Cet ouvrage tente de percer le secret de fabrication des représentants les plus emblématiques de l'excellence scolaire à la française : les élèves scientifiques de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Sans prétendre expliquer l'irréductible singularité de ces trajectoires et encore moins exhiber une recette unique de la réussite, l'analyse des récits des normaliens et de leurs parents permet d'entrevoir, selon les types d'héritages familiaux, l'intensité et les formes variées du travail nécessaire pour produire un normalien ou une normalienne. A ce niveau le plus élevé, l'excellence scolaire est bien une affaire de famille. Comme les diplômés des autres grandes écoles, les normaliens scientifiques sont des héritiers. Mais qui sont les héritières ? Depuis la fusion de l'ENS de Sèvres et de l'ENS d'Ulm, les filles sont devenues une espèce rare en mathématiques et en physique. Celles qui ont résisté à cette éviction ont-elles disposé d'atouts scolaires et sociaux exceptionnels ? EN dépit d'une enquête minutieuse, les auteurs, comme le dit Christian Baudelot dans sa préface, " sont rentrés bredouilles de cette chasse au petit supplément qui ferait la différence ". Filles et garçons sont étonnamment semblables sauf sur un point crucial : elles ont bénéficié, quel que soit leur milieu social, d'une éducation bousculant les stéréotypes de sexe.
Nombre de pages
210
Date de parution
03/05/2000
Poids
266g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738482211
Titre
L'EXCELLENCE SCOLAIRE : UNE AFFAIRE DE FAMILLE. Le cas des normaliennes et normaliens scientifiques
L'écart entre les positions masculine et féminine s'est fortement réduit. Le quotidien des femmes de ce début de siècle n'a que peu de rapports avec celui de leur mère et encore moins de leur grand-mère. Elles ont acquis la capacité de décider de leur vie,individuellement et socialement. Des bastions masculins sont tombés, d'autres sont fortement menacés. Mais le maintien têtu de certaines discriminations sexuées, la reconstitution de nouvelles formes d'inégalités là où on ne lesattendait pas montrent que si la dominationmasculine semble s'être atténuée, elle n'a pas disparu. Qu'il s'agisse des salaires ou des responsabilités professionnelles, des mandats électifs ou des charges parentales, de la visibilité dans la création ou de la liberté sexuelle, le masculin l'emporte encore sur le féminin. L'objectif de cet ouvrage est moins d'insister sur le maintien de ces inégalités que de comprendre comment elles se déplacent, se reconstituent, mais aussi s'atténuent. Et d'essayer de saisir la nature des forces quioeuvrent pour leur extinction comme de cellesqui y font résistance. Biographie de l'auteur Michèle Ferrand est sociologue au laboratoireCultures et sociétés urbaines du CNRS et associée à l'unité Démographie, genre et sociétés de l'INED.Elle est spécialiste des inégalités entre les sexes,dans la famille, au travail et à l'école.
Des histoires qui font la grande histoire de France. On ne présente plus Franck Ferrand, dont les talents de conteur à la radio font parfois oublier la qualité des écrits. Sont ici rassemblés et présentés par ordre chronologique les meilleurs articles qu'il a publiés sur l'histoire de France. Trente-sept tableaux de maître, dont plusieurs inédits, qui conduisent le lecteur de la révolte d'Etienne Marcel en 1357 à la sordide affaire de Bruay-en-Artois en 1972 en passant par l'assassinat de Concini, l'attentat de Damiens, le fiasco de Varennes, la mort énigmatique de Louis XVII, le retour des Cendres, le traité de Versailles ou la sortie du pouvoir de Charles de Gaulle. Les portraits succèdent aux faits divers et aux grands récits, offrant une galerie qui reflète à merveille la riche histoire moderne et contemporaine de la France.
Un album en majesté ! Après le succès des albums publiés en partenariat par Perrin et Radio-Classique Nos Rois de France (14 380 ex.) et Nos Reines de France (8 500 ex.), le célèbre historien a décidé avec ses deux co-auteurs de réunir les meilleurs chapitres des deux volumes en un grand ouvrage de prestige, superbement illustré comme les deux précédents. Sommaire provisoire : Louis VII (1120 - 1180) . Aliénor d'Aquitaine (1124 - 1204) . Philippe II Auguste (1165 - 1223) . Ingeburge de Danemark (1174 - 1236) . Blanche de Castille (1188 - 1252) . Saint Louis (1214 - 1270) . Philippe Le Bel (1268 - 1314) . Charles V (1338 - 1380) . Isabeau de Bavière (1370 - 1422) . Charles VII (1403 - 1461) . Louis XI (1423 - 1483) . Louis XII (1462 - 1515) . Anne de Bretagne (1477 - 1514) . François Ier (1494 - 1547) . Claude de France (1499 - 1524) . Catherine de Médicis (1519 - 1589) . Henri III (1551 - 1589) . Henri IV (1553 - 1610) . Marguerite de Valois (1553 - 1615) . Marie de Médicis (1575 - 1642) . Louis XIII (1601 - 1643) . Anne d'Autriche (1601 - 1666) . Louis XIV (1638 - 1715) . Marie Leszczynska (1703 - 1768) . Louis XV (1710 - 1774) . Louis XVI (1754 - 1793) . Marie-Antoinette (1755 - 1793) .
Donner le pouvoir d'agir à ceux qui ne l'ont pas est un des buts du monde associatif et militant. Les jeunes savent prendre le pouvoir et s'en emparer, ils l'ont amplement démontré. Mais les associations, souvent dirigées par des personnes d'âge mûr, ne partagent pas toujours le pouvoir avec les jeunes et ne savent pas accepter leurs valeurs ni même les écouter. De même les jeunes ne partagent pas les pratiques, ni les identifications, ni les objectifs, ni les désirs, ni les conceptions de la vie de leurs aînés. L'engagement des étudiants et leur participation à la vie associative leur donnent de l'expérience et aboutissent à des résultats pour ceux qui bénéficient de leurs actions. Les étudiants se socialisent et s'entraident dans les associations, ils font mieux vivre la communauté universitaire et l'environnement de leur campus et agissent dans de nombreux secteurs sociaux, éducatifs, sportifs et culturels. Cet ensemble de textes est issu d'un colloque qui a eu lieu en décembre 2004 à l'Université de Paris 8. Le thème en était le pouvoir d'agir des étudiants.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.