Le Dictionnaire à l'usage des sourds et muets de l'abbé Ferrand est le plus ancien dictionnaire de langue des signes connu, et c'est d'emblée un vrai dictionnaire de langue des signes. A la différence du Dictionnaire de l'abbé de l'Epée, qui ne donne que des paraphrases en français des termes à définir, celui de l'abbé Ferrand ne compte guère d'entrées sans un ou deux, voire trois ou quatre signes, tant d'usage ou d'explication que méthodiques. Parmi ces signes, près de 500 sont attestés dans les dictionnaires du XIXe siècle, dont plusieurs dizaines se retrouvent dans ceux du XXe : l'ouvrage permet d'accéder aux tout débuts de la langue des signes française. Originaire de Lorient, bon prédicateur, l'abbé Ferrand est nommé en 1776 chanoine de la cathédrale de Chartres et Supérieur de la congrégation des Filles de la Providence de la même ville. Après avoir lu l'Institution des sourds et muets par la voie des signes méthodiques de l'abbé de l'Epée paru la même année, il assiste aux leçons de l'école de sourds-muets que ce dernier tient à Paris. Sur son exemple, il recueille des sourdes-muettes pour lesquelles il ouvre une classe au sein de l'école de la Providence de Chartres. Il forme pour les enseigner en langue des signes une jeune institutrice, Soeur Marie Montangé, à l'intention de laquelle il compose son dictionnaire. Retrouvé un siècle plus tard, l'ouvrage est imprimé à 300 exemplaires en 1897 par le docteur J.-A.-A. Rattel, ancien médecin de l'Institut National de Jeunes Sourds de la rue Saint-Jacques. Quant au manuscrit, il brûlera en mai 1944 dans l'incendie de la Bibliothèque publique de Chartres. Un des cinq derniers exemplaires connus de l'édition Rattel a été retrouvé par Françoise Bonnal-Vergès qui en donne ici le texte entièrement corrigé, précédé d'une introduction historique et critique.
Nombre de pages
208
Date de parution
11/01/2008
Poids
228g
Plus d'informations
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EAN
9782915806359
Titre
Dictionnaire à l'usage des sourds et muets
Auteur
Ferrand Jean ; Bonnal-Vergès Françoise
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
228
Date de parution
20080111
Nombre de pages
208,00 €
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Que reste-t-il des philosophies du sujet après les attaques que les sciences humaines ont lancées contre elles ? L'amertume des illusions perdues ? La nostalgie d'un humanisme exaltant mais désormais indéfendable ? Nul ne saurait l'affirmer hâtivement, car les fondateurs de la psychanalyse et de la sociologie n'ont jamais eu d'autre but que de donner au sujet de la philosophie classique les moyens de devenir, à la faveur d'une connaissance plus profonde des déterminismes qui pèsent sur lui, ce qu'il est vraiment : une liberté qui se crée indéfiniment elle-même.
En établissant l'existence d'une volonté inconsciente, Schopenhauer a ruiné l'idée, chère à la philosophie classique, d'une volonté conçue comme la manifestation la plus haute de la conscience humaine et de sa dignité. Avec Schopenhauer, c'est donc une certaine confiance en soi que le sujet conscient a définitivement perdue. Ses réflexions ont imposé à ses lecteurs des désillusions si nombreuses qu'elles ont donné à son oeuvre une juste réputation de lucidité. Le propos de ce livre est de montrer le bien-fondé de cette renommée en exposant, dans un souci constant de clarté, les affirmations philosophiques majeures qui en font l'objet.
L'extraordinaire fécondité littéraire de Simenon a suscité deux contresens. Le premier a été commis par ses détracteurs : arguant de l'antinomie entre quantité et qualité, ils n'ont voulu voir en lui qu'un fabricant de romans de gare largement surfaits. Il n'en fallait pas davantage pour que les plus zélés simenoniens fassent de leur maître un génie instinctif de l'écriture, un phénomène, un mystère ou un cas. Or, une lecture attentive des romans et des déclarations de Simenon conduit à voir dans ce point de vue un second contresens. Plus lucide que ses défenseurs les plus ardents, le romancier savait ce que son prétendu instinct devait à sa puissance de travail, à ses voyages et à sa culture intellectuelle. C'est cette culture, trop souvent sous-estimée, que les essais présentés dans cet ouvrage tentent de cerner à la faveur d'une lecture attentive de trois romans marquants de l'écrivain liégeois. Pour en finir avec le mythe de " Simenon, imbécile de génie ".
Que reste-t-il des philosophies du sujet après les attaques que les sciences humaines ont lancéescontre elles ? L'amertume des illusions perdues ? La nostalgie d'un humanisme exaltant mais désormais indéfendable ? Nul ne saurait l'affirmer hâtivement, car les fondateurs de la psychanalyse et de la sociologie n'ont jamais eu d'autre but que de donner au sujet de la philosophie classique les moyens de devenir, à la faveur d'une connaissance plus profonde des déterminismes qui pèsent sur lui, ce qu'il est vraiment : une liberté qui se crée indéfiniment elle-même.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.