Histoire de la vieillesse en France (1900-1960). Du vieillard au retraité
Feller Elise ; Bois Jean-Pierre
SELI ARSLAN
32,50 €
Epuisé
EAN :9782842761073
La France a été le premier pays en Europe, et probablement au monde, à connaître, dès le début du XXe siècle, les signes d'un vieillissement démographique qui, confondus avec les signes d'une décrépitude liée à la vieillesse, lui apparurent d'abord comme une menace. Au long d'une période charnière, de la loi de 1905 instituant l'assistance obligatoire aux "vieillards indigents" jusqu'au Rapport Laroque dessinant les contours du "troisième âge", cet ouvrage cherche à démêler les réalités et les représentations, à repérer les pesanteurs ou les évolutions qui ont façonné durablement nos mentalités et nos comportements. Stigmatisés par le discours démographique et mis à distance par le corps médical, les gens âgés ne peuvent s'émanciper de stéréotypes souvent péjoratifs, alors même qu'ils sont entraînés, du fait des deux guerres mondiales, de l'inflation et de la généralisation du salariat, vers des formes de socialisation nouvelles. Des couches de plus en plus larges de la population vieillissante relèvent d'un traitement collectif, où charité, bienfaisance, assistance et assurance s'entrecroisent sans toujours s'exclure. La notion de retraite, encore rejetée en 1910 par des Français rétifs au salariat permanent, fédère au milieu du siècle un groupe d'âge, capable de faire entendre ses revendications et de réaménager positivement la fin de son cycle de vie. Jamais le sens et l'expérience de la vieillesse n'ont changé aussi vite et aussi profondément. Ces métamorphoses travaillent l'ensemble des parcours de vie et amènent les Français à redéfinir leurs stratégies à tous les âges et dans tous les domaines: famille, patrimoine, emploi, formation, santé, loisirs ou culture. La vieillesse apparaît alors non seulement comme une construction sociale mais aussi comme un facteur décisif du changement social. A la lumière de son histoire, serait-il possible en France de penser enfin la vieillesse en terme de dynamique sociale plutôt qu'en terme de déclin?
Nombre de pages
352
Date de parution
30/03/2005
Poids
478g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782842761073
Titre
Histoire de la vieillesse en France (1900-1960). Du vieillard au retraité
Auteur
Feller Elise ; Bois Jean-Pierre
Editeur
SELI ARSLAN
Largeur
148
Poids
478
Date de parution
20050330
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Susciter dans un service de la SNCF, peu connu du public et en pleine mutation, l'émergence d'une " mémoire " jusque-là négligée, retrouver et comprendre les ressorts d'une action souvent exemplaire, mobiliser pour cette tâche des hommes et des femmes fortement liés au service lui-même, par leur vie professionnelle, leurs amitiés et leur engagement, le projet était ambitieux. Elaboré par une équipe d'acteurs sociaux, cet ouvrage en est l'aboutissement. Il raconte la mise en place des services sociaux dans les réseaux ferroviaires par les pionnières de l'action sociale en France. A travers des analyses historiques et sociologiques, est expliqué le rôle de ces étonnants ingénieurs qui eurent l'idée de créer de tels services. Enfin, il montre que ces services sociaux furent à la pointe du travail social, par exemple en introduisant en France le case-work. Construit à partir des archives et de nombreux témoignages, cet ouvrage apporte une contribution originale à l'histoire sociale, à l'histoire des femmes en particulier et à l'histoire immédiate du XXe siècle.
Premier pays en Europe et dans le monde sans doute, la France est entrée dans la révolution démographique. " Le vieillissement démographique" du début du XXème siècle est vécu comme un problème, voire une menace. Relevant d'un traitement collectif, la vieillesse devient un problème social. Encore rejetée en 1910, la notion de retraite fédère désormais un groupe d'âge capable de se faire entendre et de réaménager positivement la fin de son cycle de vie.
