Les inscriptions ont pour fonction de porter à la connaissance du public le plus large et pour la plus longue durée diverses informations. Cette fonction de "publicité" assure à l'épigraphie une place particulière parmi les sources historiques. S'impose d'abord une approche technique. Il faut tenir compte de la nature du support, de l'emplacement et de la disposition des textes, de l'écriture, de la langue, de ceux qui ont commandé ou inscrit le texte, du recours qu'ils ont eu aux emprunts, aux formulaires, aux actes de la pratique diplomatique. Mais la tâche principale de l'épigraphiste reste la mise en oeuvre des inscriptions comme apport à l'Histoire. A travers les textes on peut isoler divers éléments de la culture de leurs auteurs : la connaissance de l'Antiquité, le recours très fréquent à la Bible, directement ou à partir de la liturgie, source essentielle pour l'époque. Le monde des saints est omniprésent, qu'il s'agisse de saints modèles, de saints protecteurs ou de saints fondateurs. Les inscriptions sont aussi un moyen privilégié pour comprendre les programmes iconographiques et pénétrer la pensée de leurs auteurs. Elles nous éclairent encore sur la théologie de l'époque et parfois comportent un enseignement moral à la manière d'une prédication. Enfin il faut rappeler le domaine où les inscriptions sont les plus nombreuses, celui des épitaphes. Le présent ouvrage est le fruit de trente ans de recherches. Il se veut un instrument pour étudier cette source et en tirer toutes les informations qu'elle porte. Il est complété par une soixantaine d'illustrations et le commentaire de plus d'une centaine de textes. Robert Favreau, archiviste-paléographe, est directeur honoraire du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (Université de Poitiers).
Date de parution
01/03/1998
Poids
546g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782503506470
Titre
Epigraphie médiévale
Auteur
Favreau Robert
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
155
Poids
546
Date de parution
19980301
Nombre de pages
0,00 €
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Ce volume du Corpus des inscriptions de la France médiévale consacré à la ville de Poitiers inaugure les Hors-Série. Premier terrain d'investigation des épigraphistes en 1974, Poitiers offre un patrimoine inscrit abondant, sans cesse enrichi par les récentes découvertes, à l'instar des peintures murales de la cathédrale Saint-Pierre ou de l'église Sainte-Radegonde. La nouveauté de ce volume réside surtout dans l'élargissement chronologique : les inscriptions des derniers siècles du Moyen Age sont désormais incluses. Le XVe siècle représente à lui seul un quart de la documentation. C'est l'époque où la ville est capitale de l'apanage du duc Jean de Berry, puis capitale judiciaire de Charles VII, époque également où est créée l'Université dont témoigne l'inscription de la cloche. De nouveaux types de textes apparaissent : les fondations pieuses, témoins du changement d'attitude devant la mort. Toutefois ce sont les XIe-XIIe siècles, période des grands chantiers poitevins, qui offrent le plus de documents épigraphiques. La construction et les rénovations d'un certain nombre d'églises, comme Sainte-Radegonde, Saint-Porchaire, Saint-Jean-de-Montierneuf, Saint-Hilaire, Notre-Dame-la-Grande, le baptistère Saint-Jean, sont l'occasion de vastes décors sur les façades, les voûtes, les piliers inspirés de la Bible, de sermons et des vies de saints. Classés par lieux, ces 241 textes gravés dans la pierre, peints sur les vitraux ou l'enduit des murs, incisés dans le métal, lisibles encore sur des broderies, des émaux, une reliure et un tableau, proposent une promenade dans la ville dont ils racontent l'histoire à leur manière sur près de huit siècles. Ce volume offre aussi une plongée dans le monde manuscrit à travers la réception et la transmission des inscriptions, recopiées ou dessinées du XVIIe au XIXe siècle. Grâce à la riche introduction qui les met en perspective, le lecteur trouvera dans l'ensemble de ces textes un apport désormais essentiel pour l'histoire de la culture matérielle, écrite et visuelle du Moyen Age, mais aussi pour l'histoire urbaine et sociale toujours à explorer.
Résumé : Que nous disent les inscriptions sur la Bible au Moyen Age ? Un travail de référence par un spécialiste internationalement reconnu. Les citations ou allusions bibliques sont légion dans les inscriptions du Moyen Age. Quasiment tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament y sont présents, inscrits par exemple sur des phylactères portant la parole des prophètes. Parfois, les inscriptions reprennent seulement un fragment de texte de la Vulgate. Plus de 1 600 versets bibliques se retrouvent ainsi dans les inscriptions médiévales d'Europe. D'autres fois, ce ne sont que des lettres, comme le tau, l'alpha ou l'omega, qui revêtent une puissance évocatrice sans pareille. Par leur omniprésence dans le paysage monumental et artistique médiéval et par leur subtilité, ces références bibliques irriguent les images ou les espaces de leur sens profond. Les reconnaître et les comprendre, c'est donner toute leur richesse aux scènes des peintures murales, sculptures sur pierre ou sur métaux, vitraux. Riche et fascinant parcours thématique à travers les inscriptions médiévales d'Europe, cet ouvrage constitue non seulement un outil de travail pour tous les historiens, mais il met aussi à disposition d'un public élargi le résultat d'une recherche personnelle de longue haleine. Tout médiéviste et tout lecteur passionné fera de ce livre son miel.
Chauvaud Frédéric ; Favreau Robert ; Hiernard Jean
Résumé : Poitiers est assurément une des grandes capitales de l'Antiquité finissante et du Moyen Age, la ville d'Hilaire, de Martin, de Venance Fortunat, de Radegonde. Mais son histoire ne s'arrête pas là ; elle garde aussi le souvenir de Rabelais et de Scévole de Sainte-Marthe, offre quelques bâtiments insignes de la Renaissance, tels l'hôtel de Beaucé et l'hôtel Fumé. Mais le renouveau, ce qui fait vraiment de Poitiers une ville contemporaine, "à l'aise dans son époque" pour parier comme Zola, est récent, du beau musée Sainte-Croix de Jean Monge (1970) à la médiathèque François-Mitterrand, du Théâtre Auditorium (TAP) au viaduc Léon-Blum. Le piéton de Poitiers sera sensible aux géographies secrètes, aux fantômes qui hantent cette ville toujours recommencée, et pourra méditer sur son passé et envisager son futur. Et c'est une ville nouvelle, insoupçonnée, qui lui sera révélée.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.