Aux portes du ciel : la statuaire taoïste du Hunan. Art et anthropologie de la Chine
Fava Patrice
BELLES LETTRES
65,00 €
Epuisé
EAN :9782251444512
Richement illustré, ce livre est à la fois une somme unique et un inventaire exhaustif sur la statuaire taoïste. Ce livre est le fruit d'une enquête dans la province chinoise du Hunan qui a duré plus de dix ans. Le point de départ aura été la découverte sur un marché du sud de la Chine de quelques statues en bois polychrome à l'intérieur desquelles se trouvaient des documents de consécration, indiquant, pour certains d'entre eux, qu'il s'agissait de maîtres taoïstes. On y mentionnait la date de fabrication, le nom des personnages représentés, celui des commanditaires, le lieu où se trouvait la statue, les raisons pour lesquelles elle avait été faite, les voeux associés au culte et bien d'autres renseignements concernant l'histoire locale. De très nombreux séjours dans le centre du Hunan apportèrent peu à peu des réponses aux différentes énigmes que posaient l'immense corpus de documents de consécration accompagnant quelque deux mille statues datant pour la plupart de la dernière dynastie mandchoue (1644-1911). Non seulement personne n'avait rencontré dans aucune autre partie de la Chine une statuaire de ce type, mais de surcroît, cette province méridionale du Hunan comptait un très grand nombre de maîtres taoïstes et de sculpteurs qui perpétuaient cette tradition très ancienne. C'est grâce à eux que progressivement furent assemblées les pièces d'un puzzle très complexe qui rendait compte d'un système de croyances qui plongeait ses racines dans l'Antiquité chinoise et rappelait de manière très évidente le culte des immortels du temps de Laozi et Zhuangzi. La confrontation des sources scripturaires, conservées entre autres dans le Canon taoïste compilé au XVe siècle, avec la liturgie des maîtres de cette province, aura permis de mettre en lumière, en dépit des bouleversements de tous ordres qu'à connu le pays, l'extraordinaire continuité dont se prévaut le taoïsme et un très grand nombre de particularités locales, car la transmission au sein de lignées taoïstes s'est faite de manière très différentes dans chaque région de Chine. Le Hunan et sa statuaire auront ainsi été l'occasion d'écrire une nouvelle page de l'histoire du taoïsme qui demeure l'une des composantes essentielles de la civilisation et de la pensée chinoises. Écrit du point de vue d'un anthropologue, ce livre consacré à l'art taoïste du Hunan, ne s'adresse pas uniquement à un public de sinologues. Débordant le cadre des études chinoises, il s'interroge sur la religion en général et fait référence aux travaux de Claude Lévi-Strauss, Philippe Descola, Clifford Geertz ou Alfred Gell, et se réclame à la fois de la philosophie de l'histoire de Marcel Gauchet et de l'héritage surréaliste. La très abondante illustration qui accompagne le texte est constituée de documents inédits qui donnent une dimension indispensable à la compréhension du taoïsme, en tant que tradition vivante.
Nombre de pages
656
Date de parution
15/01/2014
Poids
2 230g
Largeur
210mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251444512
Titre
Aux portes du ciel : la statuaire taoïste du Hunan. Art et anthropologie de la Chine
Auteur
Fava Patrice
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
210
Poids
2230
Date de parution
20140115
Nombre de pages
656,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Récit d'un voyage intérieur entre l'Orient et l'Occident "Je me demande si une seule personne se souvient encore de moi. Depuis le temps que je ne communique plus avec le monde extérieur, j'ai certainement fini par être rayé de tous les carnets d'adresses et même de la mémoire de ceux qui m'ont connu. Tant mieux. Effacer ses traces est un principe taoïste auquel j'adhère sans remords". Après avoir côtoyé les milieux taoïstes de Chine pendant plusieurs années, Patrice Fava, sinologue et anthropologue, se retire dans son ermitage ardéchois, une ancienne ferme dont il entreprend de faire un cabinet de travail, un temple taoïste et un observatoire de la nature. Il y tient son journal en forme de promenade intellectuelle, dans lequel il fait dialoguer l'Orient et l'Occident, les grands représentants de la culture chinoise et les penseurs de notre modernité, d'André Breton à Michel Foucault. Pour l'ermite taoïste de l'Ardèche, il faut repenser, à la lumière du taoïsme, la nature, l'art, la philosophie et la religion, pour sortir des impasses dans lesquelles se complait l'homme moderne et renouer les fils que la société industrielle a sectionnés. Au XVIe siècle, Tu Long écrivait : "Il est facile de parler du Tao, mais il est difficile de le pratiquer. Si on l'ignore dans son aspect théorique, on est comme un aveugle qui cherche son chemin, mais le comprendre sans le pratiquer, c'est comme dessiner une galette pour apaiser sa faim". A la fois manifeste et traité de savoir-vivre, ce livre entend aborder le taoïsme du point de vue théorique et pratique.
