Mathieu Matégot. Du design à la tapisserie, Edition bilingue français-anglais
Favardin Patrick
NORMA
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EAN :9782915542691
Présentation de l'éditeur De Mathieu Matégot, qui fut l'un des designers les plus connus des années 50, le public ne connaît généralement que quelques meubles emblématiques, fruit de son travail sur la tôle perforée ou le rotin : la chaise Nagasaki, le porte-revue Javaou encore le fauteuil Férotin... Cet artiste d'origine hongroise, créateur, entrepreneur et décorateur, a pourtant fait preuve d'une grande productivité pendant près de quarante ans, jouant avec la matière, la forme et la couleur aussi bien dans ses créations de meubles, de 1945 à 1959, que dans l'art de la tapisserie, auquel il commence à s'intéresser dès 1939 et qu'il exercera jusque dans les années 80. Mathieu Matégot est peut être d'abord l'inventeur d'un véritable langage, dont les deux supports sont le Rigitulle, une tôle perforée qu'il a brevetée et qui lui permet de déployer, par un système de plis, son métal perforé dans l'espace, ainsi que le "férotin", alliance équilibrée de métal et de rotin. C'est aussi un promoteur efficace de ses créations, qui développe sa propre société afin de maîtriser sa production, fait diffu-ser ses meubles à l'étranger, notamment au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, et participe régulièrement, durant les années 50, aux plus grands Salons, tels que le Salon des arts ménagers ou le Salon des artistes décorateurs. Très sollicité, il est amené à répondre à de nombreuses commandes, publiques ou privées : le restaurant végétarien La Saladière, à Paris, une partie du Drugstore des Champs-Elysées, deux foyers bars à la Maison de la radio, un aérodrome à Casablanca, mais aussi de nombreuses tapisseries pour Air France, le consulat de France à New York, et enfin une tapisserie de 85 m2 , à l'époque la plus grande du monde, pour le conseil général de Seine-Maritime. Cet ouvrage écrit par Patrick Favardin, spécialiste des arts décoratifs de la seconde moitié du XX e siècle, revient sur l'en-semble du parcours de Matégot, de sa découverte du métal perforé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à ses dernières tapisseries des années 80. Grâce à de nombreux documents d'époque provenant notamment des archives familiales, il aide à mieux comprendre la genèse de ses créations, mais aussi à découvrir comment l'artiste contrôlait avec finesse la production et la diffusion de ses oeuvres en organisant ses prises de vue, en éditant ses brochures... Il permet avant tout de redécouvrir une oeuvre riche et variée, qui fait indéniablement de Mathieu Matégot l'un des plus grands créateurs de la période des Trente Glorieuses.
Nombre de pages
352
Date de parution
01/10/2014
Poids
2 250g
Plus d'informations
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EAN
9782915542691
Titre
Mathieu Matégot. Du design à la tapisserie, Edition bilingue français-anglais
Auteur
Favardin Patrick
Editeur
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0
Poids
2250
Date de parution
20141001
Nombre de pages
352,00 €
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Le renouveau des arts décoratifs dans la France d'après guerre est d'une extrême diversité, du style 40 qui perdure à travers les commandes officielles au meuble classique ou néoclassique dont le succès est sans précédent. La modernité, elle, reste un combat à mener après l'échec de l'Union des artistes modernes (UAM) qui, trop rigoriste, n'a su convaincre ni les industriels ni le public. Ce défi est relevé par la jeune génération des décorateurs présentés dans cet ouvrage. Leur approche n'obéit pas aux règles strictes d'une esthétique préétablie, comme le préconisaient les machines à penser leur temps que furent, avant guerre, la Cranbrook Academy aux Etats-Unis, le Bauhaus et l'école d'Ulm en Allemagne ou l'UAM en France. Elle répond aux besoins et aux aspirations d'un pays en pleine reconstruction, avec l'extraordinaire vitalité qui caractérise l'époque. Après une introduction qui met l'accent sur l'alliance d'éthique et d'esthétique, de fantaisie et de rigueur, de cette création française foisonnante et singulière, en marge du design naissant, ce livre s'organise en quatre parties, chacune précédée d'une introduction qui en définit le contexte historique. En premier lieu viennent les grands décorateurs, les maîtres de l'entre-deux-guerres, comme Adnet, Arbus ou Old, et les représentants d'un style 50 en liberté, ludiques et affranchis de tout discours en "isme", que furent Matégot, Royère ou Raphaël. Puis, les grandes figures de la reconstruction - Gascoin, Hitier, Renou ou Sognot - qui ont transmis à la génération suivante le sens d'une modernité exigeante et puriste, parfois d'un étonnant avant-gardisme. Leurs fils spirituels, dont beaucoup demeurent ignorés des historiens du design et qui avaient à peine vingt ans au début des années 50, se nomment Gautier-Delaye, Guariche, Motte, Paulin, Richard ou Philippon et Lecoq. Plus proches des designers étrangers, rêvant d'un art international au service de tous, ils sont les premiers à avoir réussi une véritable collaboration avec les industriels. Outre ces trente-trois monographies biographiques et stylistiques, l'auteur Patrick Favardin analyse la mise en place de structures, totalement nouvelles pour la France, d'édition, de promotion et de diffusion, avec des fabricants comme Airborne, Les Huchers-Minvielle ou Steiner, des galeries comme celle de Steph Simon et la galerie MAI, les ateliers des grands magasins, les revues de décoration et les Salons des arts ménagers et des artistes décorateurs. Autant d'acteurs qui ont apporté avec passion leur réflexion et leur soutien, technique aussi bien que financier, à ce qui fut une aventure sans précédent.
L'oeuvre des frères Cloutier occupe une place singulière dans la céramique française de la seconde moitié du xxe siècle. Tout à la fois fascinante et déroutante, la production des jumeaux, s'appuyant sur une grande maîtrise des savoir-faire, acquise notamment chez Pol Chambost ou Georges Jouve, mêle depuis l'ouverture de leur atelier en 1955 nécessité intérieure, impertinence et humour. Tout en s'inscrivant dans le renouveau de la céramique française, Jean et Robert nous emmènent dans leur terre d'élection, un univers onirique en perpétuel mouvement qu'ils vont explorer tout au cours de leur oeuvre, se jouant des modes et des diktats.
Artiste d'origine française, Nicola L. vit depuis les années 1960 entre Paris et New York, où elle s'installe en 1979. Elle trouve dans cette ville à l'avant-garde des mouvements artistiques une atmosphère en accord avec son travail : Pénétrables et performances des années 60, Manteau rouge de Mai 68, corps démembrés nés de sa révolte contre la guerre du Vietnam, qui aboutiront aux sculptures-objets en vinyle, bois ou Plexiglas. Joyeusement colorée, utilisant des matériaux nouveaux et des formes inédites, l'oeuvre de Nicola L. est aujourd'hui une invitation, presque humaniste, à vivre autrement, dans un monde poétique qui dénonce les pratiques sociales par trop sclérosées de notre quotidien. Désormais tout devient affaire de rencontres, de compagnons de route, d'engagements de toutes sortes, avec en toile de fond une générosité, qui fait du nomadisme l'étendard d'un mode futur où liberté rime avec fantaisie. Exposées dans le monde entier, ses oeuvres ont été présentées en France dans les années 60 et 70 à la galerie Templon et à la galerie Germain.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.