Monde(s) N° 25, juin 2024 : Welfare State et développement : circulations globales et politiques loc
Ferrand Antoinette ; Mayens Paul
PU RENNES
24,99 €
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EAN :9782753597297
Ce volume s'inscrit dans une perspective critique de l'histoire du Welfare State, souvent trop eurocentrée, en en montrant les formes et déploiements dans les Suds décolonisés. L'objectif de ce dossier est de mettre en évidence, à partir de travaux originaux menés sur les terrains sud-américains, africains et asiatiques, le rôle essentiel joué par l'échelon étatique dans la mise en place de politiques de Welfare dans les pays des Suds, et l'articulation de celles-ci aux objectifs de développement économique, que ceux-ci soient impulsés au niveau local, national ou transnational. Il s'agit de croiser deux historiographies, celle des études de développement et celle du Welfare State global, aux typologies de plus en plus élaborées (Seekings 2008 ; Eibl 2020 ; Øverbye 2021). D'une part, l'un des acquis récents de la première a trait au caractère transnational des politiques sociales menées dans les pays du Sud : parmi les différents acteurs impliqués dans les projets de développement, l'Etat constitue une interface privilégiée, que renforcent les restructurations institutionnelles de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale (Hodge 2017 ; Jeronimo, Monteiro et Unger 2018 ; Kott 2021). D'autre part, cette même période apparaît comme l'âge d'or du Welfare State dans les pays des Nords industrialisés, d'où la question d'une certaine homogénéisation mondiale sur ce modèle. La perspective que propose ce dossier consiste à nouer ces deux éléments, afin d'interroger le rôle des politiques de développement dans la constitution en Welfare State des Etats des Suds. Les contributions rassemblées dans ce dossier offrent un éventail de cas d'études de la manière dont un Etat prend appui sur un projet de développement pour étendre son domaine d'influence ou d'action.
Nombre de pages
195
Date de parution
13/06/2024
Poids
423g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782753597297
Titre
Monde(s) N° 25, juin 2024 : Welfare State et développement : circulations globales et politiques loc
Auteur
Ferrand Antoinette ; Mayens Paul
Editeur
PU RENNES
Largeur
210
Poids
423
Date de parution
20240613
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195,00 €
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Comment se constituent les réseaux de confidences sur la vie sexuelle personnelle? Voici une approche originale de l'émergence des réseaux dans laquelle des acteurs créent des relations, ou s'interdisent d'en créer, en tenant compte des liens préexistants. L'auteur suggère d'interpréter les choix des acteurs en combinant les effets de trois types de régulation: normes macro sociales, normes spécifiques d'un réseau, conventions interpersonnelles entre les acteurs.
La République peut-elle encore être utile pour répondre à la crise politique et morale qui touche la France, probablement plus encore que d'autres pays européens? Qu'est devenu le peuple? A-t-il disparu, dispersé, évaporé sous l'effet conjugué de la prépondérance de la classe moyenne et d'une masse d'individus précaires toujours plus importante dont on ne discernerait plus les contours? Il n'y a pas de République sans prise en compte de la question sociale; et sans peuple que deviennent les citoyens? Les grands récits universels ne sont plus ni souhaités, ni souhaitables. Doit-on pour autant renoncer à tout projet commun, à ce qui donne son existence à l'espace démocratique et fait vivre le débat public? La politique a besoin de se construire sur des projets et sur des idées. C'est la conviction des auteurs de cet ouvrage qui, par leur diversité, souhaitent apporter une contribution nouvelle à gauche. Les idées républicaines, celles du 21e siècle, portées par une nouvelle génération, se doivent d'être présentes dans ce débat.
Violaine, enfant atteinte d'une grave affection, et sa mère Giselle ont tenu à rédiger ce témoignage commun, message de courage devant l'issue incertaine de la maladie. Car malgré l'injustice, le quotidien douloureux, il est nécessaire de mobiliser toute son énergie pour aller de l'avant. Face au cancer, il ne faut pas glisser vers un rôle de spectateur attentiste et anxieux, mais plus que jamais devenir acteur de sa propre vie.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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