L'extraordinaire fécondité littéraire de Simenon a suscité deux contresens. Le premier a été commis par ses détracteurs : arguant de l'antinomie entre quantité et qualité, ils n'ont voulu voir en lui qu'un fabricant de romans de gare largement surfaits. Il n'en fallait pas davantage pour que les plus zélés simenoniens fassent de leur maître un génie instinctif de l'écriture, un phénomène, un mystère ou un cas. Or, une lecture attentive des romans et des déclarations de Simenon conduit à voir dans ce point de vue un second contresens. Plus lucide que ses défenseurs les plus ardents, le romancier savait ce que son prétendu instinct devait à sa puissance de travail, à ses voyages et à sa culture intellectuelle. C'est cette culture, trop souvent sous-estimée, que les essais présentés dans cet ouvrage tentent de cerner à la faveur d'une lecture attentive de trois romans marquants de l'écrivain liégeois. Pour en finir avec le mythe de " Simenon, imbécile de génie ".
Nombre de pages
160
Date de parution
15/05/2009
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296093157
Titre
Georges Simenon. Trois romans et un mythe
Auteur
Ferrand Jean-Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20090515
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Que reste-t-il des philosophies du sujet après les attaques que les sciences humaines ont lancées contre elles ? L'amertume des illusions perdues ? La nostalgie d'un humanisme exaltant mais désormais indéfendable ? Nul ne saurait l'affirmer hâtivement, car les fondateurs de la psychanalyse et de la sociologie n'ont jamais eu d'autre but que de donner au sujet de la philosophie classique les moyens de devenir, à la faveur d'une connaissance plus profonde des déterminismes qui pèsent sur lui, ce qu'il est vraiment : une liberté qui se crée indéfiniment elle-même.
En établissant l'existence d'une volonté inconsciente, Schopenhauer a ruiné l'idée, chère à la philosophie classique, d'une volonté conçue comme la manifestation la plus haute de la conscience humaine et de sa dignité. Avec Schopenhauer, c'est donc une certaine confiance en soi que le sujet conscient a définitivement perdue. Ses réflexions ont imposé à ses lecteurs des désillusions si nombreuses qu'elles ont donné à son oeuvre une juste réputation de lucidité. Le propos de ce livre est de montrer le bien-fondé de cette renommée en exposant, dans un souci constant de clarté, les affirmations philosophiques majeures qui en font l'objet.
Que reste-t-il des philosophies du sujet après les attaques que les sciences humaines ont lancéescontre elles ? L'amertume des illusions perdues ? La nostalgie d'un humanisme exaltant mais désormais indéfendable ? Nul ne saurait l'affirmer hâtivement, car les fondateurs de la psychanalyse et de la sociologie n'ont jamais eu d'autre but que de donner au sujet de la philosophie classique les moyens de devenir, à la faveur d'une connaissance plus profonde des déterminismes qui pèsent sur lui, ce qu'il est vraiment : une liberté qui se crée indéfiniment elle-même.
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