Ces lignes sont tressées de mes larmes qui ont baigné dans l'aridité des sentiments insensibles. Elles portent le deuil d'une humanité qui dérive. Il n'y a pas de poésie dans ces lignes. Ces lignes n'ont trait à la poésie que la douleur de ma voix brisée entre les tumultes du silence et l'incrément toujours croissant de l'indifférence. Ces lignes croupissent au fond d'une gorge maintenant déployée à force de convictions millénaires. Ces lignes ouvrent la voie à la nouvelle poésie. Elles éclairent les sentiers plongés dans l'obscurité par les soins d'une main invisible castratrice de toute velléité de progrès, celui qui mène à l'homme et non à sa pseudoscience. "Des rêves et des lignes, c'est (...) un recueil où le vers libre est roi. Tour à tour proche de la formule par sa densité que restitue son caractère ramassé, du verset par la portée de son amplitude large, ce vers libre a également des relents du précepte prosaïque caractéristique du manifeste, indiquant ainsi la philosophie de l'art. (...) Sous ce rapport, la poésie de Michel Feugain se scandera moins qu'elle ne se déclamera, à la faveur d'une expression qui consacre l'une des lames de fond de l'humanisme si cher à l'auteur : la liberté." Blaise Tsoualla
Nombre de pages
96
Date de parution
29/08/2017
Poids
127g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343127521
Titre
Des rêves et des lignes. Poésie
Auteur
Feugain Michel ; Tsoualla Blaise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
127
Date de parution
20170829
Nombre de pages
96,00 €
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A partir d'une histoire portant les meurtrissures d'une douleur tue, Un amour rêvé — film documentaire d'Arthur Gillet — met en scène les méandres d'une idylle tiraillée entre deux êtres d'abord, puis leurs descendances, tout en questionnant la politique coloniale belge au coeur de l'Afrique centrale. Dans cet ouvrage, rien n'est laissé au hasard. Plusieurs disciplines sont convoquées pour démêler la part de joie, de douleur, de haine, de précis historico-politique de la colonisation, du traitement de l'altérité, des espaces géographiques (douce opposition entre une Afrique idéalisée et une Europe opprimante et inhumaine qu'illustre la vie en Ehpad, opposition méronymique entre le Congo et la Belgique). De l'"impossible à restituer" à partir des espaces mémoriels ou psychologiques, le réel prend corps dans le film par l'entremise de l'entre-deux qu'est le métissage. De la politique ségrégationniste installée au Congo par la Belgique, en passant par l'individualisme, la déshumanisation, Un amour rêvé pointe aussi la rédemption des consciences par l'écriture filmique de la finitude de l'homme face à la mort. Pourtant de ce chaos colonial, de cette razzia sur le sol africain, de cette hiérarchisation à peine voilée des hommes, Joseph et Léontine, ont su conjuguer l'amour bien qu'il n'était pas admissible de "voir un Européen marié à une Congolaise".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...