
Les oies des neiges
Gravement malade alors qu'encore étudiant, ballotté entre hôpitaux et longues périodes de convalescence dans la maison familiale, William Fiennes retrouve par hasard dans une bibliothèque un livre de son enfance : L'Oie des neiges . Et ce sera pour lui l'amorce d'une renaissance... Chaque été, les oies des neiges nidifient dans l'Arctique canadien. Et chaque automne elles migrent par millions vers le sud des Etats-Unis et le golfe du Mexique. Avant de refaire au printemps suivant le voyage en sens inverse. Pourquoi de tels périples, longs de près de cinq mille kilomètres, dont beaucoup ne reviennent pas ? Quels signes mystérieux leur indiquent qu'il faut partir ? Quelle force les pousse deux fois par an à quitter un lieu pour un autre, une maison pour une autre ? Autant de questions qui le fascinent, l'interpellent. Et voilà, pour s'échapper de la prison de la maladie, qu'il entreprend de faire à son tour ce voyage, à leur suite... Un récit aux multiples rebondissements, tout autant sur la migration des oiseaux que sur la notion même d'errance, sur la joie de bouger, d'être en vie. Une oeuvre exceptionnelle qui fourmille d'histoires, d'anecdotes et de rencontres humaines.
| Nombre de pages | 352 |
|---|---|
| Date de parution | 02/05/2016 |
| Poids | 179g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782070469222 |
|---|---|
| Titre | Les oies des neiges |
| Auteur | Fiennes William ; Vierne Béatrice |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 110 |
| Poids | 179 |
| Date de parution | 20160502 |
| Nombre de pages | 352,00 € |
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Les oies des neiges
Fiennes William ; Vierne BéatriceExtrait L'oie des neiges Rien ne nous avait laissé prévoir que l'hôtel accueillerait un tournoi de golf pour joueuses professionnelles. Tous les matins, avant le petit déjeuner, les compétitrices convergeaient vers le practice pour s'échauffer. Elles portaient des polos de couleur vive, d'amples shorts en tissu écossais ou vichy, des chaussettes blanches et des chaussures à crampons bien fourbies, qui claquaient sur les allées pavées du country club. Leurs cheveux, tirés en chignons, se faufilaient par la petite encoche située à l'arrière de leurs casquettes de baseball ; leurs mollets bronzés luisaient comme des tanches fraîchement pêchées, accrochées derrière leurs tibias. Au practice, les caddies se tenaient à côté de volumineux sacs de golf en cuir, d'où les joueuses tiraient leurs clubs avec une nonchalance d'archers. Bientôt des balles de golf, bien rincées, ont jailli des tees, s'élevant loin au-dessus des panneaux ronds placés tous les cinquante mètres le long du fairway. Outre le parcours de golf, la piscine chauffée et deux courts de tennis, les clients de l'hôtel avaient à leur disposition une bibliothèque aux murs pêche, qu'éclairaient des lampadaires. Des appuie-tête en dentelle blanche donnaient une touche de distinction chichiteuse au canapé rouge sombre et aux fauteuils assortis. Entre les rayonnages, dans un cadre en bois doré tout simple, une gravure en couleur représentait un pont suspendu, monté comme une harpe, avec de solides arches en pierre et de hauts pylônes sur lesquels s'appuyaient les câbles de retenue. Des livres reliés en cuir vert et marron orné de dorures garnissaient les étagères, en compagnie de volumes plus modestes, reliés en toile, dont les dos avaient passé à la lumière du jour. Les livres n'étaient pas destinés à être lus. Ils n'étaient là que pour recréer l'atmosphère d'une demeure de campagne datant de la grande époque de l'Empire britannique. Le décorateur avait souhaité faire passer un message : Voici un lieu où les messieurs peuvent se retirer pour fumer leurs cigares. Les rayonnages abritaient des titres ésotériques, curieusement juxtaposés : un dictionnaire anglais-birman à côté des mémoires de Sully, en plusieurs tomes ; La Evolución de la Sexualidad e los Estados Intersexuales, de G. Maranón, voisinant avec Wagner as I Knew Him de Praeger ; De l'espace à l'atome, de Cari Stormer, entre Higher Mathematics for Chemical Students de J.R. Partington et le second volume de History of Chivalry de Charles Mills. Une étagère entière était consacrée à des recueils de la Dublin Review datant des années 1860, où l'on trouvait des essais tels que «Le père de Hummelauer et l'Hexateuque», «Les Canaux maritimes», «Les Bénédictins en Australie occidentale» et «Shakespeare économiste». Un matin, après avoir observé les golfeuses au practice, j'ai découvert un livre familier, un mince volume beige, presque invisible parmi les livres anciens. Quand j'ai tiré The Snow Goose (L'Oie des neiges) du rayonnage, les livres situés de chaque côté se sont penchés l'un vers l'autre, comme des mains jointes pour prier. Après m'être confortablement carré dans un fauteuil, je me suis mis à lire, en me rappelant la première fois que j'avais entendu cette histoire, à l'âge de dix ou onze ans, dans une salle de classe éclairée par de hautes fenêtres, assis à un pupitre incliné à l'ancienne mode, avec à son sommet une rainure pour poser stylos et crayons, et les initiales et étranges symboles gravés dans le grain du bois. Mr Faulkner, notre professeur, était un homme d'une taille supérieure à la moyenne, aux cheveux rares, aux joues plates et rubicondes, et dont les dents étaient plantées selon des angles biscornus. Il portait autour du cou des foulards de soie imprimée et ses cardigans étaient reprisés avec des brins de laine de n'importe quelle couleur; pour d'excellentes raisons d'optométrie, il gardait ses lunettes de soleil à l'intérieur. Il approchait de la retraite et il aimait à terminer le trimestre en nous lisant une histoire. Une de celles qu'il nous lut était The Snow Goose, de Paul Gallico.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,80 €
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