Elaboré par un groupe de professionnelles de l'action sociale, cet ouvrage se veut avant tout un témoignage, reposant sur la centaine d'entretiens réalisés depuis dix ans auprès d'anciens du service et de l'entreprise, complétés par la collecte et l'exploitation, encore partielles, des archives internes. Après un précédent ouvrage portant sur la création, dès la fin du XIXe siècle, et le développement, au cours de l'entre-deux-guerres, de " services sociaux " au sein des Compagnies de Chemin de fer, ce livre prolonge l'enquête dans les décennies où triomphe l'Etat-providence, jusqu'aux grandes mutations des années 1980. La période retenue (1945-1985) cerne, dans l'histoire de la SNCF et de son action sociale, une période particulière dont nous pouvons maintenant percevoir la spécificité, les forces et les faiblesses. La vigueur des orientations prises, la multiplicité des réalisations accomplies éclairent non seulement les caractères et l'évolution de la société cheminote, mais aussi le poids symbolique qu'elle a acquis dans le paysage social français. En effet, menée par un personnel déjà aguerri, dans une entreprise nationalisée emblématique, au sein d'une profession particulièrement attentive aux droits des travailleurs, l'action conduite a retenti bien au-delà de l'entreprise elle-même, influençant nettement l'histoire sociale de notre pays.
Dans le cadre d'une réflexion collective animée par le Lamop (UMR 8589) sur la circulation des richesses au Moyen Age, cet ouvrage de référence définit certains des critères guidant la prise de décision des seigneurs en matière de politique économique. Il démontre que, loin d'être des surconsommateurs parasites, les seigneurs sont des agents économiques susceptibles de prendre des décisions informées, conscients en tout cas de leurs revenus et de l'évolution de ceux-ci. Partant de l'analyse des revenus tirés du travail paysan ainsi que de la structure du prélèvement opéré sur les terres, les auteurs de l'ouvrage établissent les normes du comportement seigneurial à travers une enquête portant sur toute l'Europe occidentale. Au c'ur du questionnement se trouve toujours la question de la conversion - c'est-à-dire du moment où les gestionnaires changent de mode de prélèvement - et de ses modalités. Il s'agit d'abord d'une opération technique et c'est ainsi qu'elle est ici envisagée sous les différents aspects qu'il a été possible de retrouver. Les revenus seigneuriaux ne sont pas un donné stable et leur structure, en argent ou en nature, est susceptible d'évoluer. Face aux événements économiques perceptibles comme l'inflation monétaire et la hausse des prix, ou encore l'augmentation de la demande urbaine, les seigneurs réagissent. Des choix sont faits, des décisions sont prises qui touchent à l'organisation même du prélèvement seigneurial. Derrière les transformations décidées dès le XIIe siècle par des acteurs individuels se lit le rapport des seigneurs au marché et à l'économie d'échange, qui s'avère extrêmement complexe. Les études de cas proposées les montrent aptes à tirer le meilleur parti possible de leur allocation de ressources, sans préjudice bien sûr des autres déterminants de leur action puisqu'ils demeurent contraints par un code complexe qui leur permet tout à la fois d'assurer et de renforcer leur domination sur le monde paysan et de construire leur prestige, leur pouvoir et leur honneur. La seigneurie est un organisme vivant dont les gestionnaires savent calculer, parfois dans le long terme, et prendre des décisions dont les motivations sont aussi de nature économique.
Cours introductif pour les formations aux métiers du soin et de la santé Les programmes de formation aux différents métiers de la santé ont de nombreuses exigences : quelle que soit leur filière, les étudiants sont censés comprendre et assimiler des données théoriques et scientifiques de plus en plus volumineuses et diversifiées. La question du sens de leur projet professionnel et de leur future activité ne saurait cependant se laisser submerger par la masse des informations à maîtriser. L'intensité de cette question personnelle du sens ne peut non plus être absorbée par la technicité de la discipline philosophique. L'ambition de ce livre de cours est de relever le défi, éthique et pédagogique, d'amener le lecteur, futur praticien des soins et non philosophe professionnel, à entrer dans un questionnement philosophique personnel. L'abord philosophique et anthropologique du corps constitue un point de départ adapté pour se lancer dans un tel questionnement. Il s'agit de chercher à comprendre le sens de l'espace, du mouvement, de l'effort, des apparences corporelles, d'interroger nos attitudes et postures, privées et professionnelles. Trop longtemps, le corps a été un objet tabou de la philosophie, alors qu'il est l'objet central des pratiques de soins. Il est temps de prendre la mesure de notre existence incarnée, de notre identité vulnérable, fragile, soumise aux lois de la nature et des cultures. Penser le corps et ses possibles, dépasser le dualisme traditionnel de l'esprit et du corps, se pencher sur la question du corps objet/sujet, insister sur la place des affects, autant de priorités qui exigent toute notre attention aujourd'hui. Cet ouvrage contient les éléments fondamentaux d'une philosophie et d'une anthropologie du corps, tout en s'appuyant sur l'étude de textes philosophiques. En fin de chaque chapitre, le lecteur trouvera des questions lui permettant de vérifier ses acquis, un lexique et un index favorisant ses recherches. Cet ouvrage didactique s'adresse aussi bien aux étudiants inscrits en premier cycle de formation aux divers métiers du soin et de la santé qu'aux enseignants et formateurs non philosophes en recherche de repères pratiques pour penser le corps.
