Un jeune homme, Amer, revient de France dans son village natal, en Kabylie. Il s'éprend de Dehbia, une orpheline que les Soeurs Blanches ont convertie au christianisme. Mais Amer a un rival, Mokrane, qui le hait. En fait, le récit n'est pas seulement une belle et poignante histoire d'amour. Il illustre également le drame de tous les êtres qui, pris entre deux civilisations, risquent d'être broyés. Ce livre "luxuriant et sombre" comme l'écrivait André Wurmser dans les Lettresfrançaises est peut-être le chef-d'oeuvre de Mouloud Feraoun. Dans les Lettres nouvelles, Maurice Chavardès en reconnaissait "la grandeur singulière" et affirmait : "En abordant le problème de l'incommunicabilité des êtres, Mouloud Feraoun est sans doute le premier romancier nord-africain qui ait dépassé les révoltes ethniques et sociologiques, atteignant par contrecoup à l'universalité de la grande littérature". "Il était de ces êtres comme Camus les aimait : silencieux, fins et solides, accordés à la vie. " Jean Daniel, Preuves. "Cet honnête homme, cet homme bon, cet homme qui n'avait jamais fait de tort à quiconque, qui avait dévoué sa vie au bien public, qui était l'un des plus grands écrivains de l'Algérie, a été assassiné. " Germaine Tillion, Le Monde.
Nombre de pages
224
Date de parution
01/01/1957
Poids
232g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782020008785
Titre
Les chemins qui montent
ISBN
2020008785
Auteur
Feraoun Mouloud
Editeur
SEUIL
Largeur
130
Poids
232
Date de parution
19570101
Nombre de pages
224,00 €
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Les murs tremblent. L'atmosphère est empoisonnée de haine et de fureur. Claire est parmi les siens. Moi, je me cache jusqu'à la fin des négociations. Elle est française, je suis algérien? Quelques jours avant son assassinat, Mouloud Feraoun compose les premiers chapitres de ce roman inachevé, suivis ici d'études, de récits et de trois textes autobiographiques. Né en 1913 à Tizi Hibel, Mouloud Feraoun a enseigné plusieurs années en Algérie avant d'être nommé inspecteur des Centres sociaux. Il est notamment l'auteur du Fils du pauvre et de La Terre et le Sang (Prix populiste 1953). Il est mort assassiné en 1962 à Alger.
Les récits regroupés dans ces jours de Kabylie apparaissent tels d'indispensables compléments au journal de Mouloud Feraoun et aux situations géographiques et narratives de son oeuvre romanesque. Les illustrations de Charles Brouty, fin connaisseur de l'Algérie, ne sont pas de simples « mises en images » mais s'intègrent véritablement au texte pour s'y fondre et lui donner du relief. Les visions des deux auteurs, l'artiste et l'écrivain, se mélangent ainsi et donnent à ce livre toute sa saveur; l'évocation de la Kabylie, de ses paysages comme de ses habitants, y prend une dimension aussi pudique et sensible que poignante.
Les murs tremblent. L'atmosphère est empoisonnée de haine et de fureur. Claire est parmi les siens. Moi, je me cache jusqu'à la fin des négociations. Elle est française, je suis algérien... Quelques jours avant son assassinat, Mouloud Feraoun compose les premiers chapitres de ce roman inachevé, suivis ici d'études, de récits et de trois textes autobiographiques. Né en 1913 à Tizi Hibel, Mouloud Feraoun a enseigné plusieurs années en Algérie avant d'être nommé inspecteur des Centres sociaux. Il est notamment l'auteur du Fils du pauvre et de La Terre et le Sang (Prix populiste 1953), disponibles en Points. Il est mort assassiné en 1962 à Alger. " M. Feraoun a porté aux yeux du monde, à l'instar de Mammeri, Dib, Kateb, les profondes souffrances et les espoirs tenaces de son peuple. " Tahar Djaout
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...