Le syndrome narratif. Comment l'imaginaire construit le réel
Farrugia Francis
L'HARMATTAN
26,50 €
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EAN :9782140261039
Depuis bientôt vingt-cinq années, l'auteur met au travail son concept de syndrome narratif, qui replace l'inconscient, la mémoire, l'imaginaire et l'irrationnel au centre de la vie individuelle et collective, expliquant de manière novatrice la construction identitaire de longue durée des individus, des communautés, des peuples et des civilisations, en montrant comment la réalité imite la fiction. L'Histoire, la littérature et la vie mettent en scène des personnages réels ou de fiction, pris dans une narration faisant en eux syndrome, mais aussi en nous. Les cas exemplaires ici interprétés : Achille, Ulysse, Alexandre le Grand, Jésus, Don Quichotte, Freud, Stendhal, Madame Bovary, Le Petit Chaperon rouge, L'Étranger, le pape et autres histoires, révèlent qu'un processus de contagion émotionnelle et de reproduction de l'imaginaire dans le réel est à l??uvre construisant l'humain, faisant de notre vie une histoire, et parfois un destin.
Nombre de pages
227
Date de parution
04/05/2022
Poids
367g
Largeur
155mm
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EAN
9782140261039
Titre
Le syndrome narratif. Comment l'imaginaire construit le réel
Auteur
Farrugia Francis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
367
Date de parution
20220504
Nombre de pages
227,00 €
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Cet ouvrage propose une analyse essentielle pour comprendre la situation économico-politique actuelle, les mouvements sociaux, les coordinations, les zones de révolte et de résistances, les politiques alternatives. La théorie critique, croisant marxisme et psychanalyse, déconstruit et dénonce les mécanismes psycho-politiques du prêt-à-penser et de la domination insidieusement à l'oeuvre dans nos "démocraties totalitaires" perpétuant un statu quo surrépressif. Seule une connaissance vraie est émancipatrice. Elle génère une nouvelle praxis politique dégagée des partis.
Il existe dans la culture savante occidentale des catégories de combat; ces "formes" dominantes de la connaissance qui font socle, s'originent dans les écrits de maîtres penseurs aussi différents que Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Rousseau, Kant, Nietzsche, Marx, Durkheim, Simmel, Dilthey, Mills, Mauss, Freud, James, Heidegger, Lévi-Strauss, Kundera, Thom, Bourdieu. Ces multiples systèmes ont pour enjeu la promotion et l'imposition d'une vision et d'une maîtrise du monde, et délimitent autant de territoires de savoirs et de pouvoirs. Ils sont porteurs de raisons socio-anthropologiques concurrentes à finalité de survie scientifique, institutionnelle, sociale et politique. Ces formes affrontées - qui hantent la sociologie dans un perpétuel combat d'écoles - sont ici mises en perspective et référées à leurs présupposés et implications. Ainsi naît la possibilité d'une critique de la raison sociologique, de ses stéréotypes et archétypes, et de sa doxa hyper-rationaliste.
L'histoire de la sociologie fait ici l'objet d'une investigation critique, et les catégories mises en oeuvre par la tradition sont soumises à analyse épistémologique. L'auteur examine les conceptions traditionnelles du lien social ; en montre les limites et les présupposés : Comte, Tönnies, Durkheim valorisent et opposent la vie traditionnelle communautaire et solidaire, posée comme naturelle et authentique, à la vie sociale moderne qui s'est constituée sur la rupture du lien primordial et qui repose sur un lien jugé factice, sur une exaltation malsaine de l'individu. La société qui en résulte ne tient que par l'artifice d'un contrat passé entre des hommes repliés sur l'égoïsme de leurs intérêts privés. Cette opposition, récurrente dans l'histoire de la sociologie entre un "bon lien" à reconstruire et un "mauvais lien" à réformer est ici interprétée et mise en perspective par rapport à la conception psychanalytique, marxiste et marcusienne du lien social, mais aussi par rapport à la théorie rousseauiste du pacte social nouvellement compris. L'auteur dénonce les illusions du naturalisme social et de la neutralité de la science. La sociologie critique ici constituée, réintègre la figure de l'homme, trop longtemps exilée des sciences humaines, et examine la relation existant entre la science, l'éthique, et le politique, inscrivant la question de la pérennité du lien social ou de sa dissolution, dans l'actualité sociale la plus immédiate.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...