelques décennies, les progrès accomplis par les femmes en matière d'accès à l'éducation et à l'emploi ont été immenses. Les filles sont à présent plus nombreuses que les garçons dans l'enseignement secondaire et supérieur et y obtiennent de meilleurs résultats. Les femmes représentent 46,5 % de la population active et leur présence sur le marché du travail relève aujourd'hui de la norme sociale. Cependant, les inégalités restent tenaces en matière de niveau de salaire, de perspectives de carrière, d'exposition au chômage et à la précarité. Dans un contexte où les jeunes hommes et femmes rencontrent toujours plus de difficultés pour accéder rapidement à un emploi stable et où l'instauration du nouveau Contrat Première Embauche laisse craindre une dégradation des conditions générales d'insertion des jeunes, qu'en est-il de la situation des femmes ? Quelles épreuves et difficultés spécifiques jalonnent leurs parcours d'insertion ? Comment affrontent-elles ces inégalités, voire ces discriminations ? Cet ouvrage montre que si les femmes sont effectivement victimes de formes particulières de précarité, elles savent parfois les contourner au moyen de solutions individuelles. Finalement, une minorité de femmes parviennent aux mêmes postes que leurs collègues masculins après avoir suivi les mêmes formations, tirent parti des statuts singuliers qui pour d'autres catégories de femmes riment inexorablement avec précarité et dépendance, obtiennent des rémunérations et une reconnaissance dignes de leurs efforts. Mais ces parcours sans faute, toujours plus nombreux, côtoient une multiplicité de situations de femmes qui peinent à accéder aux emplois pour lesquels elles ont été formées, aux mêmes conditions de statut et de travail, au même salaire que leurs collègues masculins. Pourtant, au-delà des difficultés pointées, les constats prometteurs ne manquent pas. Les femmes qui entrent ou reviennent sur le marché du travail ne subissent pas passivement les discriminations. Si leur marge de man?uvre est souvent limitée, elle est toujours investie et donne lieu à des stratégies innovantes.
Nombre de pages
266
Date de parution
23/03/2006
Poids
430g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753502154
Titre
L'insertion professionnelle des femmes. Entre contraintes et stratégies d'adaptation
Auteur
Flahault Erika ; Couppié Thomas ; Denèfle Sylvette
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
430
Date de parution
20060323
Nombre de pages
266,00 €
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Qu'est-ce qu'une femme seule ? Une " célibattante préoccupée par sa seule carrière professionnelle ? Une veuve éplorée qui se consacre aux siens ? Une mère qui élève seule ses enfants en rêvant au prince charmant ? C'est ce qu'on pourrait croire à la lecture des publications de toute nature qui fleurissent chaque année sur le sujet en en présentant une image le plus souvent apitoyée. S'inscrivant en faux contre ces discours dominants, ce livre propose une étude de la situation des femmes vivant seules, à travers l'examen de la place qui leur est accordée dans nos sociétés au cours du temps et à travers l'analyse sociologique de récits de vie de femmes seules de tous âges et de toutes conditions. L'ouvrage montre que la solitude résidentielle constitue un mode de vie à part entière et procède d'un choix actif dans certains cas. Il conteste les visions réductrices qui associent trop souvent le fait de vivre seule à un manque, une privation, voire un échec. Il s'attache au contraire à dégager les aspects constructifs de ces nouvelles formes de solitude au féminin, sans faire abstraction de la diversité des situations qu'elle recouvre et de la réalité des problèmes qu'elle soulève.
Flahault Erika ; Noguès Henry ; Schieb-Bienfait Na
Cet ouvrage est l'aboutissement du programme "Économie Sociale et Solidaire: Acteurs, Structures, Dynamiques Locales - ESS ASDL" financé par la région des Pays de la Loire (2006-2008) qui a rassemblé une quarantaine de chercheurs de l'Ouest de la France. Il a bénéficié également d'apports enrichissants de plusieurs collègues français ou étrangers avec lesquels des coopérations ont été nouées. II s'agit d'un ouvrage pluridisciplinaire croisant les analyses de différentes sciences humaines et sociales (Sociologie, économie, géographie, gestion, histoire) pour approfondir la connaissance de cette réalité complexe qu'est l'économie sociale et solidaire. Trois axes de réflexion ont été privilégiés: le premier, celui des formes de l'entrepreneuriat en économie sociale, constitue un élément essentiel pour comprendre la dynamique même de cette économie entre permanences et innovations. Le second, celui de l'emploi et des rapports salariaux au sein de cette économie, met en évidence les fortes tensions existant entre des formes innovantes, sources de progrès, et la persistance de certaines précarités qui peut inquiéter. Enfin, l'ancrage territorial des entreprises de l'économie sociale est illustré à partir d'exemples pris dans divers secteurs. A travers ces trois thématiques, les auteurs apportent un éclairage nouveau et ouvrent des perspectives de réflexion aussi bien pour les acteurs que pour les chercheurs concernés par l'économie sociale et solidaire.
En France, le choix de ne pas vouloir d'enfant est un choix que peu de personnes font (5%) et qui va à contre-courant de l'image qui associe d?une part les enfants au bonheur et d?autre part la famille à un certain épanouissement de soi, à une certaine réussite tant personnelle que sociale. L?objectif de l?ouvrage est double : d?une part montrer que le refus d?entrer en parentalité est un objet sociologique, qui peut être analysé sous l?angle d?un choix de vie positif tout en étant marginal et marginalisé et d?autre part affirmer que le souhait de ne pas vouloir d?enfant doit être lu en interaction étroite avec les normes conjugales et professionnelles qui se reconfigurent depuis les avancées sociales, féministes et juridiques des années 1970. A partir de données statistiques récentes et de récits de vie denses et régulièrement convoqués au fil du texte, l?ouvrage s?intéresse aux motivations des personnes volontairement sans-enfant qui ont accepté de témoigner. A la croisée de la sociologie de la famille, du genre et de la déviance, l?ouvrage permet de suivre le cheminement de la construction du non-désir d?enfant dans une société qui pose le désir d?enfant comme une évidence, constituant dès lors les personnes ne souhaitant pas devenir parent comme des outsiders de la parentalité.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.