Freud falsificateur de sa propre entreprise par les cas qu'il a produits au commencement de la psychanalyse ? La controverse a été ouverte récemment par certains auteurs - notamment philosophes. En appelant ici le cas en controverse, nous n'invitons pas seulement à une controverse sur la référence au cas dans la psychanalyse mais à considérer qu'il est dans la nature et dans la fonction du cas de porter en lui-même la controverse. Le cas occupe une place fondatrice dans la constitution des pratiques théoriques et clinico-techniques en psychopathologie et dans la psychanalyse. Qu'appelle-t-on un cas et peut-on encore parler de " cas de psychanalyse " ? Que recherche-t-on au travers de la présentation d'un cas ? Quelles théories implicites sous-tendent les cas produits en " exemple " ? Comment le cas peut-il contribuer à la construction d'un champ théorique ? La vérité du cas est-elle la vérité de l'histoire d'un sujet ? Ces questions - parmi d'autres - sous-tendent les diverses contributions ici réunies. Au moment où l'accent est de plus en plus mis sur la compréhension clinique de l'individualité psychique et de son rôle dans la culture et dans la vie, la question du cas s'impose comme le champ d'une réflexion sollicitant la psychanalyse, la psychiatrie, la psychopathologie mais aussi les sciences du langage, l'histoire, le droit et l'anthropologie.
Nombre de pages
270
Date de parution
31/07/2000
Poids
424g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782130500629
Titre
Le cas en controverse
Auteur
Fédida Pierre ; Villa François
Editeur
PUF
Largeur
155
Poids
424
Date de parution
20000731
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La dépression est-elle une maladie? Une maladie qui se traduirait par un certain nombre de troubles somatiques? Une maladie qui se reconnaîtrait à ses symptômes cliniques et pour laquelle il existerait un traitement adapté, efficace et rapide? Se contenter d'une pilule chimique pour guérir la souffrance morale, n'est-ce pas refuser de voir ce qui est véritablement en jeu dans un état dépressif? N'y aurait-il pas d'autre remède que de supprimer le psychique pour supprimer la dépression? S'appuyant sur sa longue expérience de praticien, Pierre Fédida montre comment la survenue d'un état dépressif s'explique toujours par ce qu'on pourrait appeler la capacité dépressive de l'être humain, c'est-à-dire l'aptitude psychique à amortir les chocs de l'existence. Sans cette protection, l'homme se déprime, et s'il continue de vivre, il ne fait que se maintenir à un niveau d'existence minimal de peur de ne pas être capable d'en supporter davantage. C'est donc la restitution de cette capacité dépressive qui doit être au c?ur de la psychothérapie de la dépression. C'est à cette condition seulement que la vie peut être ranimée de l'intérieur, sans médiateur chimique.
Qu'est-ce qui guérit dans la psychothérapie ? ", la question prend ici une forme naïve, pour interroger la psychanalyse sur son processus thérapeutique et sur la place qu'elle vient à donner aujourd'hui à la pratique psychothérapique. Le débat ouvert - entre psychanalystes - par ce Forum évite les réponses convenues sur la magie de la parole, sur le transfert, sur la levée du refoulement... Il prend appui sur l'expérience clinique de la résistance à la guérison et entraîne ainsi à de nouvelles élaborations tant techniques que théoriques qui ne sont pas sans questionner l'idée même de guérison. Et plutôt que de chercher à opposer psychanalyse et psychothérapie, les auteurs de ce volume se préoccupent de réévaluer la pratique psychothérapique à partir des transformations qui sont à l'?uvre dans le champ de la pensée psychanalytique contemporaine. Pierre Fédida
La psychanalyse est, par essence, une expérience de l'absence. Absence à laquelle les psychanalystes s'empressent habituellement de donner une cause: l'objet perdu. Ou bien ils la réduisent à des figures repérablesla séparation, le deuil, la castration. Mais la moindre de nos "représentations" n'est-elle pas déjà la relique d'une absence? Tout ce que nous appelons psychisme est tissé par l'absence. Pierre Fédida interroge cette absence irréductible à un absent assignable et pourtant constitutive du sujet humain. Sa méditation porte principalement sur l'"écrire" et l'"entendre" du psychanalyste, sur la dépression et la mélancolie, sur le jeu et la métaphore, la dissymétrie et l'intervalle.
La psychanalyse est, par essence, une expérience de l'absence. Absence à laquelle les psychanalystes s'empressent habituellement de donner une cause: l'objet perdu. Ou bien ils la réduisent à des figures repérablesla séparation, le deuil, la castration. Mais la moindre de nos "représentations" n'est-elle pas déjà la relique d'une absence? Tout ce que nous appelons psychisme est tissé par l'absence. Pierre Fédida interroge cette absence irréductible à un absent assignable et pourtant constitutive du sujet humain. Sa méditation porte principalement sur l'"écrire" et l'"entendre" du psychanalyste, sur la dépression et la mélancolie, sur le jeu et la métaphore, la dissymétrie et l'intervalle.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.