Autorité et Bien commun. Edition revue et augmentée
Fessard Gaston ; Louzeau Frédéric
AD SOLEM
30,29 €
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EAN :9791090819948
Autorité et Bien commun est un des plus grands essais sur la destinée historique des sociétés humaines. Le Père Gaston Fessard (1897-1978) l'a rédigé durant les années noires de l'occupation allemande (1941-1942), publié après la libération (1944) et réédité en 1969. A partir des idéologies qui ont cherché à organiser le monde (Libéralisme, Communisme, Nazisme) avant de le conduire à une guerre totale, ce livre propose une réflexion sur les fondements de l'autorité et de l'obéissance, essentielles à toute communauté, et sur la nature des sociétés. Cette nouvelle édition critique - avec introduction, notes, index et documents annexes inédits - permettra au lecteur contemporain de comprendre pourquoi la crise des autorités institutionnelles et les fractures nouvelles d'une société pluraliste se déterminent mutuellement ; il découvrira aussi quelles sont les attitudes pour y remédier. Il pourra également réfléchir à la destinée du projet européen qui, si ses responsables persistent à minimiser ou pire à ignorer la réalité nationale, est voué à l'impuissance, voire à une nouvelle division entre les peuples européens, comme les régimes totalitaires l'ont engendrée dans une mesure monstrueuse. Enfin, le lecteur soucieux des questions internationales pourra avoir recours à l'analyse du Bien commun universel et à son principe de solution, sommet du livre, pour envisager un monde de plus en plus multipolaire qui, pas moins qu'en 1942 ou en 1969, recherche les modalités économiques, politiques et idéologiques de son unité. Peut-être reconnaîtra-t-il la pertinence rationnelle de la conception chrétienne de l'humanité et la nécessité du rôle historique de l'Eglise pour aider le monde entier à s'unifier pacifiquement. Le Père Gaston Fessard (1897-1978), religieux jésuite, est un des plus grands philosophes et théologiens du XXe siècle. Adversaire du nazisme, il ne témoigna pas moins de lucidité et de courage vis-à-vis des menaces totalitaires du communisme. En dialogue avec les grands intellectuels de son temps et spécialiste de Hegel, Marx et Kierkegaard, le Père Fessard est l'auteur de La Dialectique des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola (1956, 1966, 1984) ; "Pax Nostra". Examen de conscience international (1936), Autorité et Bien commun (1944), et Le Mystère de la Société, Recherches sur le sens de l'histoire (1946-1948).
Nombre de pages
253
Date de parution
01/06/2015
Poids
293g
Largeur
137mm
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EAN
9791090819948
Titre
AUTORITE ET BIEN COMMUN - AUX FONDEMENTS DE LA SOCIETE
Auteur
Fessard Gaston ; Louzeau Frédéric
Editeur
AD SOLEM
Largeur
137
Poids
293
Date de parution
20150601
Nombre de pages
253,00 €
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Le Mystère de la Société est le couronnement de la philosophie chrétienne de l'histoire et de la société de G. Fessard, inaugurée ,dans son premier ouvrage, Pax Nostra (1936) et esquissée, en 1945, dans Autorité et Bien commun. Il contient le fondement philosophique des analyses qui ont été utilisées par leur auteur sur le plan de l'actualité historique dans le discernement spirituel ,les grandes "religions séculières" du XXe siècle : Libéralisme, Nazisme et Communisme. Dans un premier livre, La Dialectique des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, G. Fessard avait dégagé une philosophie de la liberté, par laquelle s'engendre toute la réalité humaine. Restait à chercher comment la méthode de décision ainsi analysée, restreinte au choix personnel d'un état de vie (mariage ou vocation religieuse) ou de sa réforme, pouvait s'universaliser, pour devenir applicable en tous domaines, notamment dans la sphère des engagements sociaux, politiques et économiques. Le Mystère de la Société remplit un tel projet. Il le fait en développant, parallèlement à la dialectique hégélienne du Maître et de l'Esclave, une dialectique complémentaire, antérieure et supérieure dans la genèse de l'être humain : celle de l'Homme, de la Femme et de l'Enfant, fruit et objet de leur amour. G. Fessard met finalement en lumière la valeur décisive de la dialectique du Païen et du Juif, qui fonde et synthétise, sur le plan de l'histoire religieuse de l'humanité, les dialectiques Homme-Femme et Maître-Esclave. La présente édition, aux trois-quarts composée de manuscrits entièrement inédits répertoriés dans les archives de G. Fessard, fournit le texte du Mystère de la Société dans l'état d'achèvement où l'auteur le laissa à sa mort en 1978. Elle est précédée d'une présentation d'ensemble de la vie et de la pensée de G. Fessard, par l'un des meilleurs spécialistes de son oeuvre.
Fessard Gaston ; De Ligio Giulio ; Louzeau Frédéri
La guerre vient ! Elle est à nos portes ! " C'est par ce cri que Gaston Fessard introduit en 1936 son premier livre : " Pax Nostra ". Examen de conscience international. A tous ceux qui pressentaient le conflit et qui éprouvaient en eux-mêmes la lutte entre nationalisme et pacifisme, Fessard proposait une méthode de discernement de l'actualité historique. Eclairée par une lecture de l'histoire à la lumière du mystère du Christ, " notre paix ", cette méthode fournit sept étapes de réflexion pour passer de la division à la paix. Le philosophe Gabriel Marcel put, en ce sens, écrire : " C'est un livre qui changerait quelque chose dans le monde si on le comprenait. " Quatre-vingt-six ans après, l'ouvrage n'a pas pris une ride. L'humanité se trouve de nouveau déchirée par des inimitiés qui menacent la totalité des personnes et des peuples. La division de l'ordre international s'accompagne encore d'une scission des consciences et des communautés. Longtemps reportée, la réédition de " Pax Nostra " éclaire nos épreuves de force. Elle relève d'un témoignage rendu à l'espérance et proposé aux hommes de bonne volonté.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.