Ce livre s'adresse aux femmes et aux hommes, jeunes ou moins jeunes, qui s'interrogent sur leur consommation d'alcool. Si boire modérément, occasionnellement, de l'alcool constitue d'abord et avant tout un plaisir, une personne donnée peut, imperceptiblement ou brutalement, devenir alcoolodépendante. Pour tenter d'expliquer ce cheminement, l'auteur rend compte de l'omniprésence et de la facilité d'accès de l'alcool dans notre culture. Surtout, il s'appuie sur son expérience et sur les nombreux témoignages de personnes alcooliques et de proches retranscrits dans ce livre pour indiquer comment il est possible de passer d'une consommation agréable d'alcool à la dépendance. La description des divers stades de la maladie alcoolique ainsi que celle des effets sur le plan médical d'une surconsommation d'alcool permettront à chacun de faire le point sur sa consommation, ou de prendre conscience des risques que l'alcool peut faire encourir. Ce livre s'adresse également aux familles et aux proches d'une personne alcoolique. Il s'agit de tenter d'aider ceux qui sont confrontés aux pièges tendus par le patient comme par l'alcool, mais aussi de dévoiler la souffrance que procurent les rechutes, entre autres. Cependant, l'état de dépendance est réversible; l'on peut s'en sortir grâce à l'accompagnement des proches et à celui de professionnels. Ceux-ci, qu'ils soient professionnels de la santé ou du social, pourront aussi trouver dans ce livre des repères utiles sur la réalité de la maladie alcoolique. Si certains ont pu juger les patients alcooliques, lire leurs témoignages, notamment, leur permettra de comprendre la difficulté de leurs parcours, toujours uniques, et de chercher à les aider au mieux, eux-mêmes et leur entourage.
La fin de vie est marquée par des douleurs que l'on sait aujourd'hui atténuer, mais c'est aussi un moment où émergent souvent des questionnements existentiels profonds, les personnes s'interrogeant sur le sens de la maladie, de la vie, de leur vie. Comment accompagner le patient sur ce chemin inéluctable, qui bouscule les certitudes des professionnels et interroge leur propre notion de sens ? L'avènement de la science médicale matérialiste, rationaliste et scientifique a pu faire négliger ces dernières décennies la recherche de sens, la dimension spirituelle de la vie, le mourant pouvant parfois s'estimer abandonné à une solitude existentielle. A la mort reléguée physiquement aux services de soins palliatifs s'ajoute ainsi souvent la mise à l'écart de la question du sens, délaissée elle aussi ou reléguée à une seule question religieuse. L'auteur montre l'importance de ne pas limiter les soins à la prise en compte de la douleur et des symptômes pénibles de l'agonie. Il s'agit de prendre soin d'une personne dont la souffrance est à la fois physique, psychologique et spirituelle. L'être humain mourant transforme la relation de soin en rencontre d'emblée éthique car il se révèle dans sa vulnérabilité, sa fragilité, mais aussi en raison de la force de sa quête de sens aux tout derniers moments de sa vie. En étudiant les rituels de mort, les notions de souffrance spirituelle et existentielle, de dignité en fin de vie, en mêlant des réflexions philosophiques et des exemples de situations observées dans le cadre de sa pratique, l'auteur vise à ériger une éthique du prendre soin en fin de vie. Une relation de soin de qualité exige dans ces derniers moments de la vie d'être authentiquement humain et présent à l'autre qui, confiant en l'écoute proposée, pourra alors d'autant mieux se livrer, être accompagné jusqu'au bout de son chemin.