Les sièges de Rhodes. De l'antiquité à la période moderne
Faucherre Nicolas ; Pimouguet-Pédarros Isabelle
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753511989
Ce livre propose l'étude des grands sièges dont Rhodes fit l'objet au cours de son histoire : sièges de Démétrios Poliorcète (305-304 av. J.-C.), de Mithridate VI (88 av. J.-C.), de Cassius Longinus (42 av. J.-C.), de Selim (1480), de Soliman le Magnifique (1522), saris oublier quelques autres, moins mémorables, que la cité subit au Moyen Age. Considérant la situation géostratégique de la cité, on comprend que celle-ci ait suscité la convoitise (les grandes puissances, toutes cherchant à la dominer, sinon à l'intégrer dans leur système d'alliance. Placée en vigie à la pointe septentrionale de l'île du même nom, base navale de premier rang entre Orient et Occident, centre de redistribution du commerce du blé, l'intérêt qu'on lui porta fut tout à la fois politique, militaire et économique. Mais par-delà les permanences structurelles que l'analyse comparée permet de souligner, il s'agit de mettre en évidence les spécificités de chaque période dans l'art de prendre et de défendre une place forte. Ce livre s'inscrit dans les perspectives de la " nouvelle histoire bataille " ; en effet, il vise à dénouer les écheveaux propres à l'histoire de chacun de ces sièges et à appréhender le phénomène guerrier dans toutes ses composantes. Ainsi sont abordées diverses questions, comme le développement des techniques d'armement, la tactique opérationnelle, la logistique, la pensée stratégique des belligérants ainsi que l'adaptation des fortifications aux progrès de la poliorcétique. On s'interroge aussi sur les rapports existant entre ville et territoire ainsi que sur les efforts matériels et financiers consentis par la cité pour assurer sa défense. Le réexamen critique des textes ainsi que l'étude de la documentation matérielle conduisent à reconsidérer le rôle joué par la guerre de siège dans le système de relations entre la cité et les puissances extérieures. La place singulière qu'occupaient les chevaliers de Saint-Jean comme défenseurs de la chrétienté contre le Turc confère aux deux derniers sièges une valeur de symbole. L'objectif, au final, est de nourrir une réflexion d'histoire militaire et d'enrichir le débat sur les pratiques politiques, les formes de pouvoir et de représentation, de l'Antiquité à la période moderne, dans le bassin oriental de la Méditerranée.
Nombre de pages
306
Date de parution
25/11/2010
Poids
485g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511989
Titre
Les sièges de Rhodes. De l'antiquité à la période moderne
Auteur
Faucherre Nicolas ; Pimouguet-Pédarros Isabelle
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
485
Date de parution
20101125
Nombre de pages
306,00 €
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Beau livre présentant les actes du colloque scientifique international qui s'est tenu en septembre 2018 à Carcassonne, à l'initiative du Département de l'Aude, dans le cadre de la candidature au patrimoine mondial de l'Unesco de la Cité de Carcassonne et ses châteaux sentinelles de montagne : Aguilar, Lastours, Monségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes. Le colloque a réuni vingt experts, scientifiques nationaux et internationaux, autour de la notion d'authenticité en matière de patrimoine architectural, avec les exemples de plusieurs châteaux et cités fortifiés situés en France, mais aussi en Algérie, Corée du Sud, Grèce, Iles Canaries, Japon, Liban et Turquie. Thématiques : Les fortifications du monde méditerranéen / Fortifier et contrôler un territoire / Exemples de système fortifiés en Extrême-Orient / Exemples de gestion de sites et systèmes fortifiés en France : l'authenticité des monuments actuels.
Créée ex nihilo par Vauban en 1692, Mont-Dauphin est un des sites emblématiques de la fortification bastionnée en France. L'ouvrage permet de comprendre la mise en place et la diffusion de la pensée normatrice de Vauban à travers l'évolution de la place forte qui a constitué l'apothéose de son oeuvre et de son héritage.Nicolas Faucherre, docteur ès lettres, est l'un des plus éminents spécialistes de la fortification classique en France. Il est professeur d'histoire de l'art à l'université de Nantes.
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.