Vivre ensemble. Conflit et cohabitation à Ceuta et Melilla
Fernandez Garcia Alicia
L'HARMATTAN
45,50 €
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EAN :9782343119823
Ceuta et Melilla sont deux enclaves espagnoles situées au nord de l'Afrique et prises par les armes : les Portugais s'emparèrent de Ceuta en 1415 qui devint espagnole en 1640, tandis que les Espagnols conquirent Melilla en 1497. Depuis lors, ces deux territoires à la souveraineté contestée sont des lieux d'affrontements entre les nationalismes espagnol et marocain. Villes-frontières confrontées à l'immigration clandestine, ce sont aussi deux sociétés plurielles où cohabitent juifs, musulmans, chrétiens et hindous. Elles condensent donc tous les défis des sociétés multiculturelles contemporaines, et attirent depuis quelques années l'attention des médias. Elles demeurent pourtant négligées par l'Etat espagnol et profondément méconnues. Comment les relations interculturelles se sont-elles forgées à Ceuta et Melilla au niveau social, politique et linguistique ? Qu'est-ce que vivre ensemble veut dire dans ces enclaves espagnoles ? En s'appuyant sur des archives, plus de 400 articles de presse et un travail de terrain incluant plus d'une centaine d'entretiens avec des élites politiques, des membres d'associations, des citoyens ordinaires, et la passation de questionnaires avec de jeunes élèves, ce livre s'intéresse à leur histoire sociale. A travers les relations interculturelles entre la communauté d'origine péninsulaire et de tradition catholique et celle d'origine marocaine et de confession musulmane, les logiques de conflit et de cohabitation du vivre ensemble sont étudiées. Ce livre, qui dresse un portrait détaillé de ces enclaves méconnues, suscitera ainsi l'intérêt des hispanistes, des sociologues, des historiens et du grand public.
Nombre de pages
472
Date de parution
24/04/2017
Poids
714g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343119823
Titre
Vivre ensemble. Conflit et cohabitation à Ceuta et Melilla
Auteur
Fernandez Garcia Alicia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
714
Date de parution
20170424
Nombre de pages
472,00 €
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Melilla, enclave espagnole au Maroc, constitue un "laboratoire" des relations interculturelles et sociolinguistiques qui existent entre berbères, juifs sépharades et Espagnols issus de la Péninsule. La thèse de ce livre, qui s'appuie sur un travail de terrain, est que les relations interculturelles à Melilla demeurent caractérisées par la domination politique, sociale et linguistique de la communauté catholique espagnole majoritaire.
Professeur certifié d'espagnol, anthropologue et chercheuse en civilisation hispanique contemporaine à l'université de Nice Sophia-Antipolis.Maître de conférences en science politique à l'IUT de Besançon.
L'Espagne et le Portugal d'aujourd'hui propose une analyse comparative des mutations sociales et des défis politiques que connaissent les deux pays depuis la crise économique de 2008 jusqu'à aujourd'hui. Réunissant des contributions d'hispanistes, de sociologues et de politistes français, espagnols et portugais, il propose une synthèse des évolutions sociales de la dernière décennie : les impacts sociaux et économiques des politiques d'austérité, l'essor des nouveaux mouvements sociaux (le "15-M" et "Geração à Rasca"), la naissance d'une "troisième vague" d'émigration touchant fortement la jeunesse, l'évolution des inégalités de genre sur le marché du travail et le devenir des systèmes de protection sociale.
Les transformations sociopolitiques auxquelles sont confrontés les Etats et les sociétés du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord aujourd'hui résultent des bouleversements provoqués par les soulèvements populaires déclenchés en Tunisie, il y a plus de dix ans maintenant. Ces soulèvements ne sont pas parvenus à renverser l'ordre arabe ancien. L'autoritarisme de certains régimes s'est même vu renforcé et consolidé. Cependant, la question de fond est d'analyser l'émergence et le développement de ces mouvements révolutionnaires pour mieux comprendre leurs enjeux actuels (dynamiques identitaires, communautaires ou territoriales, usures idéologiques, crise de l'Etat, place des femmes, rôles de l'armée et des acteurs sociaux, poids du religieux...).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...