La crise du lien social. Essai de sociologie critique
Farrugia Francis
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782738420749
L'histoire de la sociologie fait ici l'objet d'une investigation critique, et les catégories mises en oeuvre par la tradition sont soumises à analyse épistémologique. L'auteur examine les conceptions traditionnelles du lien social ; en montre les limites et les présupposés : Comte, Tönnies, Durkheim valorisent et opposent la vie traditionnelle communautaire et solidaire, posée comme naturelle et authentique, à la vie sociale moderne qui s'est constituée sur la rupture du lien primordial et qui repose sur un lien jugé factice, sur une exaltation malsaine de l'individu. La société qui en résulte ne tient que par l'artifice d'un contrat passé entre des hommes repliés sur l'égoïsme de leurs intérêts privés. Cette opposition, récurrente dans l'histoire de la sociologie entre un "bon lien" à reconstruire et un "mauvais lien" à réformer est ici interprétée et mise en perspective par rapport à la conception psychanalytique, marxiste et marcusienne du lien social, mais aussi par rapport à la théorie rousseauiste du pacte social nouvellement compris. L'auteur dénonce les illusions du naturalisme social et de la neutralité de la science. La sociologie critique ici constituée, réintègre la figure de l'homme, trop longtemps exilée des sciences humaines, et examine la relation existant entre la science, l'éthique, et le politique, inscrivant la question de la pérennité du lien social ou de sa dissolution, dans l'actualité sociale la plus immédiate.
Nombre de pages
233
Date de parution
03/05/2000
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738420749
Titre
La crise du lien social. Essai de sociologie critique
ISBN
2738420745
Auteur
Farrugia Francis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20000503
Nombre de pages
233,00 €
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Il existe dans la culture savante occidentale des catégories de combat; ces "formes" dominantes de la connaissance qui font socle, s'originent dans les écrits de maîtres penseurs aussi différents que Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Rousseau, Kant, Nietzsche, Marx, Durkheim, Simmel, Dilthey, Mills, Mauss, Freud, James, Heidegger, Lévi-Strauss, Kundera, Thom, Bourdieu. Ces multiples systèmes ont pour enjeu la promotion et l'imposition d'une vision et d'une maîtrise du monde, et délimitent autant de territoires de savoirs et de pouvoirs. Ils sont porteurs de raisons socio-anthropologiques concurrentes à finalité de survie scientifique, institutionnelle, sociale et politique. Ces formes affrontées - qui hantent la sociologie dans un perpétuel combat d'écoles - sont ici mises en perspective et référées à leurs présupposés et implications. Ainsi naît la possibilité d'une critique de la raison sociologique, de ses stéréotypes et archétypes, et de sa doxa hyper-rationaliste.
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Cet ouvrage se propose de dresser un diagnostic du présent, de saisir l'homme de la société démocratique libérale dans sa multidimensionnalité et sa complexité. L'auteur identifie et interprète les forces matérielles, réelles, imaginaires et symboliques qui agissent conjointement sur son corps et sur son esprit et fabriquent en grande part ses émotions, ses sentiments, ses opinions et ses actions. L'analyse sociologique des idéologies est ici renouvelée par le recours à la psychanalyse et à la narratologie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.