Le Demos et la Cité. Communautés et assemblées populaires en Asie Mineure à l'époque impériale
Fernoux Henri
PU RENNES
24,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753514355
A l'époque impériale (Ier-IIIe siècle apr. J-C), les cités grecques d'Asie Mineure continuèrent de Ponctionner au plan politique et institutionnel suivant des normes qu'elles jugeaient elles-mêmes naturellement "démocratiques". Par là elles entendaient qu'elles se géraient toujours de manière autonome suivant des règles traditionnelles inchangées, et la communauté des citoyens qui les constituait chacune réunissait encore des hommes libres qui servaient les intérêts de leur petite patrie. Quelle place et quel rôle le demos joua-t-il dans un tel paysage? Les notables, dont une grande partie des études actuelles s'est attachée à analyser les comportements et les desseins politiques, n'ont cessé depuis le courant du IIe siècle av. J-C d'affermir leurs positions dans la cité au point d'en apparaître les dirigeants naturels. Quel besoin avaient-ils dès lors d'un demos, qui pouvait constituer un obstacle à leur prépondérance? En dépit de leurs visées - dominatrices, les notables continuaient à vrai dire de vivre dans un univers limité et clos, la polis, dont la logique de fonctionnement demeurait fondamentalement communautaire. Le demos en constituait l'élément central, en tant qu'il désignait toujours à la fois cette communauté civique, dont les notables comme les citoyens de base étaient partie prenante, et l'assemblée populaire qui en était l'émanation naturelle. Il incarnait de manière éminente la cité et y nourrissait les discours littéraires et politiques des notables, qui n'avaient souvent pas de mois assez durs pour en dénoncer les travers; un discours souvent comminatoire, mais aussi un aveu, celui de devoir composer avec un acteur essentiel. Les sources (épigraphiques, littéraires, archéologiques, numismatiques), reprises dans leur ensemble, modifient notre regard sur une réalité et une institution incontournables. Le demos restait encore au IIIe siècle apr. J-C cet acteur essentiel dont les notables devaient maîtriser l'opinion pour promouvoir leurs desseins politiques. Encore à l'époque sévérienne on continuait de se réunir au théâtre, lieu de la politique par excellence, pour y débattre selon des procédures rigoureuses.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
445
Date de parution
13/10/2011
Poids
726g
Largeur
164mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753514355
Titre
Le Demos et la Cité. Communautés et assemblées populaires en Asie Mineure à l'époque impériale
Auteur
Fernoux Henri
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
726
Date de parution
20111013
Nombre de pages
445,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Fernoux Henri-Louis ; Legras Bernard ; Yon Jean-Ba
La question d'histoire ancienne proposée aux concours de l'Agrégation et du Capes ("L'Anatolie (à l'ouest de l'Halys, y compris les îles possédant des territoires sur le continent), la Syrie et l'Egypte (avec Chypre) de la mort d'Alexandre au règlement par Rome des affaires d'Orient (55 avant notre ère)") conduit à faire le point sur l'histoire autant politique que sociale et religieuse des cités et des royaumes, à l'intérieur d'espaces régionaux nettement caractérisés, qui partagent des traits communs (traditions civiques, pouvoirs royaux) ou au contraire entrent en contact pour la première fois et de manière prolongée avec le monde grec. Maîtrise des espaces, pérennité des structures étatiques, politique des monarchies constituent quelques jalons d'une réflexion à mener sur l'histoire hellénistique de l'Orient méditerranéen Biographie de l'auteur - Henri-Louis FERNOUX est maître de conférences en Histoire ancienne à l'Université de Bourgogne (Dijon). Ses travaux portent sur les sociétés urbaines en Asie Mineure aux époques hellénistique et impériale. Il est l'auteur d'une thèse intitulée Elites et notables des cités de Bithynie, du IIIe s. av. J-C au IIIe s. ap. J-C., Maison de l'Orient et de la Méditerranée, CMO, 31, à paraître- Bernard LEGRAS est maître de conférences en