Depuis que les régimes issus des coups d'Etat militaires ont de plus en plus de mal à se faire accepter dans les milieux de la haute finance internationale, les dictateurs africains se sentent plus en sécurité et parés contre les légendaires menaces de bruits de bottes. Ceux qui, après le souffle du grand vent de l'Est, se sont surpris encore détenteurs du pouvoir, profitant de l'accalmie observée pendant la dernière décennie, se sont jurés de le garder éternellement. Ils ont fait travailler leurs méninges. Le jeu consiste simplement à ériger la police publique en une milice d'Etat chargée de terroriser les populations à l'extrême et le tour est joué. C'est ainsi qu'ils réussissent, s'entourant des structures leur servant d'alibis démocratiques, à tromper la communauté internationale et à dominer un peuple paupérisé, affamé et devenu indolent. Safari au paradis noir est le film d'une société en proie à une forme d'oppression qui s'implante et tend à s'enraciner dans ces pays d'Afrique dont les dirigeants ont été, dans les années 90, contraints de démocratiser la vie politique. L'auteur choisit de présenter sous la forme d'une aventure romanesque et pleine d'humour, des faits et des événements authentiques. Il entraîne ses héros Franck et Jack, deux sympathiques touristes américains qui ont longtemps rêvé d'un voyage en Afrique, dans ce paradis obscur où des individus ont droit de vie et de mort sur d'autres et leur font vivre les affres d'une dictature occulte : la dictature policière.
Nombre de pages
281
Date de parution
02/09/2005
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747586931
Titre
Safari au paradis noir
ISBN
2747586936
Auteur
Fenkam Frédéric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20050902
Nombre de pages
281,00 €
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Un beau jour, beau comme ce jour, la lumière se répand. La déesse de la transe chante, parle, gémit ; plus que jamais sa voix conquiert monts et vallées, plaines et récifs, bêtes sauvages et reptiles venimeux. Lorsqu'elle traverse ce temps, son corps vibre tel un séisme qui perturbe les coeurs ; son souffle grand comme le tonnerre, ne saurait être un joyeux livre pour les yeux et les oreilles de l'enfant. Le grand-père : ah ! Crâne de mes aïeuls ; libellule du sacrifice ; grillon chantant après la récolte des arachides ; l'huile du sacrement coule de la colline des dieux. Menyiengué ! Ce fut ce qui animait un peuple dans les temps reculés ; ce temps reculé où notre biberon n'était pas encore envisagé".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...