La religion de la vie quotidienne chez les Marocains musulmans. Rites, règles et routine
Ferrié Jean-Noël
KARTHALA
24,00 €
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EAN :9782845865655
La religion n'instaure pas un ordre et il est possible de décrire son insertion dans la routine de la vie quotidienne sans supposer qu'elle domine la vie des acteurs et sans nier, pour autant, la spécificité de sa présence. L'islam, dans le cas qui nous occupe, ne fonde ni une appartenance ni un engagement. Il ne construit pas un collectif. On peut, en effet, participer à un rite et penser à autre chose, s'identifier à une religion et ne pas en faire le coeur de son identité. Pourtant, les Européens travaillant sur l'islam semblent avoir confondu la domination publique d'une référence - l'islam - avec la capacité de cette référence à diriger l'ordre des choses. L'interprétation de l'islamisme en termes de retour du religieux fut la version contemporaine de cette erreur. On sait pourtant, au moins depuis que Geertz a comparé le Maroc et l'Indonésie, qu'il n'existe pas un islam mais autant d'islams que de sociétés musulmanes et, sans doute, autant d'islams que de systèmes d'action dans lesquels cette référence est engagée. Et il existe aussi des systèmes d'action, sans doute les plus nombreux, dans lesquels cette référence n'est jamais engagée, bien qu'ils soient le fait de musulmans. C'est cette réalité que le présent ouvrage entend décrire.
Nombre de pages
242
Date de parution
01/02/2005
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845865655
Auteur
Ferrié Jean-Noël
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20050201
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242,00 €
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L'Égypte est-elle à la croisée des chemins? La crise économique et sociale minerait un régime déjà privé de légitimité pour cause d'autoritarisme caractérisé. Critiqué par les démocrates, il subirait la pression des islamistes, notamment celle des Frères musulmans qui ont remporté 88 sièges lors des dernières élections parlementaires. Enfin, se profile le terme de la longue présidence d'Hosni Moubarak, arrivé au pouvoir en 1981. Gamal, le fils du président, apparaît de plus en plus comme le successeur possible. Pour la première fois, ce ne serait pas un militaire. Pour autant, l'Égypte n'explose pas et cet ouvrage explique pourquoi en démontant les mécanismes du "système Moubarak'. La succession qui approche impliquera toutefois des changements: le fils du président et les réformateurs qui l'entourent souhaitent infléchir le cours des choses. C'est donc une période risquée qui s'ouvre, où se pose avec acuité la question du rôle que vont y jouer les Frères musulmans. Biographie de l'auteur Jean-Noël Ferrié, directeur de recherche au CNRS (Pacte, Institut d'études politiques de Grenoble) est politiste. Il a été deux fois en poste en Egypte, au Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej) du ministère des Affaires étrangères. Il est l'auteur de Le Régime de la civilité en Egypte. Public et réislamisation (CNRS-Editions, 2004)."
La sociologie comme la politologie des sociétés musulmanes ont généralement confondu la domination publique d'une référence - l'islam, ses rites et ses règles - avec la détermination, par cette référence, des systèmes d'action dans lesquels les hommes se trouvent engagés. Mais comment expliquer, d'un même point de vue, la simultanéité, à l'intérieur d'un seul espace social, de l'islam et de l'autonomie des systèmes d'action des personnes vis-à-vis de la religion ? Comment envisager l'islam sous cet angle et ne plus l'appréhender comme le terme central de toute explication ni considérer ses acteurs comme de simples marionnettes de la religion ou, s'ils s'en écartent, comme de purs marginaux ? Dans une Égypte contemporaine agitée de débats religieux, de scandales, de faits divers et de controverses portant sur la moralité, l'auteur entend montrer qu'une référence peut apparaître dominante sans dominer la vie des gens et, surtout, que les systèmes d'action les plus communs - ceux qui tissent la vie quotidienne - peuvent défaire l'omnipotence d'une référence ou d'une norme, sans pour autant la nier.
L'ouvrage se propose de faire le point sur l'état d'ouverture politique des régimes autoritaires du nord de l'Afrique, Egypte comprise. Ne souhaitant ni se dessaisir de leurs prérogatives, ni perdre leur pouvoir, les gouvernants ne s'engagent que tactiquement dans des transitions démocratiques, censées ne pas arriver à leur terme. Leur objectif premier est simplement d'aménager l'autoritarisme pour mieux le conserver. Toutefois, cet aménagement, de fait libéral, peut créer des opportunités, mettre en place des dispositifs complexes qui, tout en favorisant la prorogation de l'autoritarisme, promeuvent aussi, contre le souhait même de ses concepteurs, la démocratisation. Ce sont ces dispositifs que les auteurs de cet ouvrage passent au crible de leurs analyses et de leurs interprétations.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.