Histoire ancienne à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l'histoire de l'éducation, le droit grec et les transferts culturels dans le cadre de l'Egypte hellénistique. Il a publié, en 1998, Education et culture dans le monde grec, (2e éd., Armand Colin, 2002), et, en 1999, Néotês. Recherches sur les jeunes Grecs dans l'Egypte ptolémaïque et romaine, Genève, Droz. Il a également fait paraître en 2002 Lire en Egypte, d'Alexandre à l'Islam, Picard- Jean-Baptiste YON est chargé de recherche au CNRS (laboratoire HISOMA, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, Lyon). Ses recherches sont consacrées aux populations et aux sociétés du Proche-Orient hellénistique et romain dans le prolongement de sa thèse sur les Notables de Palmyre (publiée en 2002 dans la Bibliothèque archéologique et historique de l'IFAPO, Beyrouth)
Aristocrate ", " aristocratie " sont des notions généralement associées à l'histoire des périodes moderne et contemporaine. De fait, l'usage de ces mots ne remonte guère au-delà de la Révolution française. Pourtant ce vocabulaire a également contaminé les études historiques portant sur les époques antérieures et il est dès lors légitime de s'interroger sur la pertinence de cet usage. Les textes réunis ici sont justement consacrés au concept d'aristocratie tel qu'on l'utilise en histoire ancienne. Le champ couvert est volontairement large puisqu'il couvre les sociétés celte, grecque et romaine sur environ quinze siècles. Plus précisément, les auteurs de ces travaux s'interrogent sur la validité de la notion d'aristocratie en tant que catégorie sociale appliquée aux sociétés anciennes : qu'est-ce qu'une aristocratie, quels rapports avec des catégories voisines comme les élites, la noblesse, etc. ? A travers des exemples variés, les auteurs s'intéressent aux processus de domination sociale à l'?uvre dans les sociétés qu'ils étudient et cherchent à mettre en évidence les modes de construction ainsi que les caractéristiques d'une identité socio-culturelle forte fondée sur l'exemplarité.
Si l'on peine à trouver chez les historiens une définition de la dignité car elle semble relever du domaine de la morale, voire du droit, l'honneur n'est devenu un concept que récemment. Pourtant ce sont deux notions qui font agir a priori les mêmes ressorts psychologiques, l'estime de soi et une forme d'orgueil. Les sciences sociales se sont emparées de la notion d'honneur et l'ont analysée au prisme des "sociétés méditerranéennes" , lui donnant une définition anthropologique dont la compétition, l'obsession de la pureté sexuelle féminine et la violence vengeresse sont les principaux aspects. En réponse à l'injure, à la violence, à la séduction et au viol de la femme, ce modèle exigeant un acte réparateur est-il applicable au monde antique gréco-romain ? Y retrouve-t-on cette obsession du sang et du sexe qui est au coeur du "modèle anthropologique" ? L'ouvrage vise à resituer dans leur contexte historique les deux notions d'honneur et de dignité depuis l'époque archaïque jusqu'à celle de l'Antiquité tardive. Il les envisage selon quatre points de vue : le rapport entre l'individu et sa communauté politique, la nature de l'honneur familial et féminin en particulier, la violence, enfin, les formes du déshonneur. Avec le soutien du laboratoire CReAAH Rennes 2 - LAHM (UMR CNRS 6566), de l'université Rennes 2, de l'UMR CNRS 6566 CReAAH et de l'université de Rennes.
Un manuel de Physique-Chimie 3e structuré de manière spiralaire selon les 4 thèmes du programme, un suivi des compétences et de nombreux outils de différenciation. Une préparation à la nouvelle épreuve du Brevet dans chaque chapitre. Des activités documentaires, expérimentales, tâches complexes ou démarche d'investigation. Un bilan par le texte et l'image. De nombreux exercices pour s'autoévaluer et s'entrainer. Des pages Passerelle-cycle. Des pages Micromag pour ancrer les notions dans le quotidien. La mise en oeuvre des parcours PEAC et avenir + des EPI. Nouveau ! les liens hatier-clic du manuel : des ressources supplémentaires gratuites en ligne.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.