Ces "Mémoires d'un ethnologue" ont le projet de dissiper l'ignorance très générale du monde occidental vis-à-vis de la culture chinoise et de ses racines taoïstes. Fort de son immersion dans la société chinoise depuis près de cinquante ans, Patrice Fava a parcouru la Chine et fait de nombreuses découvertes dans des régions peu visitées. De l'arrière-pays du Shandong où vit sa famille chinoise aux forteresses Hakka du Fujian ; du village de Zhang Guying à la montagne de l'immortel Ge ; du Temple des nuages blancs au pèlerinage de Miaofengshan, il parle d'une Chine que peu de gens connaissent. Après l'ouverture des années 1980 qui a tenté de briser l'isolement dans lequel Mao avait enfermé son pays, la société tout entière n'a cessé de se réinventer. C'est cette Chine non-officielle que l'auteur n'a cessé d'explorer au cours des années. Les multiples références aux travaux de sinologues, en particulier de Kristofer Schipper et de Simon Leys, mais aussi d'anthropologues et d'historiens comme Philippe Descola, Bruno Latour ou Marcel Gauchet lui permettent de donner un éclairage très nouveau aux réalités complexes de la société chinoise dont, en général, on ne perçoit ni la profondeur historique, ni le substrat théorique.
Ce livre est le fruit d'une enquête dans la province chinoise du Hunan qui a duré plus de dix ans. Le point de départ aura été la découverte sur un marché du sud de la Chine de quelques statues en bois polychrome à l'intérieur desquelles se trouvaient des documents de consécration, indiquant, pour certains d'entre eux, qu'il s'agissait de maîtres taoïstes. On y mentionnait la date de fabrication, le nom des personnages représentés, celui des commanditaires, le lieu où se trouvait la statue, les raisons pour lesquelles elle avait été faite, les voeux associés au culte et bien d'autres renseignements concernant l'histoire locale. De très nombreux séjours dans le centre du Hunan apportèrent peu à peu des réponses aux différentes énigmes que posait l'immense corpus de documents de consécration accompagnant quelque deux mille statues datant pour la plupart de la dernière dynastie mandchoue (1644-1911). Non seulement personne n'avait rencontré dans aucune autre partie de la Chine une statuaire de ce type, mais de surcroît, cette province méridionale du Hunan comptait un très grand nombre de maîtres taoïstes et de sculpteurs qui perpétuaient cette tradition très ancienne. C'est grâce à eux que progressivement furent assemblées les pièces d'un puzzle très complexe qui rendait compte d'un système de croyances qui plongeait ses racines dans l'Antiquité chinoise et rappelait de manière très évidente le culte des immortels du temps de Laozi et Zhuangzi. La confrontation des sources scripturaires, conservées entre autres dans le Canon taoïste compilé au XVe siècle, avec la liturgie des maîtres de cette province, aura permis de mettre en lumière, en dépit des bouleversements de tous ordres qu'a connu le pays, l'extraordinaire continuité dont se prévaut le taoïsme et un très grand nombre de particularités locales, car la transmission au sein de lignées taoïstes s'est faite de manières très différentes dans chaque région de Chine. Le Hunan et sa statuaire auront ainsi été l'occasion d'écrire une nouvelle page de l'histoire du taoïsme qui demeure l'une des composantes essentielles de la civilisation et de la pensée chinoises. Ecrit du point de vue d'un anthropologue, ce livre consacré à l'art taoïste du Hunan, ne s'adresse pas uniquement à un public de sinologues. Débordant le cadre des études chinoises, il s'interroge sur la religion en général et fait référence aux travaux de Claude Lévi-Strauss, Philippe Descola, Clifford Geertz ou Alfred Gell, et se réclame à la fois de la philosophie de l'histoire de Marcel Gauchet et de l'héritage surréaliste. La très abondante iconographie qui accompagne le texte est constituée de documents inédits qui donnent une dimension indispensable à la compréhension du taoïsme, en tant que tradition vivante.
Véritable outil pour vivre ensemble, ce guide de culture générale vous invite tout au long de l'année à découvrir et à comprendre les fêtes des différentes religions. De janvier à décembre, chacune est décryptée par un spécialiste en fonction de son origine, de sa signification et de sa pratique. Un calendrier détachable vous permettra de les repérer au quotidien. Vous trouverez au total plus de 50 fêtes, chacune présentée ainsi : Date et signification ; citation ; origines ; rituel ; symbolique.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.