De la rééducation à la construction de soi : enjeu d'une société en quête de sens. Septièmes journée
Fiat Eric ; Defrance Michel
CHAMP SOCIAL
24,00 €
Epuisé
EAN :9782913376359
Actes du colloque qui s'est déroulé à Paris en décembre 2002. Un individu, une personne, un citoyen, un sujet... L'enfant est une personne en devenir qui doit pouvoir advenir à lui-même dans sa singularité et dans sa capacité à vivre avec les autres dans le respect de soi et des autres. C'est la question de la conscience de soi, de se sentir soi au milieu des autres, ces " autres - soi-même "... C'est la question de l'altérité. Pour nourrir une image positive de soi, être guidé par un idéal de soi, il est nécessaire que l'enfant ait pu construire une image suffisamment bonne de lui-même, validée par les retours positifs de son entourage. Il lui faudra grâce à des réussites validées par son entourage ressentir la satisfaction d'être quelqu'un digne d'intérêt. A la fois un mouvement vis-à-vis de l'autre et un mouvement vis-à-vis de soi-même. Une éthique du sujet représenterait cette attention respectueuse portée à l'enfant pour qu'il puisse se construire dans l'altérité. Où en sommes-nous de ces préoccupations dans un contexte socio-culturel fait à la fois d'interdiction de sortir des normes comportementales et une invite médiatique de s'en affranchir.
Nombre de pages
250
Date de parution
24/11/2003
Poids
442g
Largeur
18mm
Plus d'informations
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EAN
9782913376359
Titre
De la rééducation à la construction de soi : enjeu d'une société en quête de sens. Septièmes journée
Auteur
Fiat Eric ; Defrance Michel
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
18
Poids
442
Date de parution
20031124
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tous les hommes sont-ils dignes! Ou seulement les meilleurs d'entre eux? La dignité est-elle intrinsèque à la personne humaine ou peut-elle se perdre sous l'effet des conduites ou des situations? Tous les hommes doivent-ils être respectés?Y a-t-il du sacré en tout homme? C'est à toutes ces questions que ce Petit traité de dignité tente de répondre au travers d'une galerie de portraits de personnages réels (comme le général de Gaulle ou encore François Mitterrand) ou imaginaires (comme la très digne Mademoiselle Henriette ou l'indigne clocharde Julie, dont on lira l'histoire de la vie et de la mort), portraits qui se veulent une illustration à la fois littéraire et philosophique de la célèbre Pensée de Pascal: La grandeur de l'homme est grande de ce qu'il se connaît misérable.
Phénomène universel et pourtant peu traité par les grands écrivains et philosophes, la fatigue est le démon mesquin de la quotidienneté. Comment vivre avec elle, qui rend parfois si difficile la vie ? Est-il possible de pratiquer les vertus d'Aristote (le courage, la tempérance, l'altruisme) quand nous sommes épuisés ? La fatigue n'élargit-elle pas l'écart qui toujours existe entre ce que nous sommes et ce que nous devrions, ou voudrions être, nous qui ne sommes ni des héros ni des saints ? Pour Éric Fiat, ce n'est pas en luttant contre elle, mais en composant avec elle qu'il est possible de nous en faire une amie. Car s'il existe de mauvaises fatigues (dont le burn out est la plus méchante des formes), ne désespérons pas d'en vivre aussi de bonnes. Le philosophe montre alors qu'il n'est pas impossible à un homme fatigué un mardi après-midi pluvieux de novembre d'aimer encore la vie. Et entonne une ode à la fatigue pleine de musique et d'humour : distinguée de la paresse (qui est une sorte de fatigue par anticipation ou une anticipation de la fatigue), la fatigue a une puissance de décantation qui peut révé- ler la beauté des visages que le temps a altérés...
Cette question n'appelle pas de réponse, en tous cas pas de réponse assurée. D'ailleurs Villon terminait sa "Ballade des Dames du temps jadis" en disant qu'il était inutile de chercher à savoir où sont les neiges d'antan. La mort est un mystère, et je serais bien incapable de dire si après elle il est ou non une autre vie, si ceux auxquels j'ai dit "adieu" m'ont vraiment donné rendez-vous "en Dieu" , si le tombeau où sont certains de mes morts est bien leur "dernière demeure" , ou s'il faut supposer, comme faisait Levinas, qu'ils sont partis "sans laisser d'adresse" - façon de rendre hommage au mystère que je disais plus haut. Mais c'est parce que je leur voudrais de tout mon coeur un autre sort que l'oubli, une autre demeure que les eaux du Léthé, c'est parce que je suis assuré qu'en chacun d'eux il existe quelque chose qui mérite de ne pas mourir, que je m'en vais raconter leur vie, leur mort, et ce qui l'a suivi. Prenant pour (insurpassable) modèle le Livre de ma mère d'A. Cohen, je voudrais que ce livre fût celui de mes arrières grands-mères Claire et Alice, de mes arrières grands-tantes Line et Anna, de mon grand-père et de mes grands-mères, de mon père, de mon oncle Paul et de ma tante Marie-Jeanne, enfin de mon cousin Richard. En somme quelque chose comme le "livre de mes morts" . Je sais la désuétude de cette expression : "mes morts" , et il y aura là l'occasion d'une réflexion sur le statut que notre époque fait (ou plutôt ne fait pas) aux morts. Je la fais mienne, parce que depuis toujours je me sens une responsabilité pour eux. Puisse cependant ce livre, façon de tenter d'acquitter une dette à jamais insolvable, être joyeux. Qu'il permette que les poignées de terre jetées sur leur masque mortuaire n'annulent pas leurs sourires ; que le silence jeté sur leur vie n'empêche pas qu'on entende leurs rires".
Condamnée pendant des siècles par les philosophes pour être un trouble du discernement, la passion a aujourd’hui plutôt bonne presse. Et il est vrai que le jugement moralisateur à son sujet est un jugement trop poli pour être honnête. La passion n’est-elle pas un fort bon moyen d’échapper à l’ennui ? Ne redonne-t-elle pas leurs couleurs aux jours, aux semaines ...Mais n’oublions pas pour autant que quand nous effeuillions la marguerite, le pétale de la passion était juste à côté du pétale de la folie : « Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… » La sagesse populaire n’a-t-elle pas raison de suggérer par là que la passion est une folie douce, et la folie une passion dure ...Après qu’auront été cherchés ses origines, ses symptômes, ses effets, il apparaîtra qu’il existe autant de raisons de dire beaucoup de bien de la passion que d’en dire beaucoup de mal.Ce petit livre racontera alors toute une série d’histoires, les unes imaginées, les autres réelles – dont la Passion du Christ –, pour que soit mieux compris ce que la passion change dans la vie : à savoir qu’elle lui donne un sens, permet une vie intense au présent, donne une puissance sans pareille, dont l’origine est malheureusement un enchantement du jugement. Or l’enchantement ne fomente-t-il pas le désenchantement autant que l’illusion la désillusion ...
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.