Il s'agit d'un autoportrait où, pour la première fois, le romancier Serge Filippini se livre à un exercice personnel. Né à Pontarlier en 1950, dans un milieu modeste aux origines italiennes et espagnoles, il tire les fils qui continuent de le rattacher à cet univers- le père projectionniste, la mère ouvreuse, la famille italienne sur laquelle le vingtième siècle semble n'avoir pas prise... Il essaie d'y distinguer les linéaments de l'être qu'il est devenu : pourquoi les livres sont entrés dans sa vie par le truchement de romans d'espionnage et d'une bible oubliée un jour par des visiteurs ? Quelle vision du cinéma se forge un enfant qui baigne dans les salles obscures depuis l'âge de sept ans ? quelle géographie, quels événements, parfois fugaces, souvent ordinaires, ont formé le futur écrivain ? Ce texte littéraire s'accompagne d'images qui ne sont pas des illustrations mais un contrepoint visuel renvoyant à des thèmes présents dans le livre. Ce choix renvoie plus ou moins au Nadja d'André Breton - un " roman " avec images dont l'incipit bien connu est : Qui suis-je ...
Nombre de pages
192
Date de parution
18/10/2012
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791090566026
Titre
Motifs. Autoportrait
Auteur
Filippini Serge
Editeur
MAUCONDUIT
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20121018
Nombre de pages
192,00 €
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Charles II d'Anjou, neveu de saint Louis, est roi de Sicile en titre mais non en fait, car son île est aux mains des Espagnols. Dans ses efforts pour la reconquérir, les obstacles sont nombreux. D'abord Charles veut agir pacifiquement, courtoisement, en parlant avec l'ennemi. Ensuite sa victoire est suspendue à l'élection d'un nouveau pape, laquelle semble improbable tant le conclave est déchiré. Charles fera pourtant avec sa famille le voyage d'Espagne. Il ira même jusqu'à arracher un pauvre ermite à sa solitude, pour le faire pape. Mais la route de la paix n'est-elle pas une leçon plus âpre que celle des armes ... Le drame est livré au lecteur sous la plume hautement subjective de Phèdre, à la fois témoin et protagoniste. C'est le libre récit d'une aventure chevaleresque. C'est aussi le portrait d'une poignée d'hommes et de femmes dont le c'ur se déchire entre volonté de puissance et respect de la pauvreté, entre passion du pouvoir et refus du pouvoir, entre violence et courtoisie. Ce roman fera songer à une miniature médiévale : Dieu, l'amour, la peur de la guerre, les incessants voyages. Mais cette miniature est comme peinte avec des couleurs modernes, et l'on y reconnaîtra aisément l'écho de nos passions : la place des femmes dans la société, l'ambiguïté sexuelle...
Rome, 1989. Relevant le défi lancé dans les années 70 par Pasolini, un romancier (Paul Saulino) s'attaque à l'écriture d'un film sur la vie de saint Paul. Il a été engagé pour ce travail par un producteur (Hugo L'homme) qui est aussi son ami et son mentor. Au cours d'une visite sur le lieu du martyre de l'apôtre, Paul croise Eden Pym, une jeune actrice aux yeux d'ange, au corps de top model, mais à l'esprit névrosé et tourmenté par les problèmes de foi. Au-delà de l'aventure sexuelle, Paul entrevoit la possibilité d'être heureux avec Eden. Cependant il est contraint de présenter sa nouvelle maîtresse à Hugo qui, aussitôt, voit en elle la star du futur film. A qui Eden se donnera-t-elle ? A Paul comme amante ? A Hugo comme actrice ? Ou choisira-t-elle son chemin de Damas et la foi ...
Aden, août 1880. Jules Suel, gérant du Grand Hôtel de l'Univers, a décidé de s'offrir un cliché publicitaire. Il convie quelques fidèles à poser autour de lui. Tous se prêtent au jeu, plutôt de bonne grâce. Seul un employé de la maison Bardey, un être taciturne vêtu comme un ouvrier, se fait prier ? ce personnage n'est autre qu'Arthur Rimbaud. S'inspirant de la célèbre photo retrouvée par hasard en 2010, Serge Filippini imagine les deux heures qui mènent à la prise de vue. Il entrecroise les vies des six hommes et de la femme bientôt figés dans le portrait de groupe. Qui sont-ils, ces commerçants et ces explorateurs ? Quelles obsessions, quels rêves les animent ? Quels secrets sont-ils venus cacher dans la chaleur accablante et la poussière d'Arabie ? Et pourquoi Rimbaud refuse-t-il l'amour qui s'offre à lui ?
Aden, août 1880. Jules Suel, gérant du Grand Hôtel de l'Univers, a décidé de s'offrir un cliché publicitaire. Il convie quelques fidèles à poser autour de lui. Tous se prêtent au jeu, plutôt de bonne grâce. Seul un employé de la maison Bardey, un être taciturne vêtu comme un ouvrier, se fait prier - et ce personnage n'est autre qu'Arthur Rimbaud. S'inspirant de la célèbre photo retrouvée par hasard en 2010, Serge Filippini imagine les deux heures qui mènent à la prise de vue. Il entrecroise les vies des six hommes et de la femme bientôt figés dans leur portrait de groupe. Qui sont-ils, ces commerçants et ces explorateurs ? Quelles obsessions, quels rêves les animent ? Quels secrets sont-ils venus cacher dans la chaleur accablante et la poussière d'Arabie ? Et pourquoi Rimbaud refuse-t-il l'amour qui s'offre à lui ?
Frappier Alain ; Frappier Désirée ; Stora Benjamin
Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l'indépendance de l'Algérie devient inéluctable. L'OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d'un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de " OAS assassins ", " Paix en Algérie ". La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l'impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier. C'est une véritable histoire dans l'Histoire à laquelle nous invite l'auteur, restituant ce témoignage intime dans son contexte historique et tragique, tout en nous immergeant dans l'ambiance des années soixante : flippers, pick-ups, surboums, Nouvelle Vague, irruption de la société de consommation.