L'Identité de la France. 2 Les hommes et les choses II
Braudel Fernand
FLAMMARION
11,70 €
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EAN :9782080156280
Les deux volumes formant le second volet de L'Identité de la France - Les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie et l'économie. Le second volume s'intéresse à la longue primauté de l'"économie paysanne" en France - forme d'économie globale où la vie rurale est encore dominante par rapport à d'autres activités, industrielles et commerciales. Tous les pays d'Europe ont vécu, des siècles durant, en "économie paysanne" et tous s'en sont dégagés plus ou moins vite. La France plus lentement que quelques autres. Cette économie de la France d'hier est d'abord présentée dans son infrastructure : la vie rurale elle-même, avec son poids démographique, les rythmes que lui impose la nature, la lente évolution de ses techniques, le rôle des nouvelles cultures importées du Nouveau Monde, la place respective de l'élevage, de la vigne, des céréales, de la forêt... Le second chapitre est consacré aux superstructures, plus sujettes au changement et aux ruptures, et montre comment les villes, l'avènement de la grande industrie, le commerce, les progrès des moyens de transport, le développement du crédit et du capitalisme modernes ont été les instruments d'une déformation progressive de l'économie paysanne. Jusqu'à l'irruption d'une autre économie, et à l'émergence d'une autre France à travers les turbulences, les changements et les violences de la contemporanéité.
Nombre de pages
544
Date de parution
23/12/2025
Poids
290g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080156280
Auteur
Braudel Fernand
Editeur
FLAMMARION
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109
Date de parution
20251223
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544,00 €
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Au début des années soixante, Fernand Braudel fut sollicité pour rédiger un texte consacré aux grandes civilisations, désormais au programme des classes de terminale, un projet qu'il défendait de longue date. Dans ce manuel, publié pour la première fois en 1963, la langue de Braudel, éloquente et limpide, sa volonté de transmettre à un jeune public une vision de l'Histoire nourrie des autres sciences humaines, servirent à merveille la conviction qui fut toujours la sienne : "Enseigner l'histoire, c'est d'abord savoir la raconter." Par son ambition - il s'attache successivement à l'islam, à l'Afrique noire, à l'Extrême-Orient, aux civilisations européennes, à l'Amérique et à la Russie - et la clarté de son propos, Grammaire des civilisations est devenu un classique traduit en plusieurs langues.
Faisant suite aux ECRITS SUR L'HISTOIRE I (Champs-Flammarion, 1984), cet ouvrage est composé de textes venus d'horizons divers. Il s'ouvre sur une longue confidence de Fernand Braudel exposant les raisons qui l'ont poussé vers l'histoire. "Ma formation d'historien" retrace l'itinéraire du jeune étudiant, ébloui par la Méditerranée qu'il découvre à partir d'Alger, et rencontrant enfin l'Ecole des Annales sur laquelle l'auteur fait une mise au point définitive.Le long article consacré à l'histoire des prix en Europe pendant trois siècles et publié par la CAMBRIDGE ECONOMIE HISTORY en 1967 a marqué des générations d'historiens et fixé les modalités d'étude d'un des chapitres importants de l'histoire économique d'Europe moderne.Les deux courtes biographies qui suivent, consacrées à Charles Quint et à Philippe II, éclairent d'un jour particulier les deux grands monarques espagnols et montrent l'intérêt que Braudel portait aussi à l'histoire événementielle et au récit biographique.L'ouvrage s'achève avec un texte que Braudel, grand admirateur des Souvenirs de Tocqueville, avait écrit en guise de préface à ce dernier ouvrage.Recueil aux multiples facettes donc, et qui reflète l'extrême curiosité du grand historien français.
De 1450 à 1650, pendant deux siècles particulièrement mouvementés, l'Italie aux diverses couleurs, toutes éclatantes, a rayonné au-delà de ses limites propres, et sa lumière s'est répandue à travers le monde. Cette lumière, cette diffusion de biens culturels issus de chez elle, se présente connue la marque d'un destin exceptionnel, comme un témoignage qui, par son ampleur, pèse à son vrai poids une histoire multiple dont le détail, vu sur place, en Italie même, ne se saisit pas aisément, tant il a été divers. Voir l'Italie, les Italie, de loin, c'est rassembler en un faisceau unique une histoire fragmentée entre trop de récits, entre trop d'états et d'états-villes. Finalement, c'est dresser un bilan inhabituel qui est une sorte d'opération de vérité, en tout cas une façon particulière de comprendre la grandeur italienne et ainsi de mieux lui rendre, justice.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.