Après Le rire de Sade - essai pour une sadothérapie joyeuse (2019) et Flaubert, les luxures de plume (2020), Marie-Paule FARINA parachève une trilogie intime sous le titre amusé et tendre de Rousseau, un ours dans le salon des Lumières. Rousseau, en écrivain moderne, met en musique ses émotions : confessions, jugement, rêveries... Pas de perruque ni de poudre pour masquer un philosophe engagé dans l'aventure humaine, Marie-Paule FARINA retricote avec humour la généalogie spirituelle qui relie l'auteur de La Nouvelle Héloïse à ses provocants « frères d'esprit », Sade et Flaubert et porte, par le dialogue qu'elle entretient avec ces « hommes de lettres », un regard acéré sur notre actuelle « cancel culture ». Jean-Jacques, Donatien et Gustave, sont ici réunis dans une escapade décapante, une trilogie féministe originale qui éclaire, à sa façon, les chemins parfois tortueux des Lumières.
Nombre de pages
212
Date de parution
23/08/2021
Poids
337g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343238920
Titre
Rousseau, un ours dans le salon des Lumières
Auteur
Farina Marie-Paule
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
337
Date de parution
20210823
Nombre de pages
212,00 €
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Sade passe pour un des auteurs les plus misogynes de l'histoire de la littérature française et le sadisme pour une cruelle perversion sexuelle. Les femmes y apparaissent particulièrement soumises et humiliées. Mais qu'en est-il de la relation que Sade entretenait réellement avec les femmes ? C'est ce qu'a voulu savoir M-P Farina, en travaillant sur sa biographie et surtout son journal et sa correspondance. Elle nous révèle un homme inattendu. Sade se montre le plus souvent affectueux et tendre envers sa propre femme Renée-Pélagie, mais aussi envers ses différentes amies, dont Millie Rousset, une spirituelle jeune provençale. Il arrive à Sade de se fâcher contre "ses" femmes qui le poussent à bout, mais dans l'ensemble, c'est plutôt lui qui souffre de leur cruauté. "A coup sûr, écrit M-P Farina, c'est dans sa correspondance et son journal, plus que dans les rapports de police, que nous pouvons suivre à la trace toutes les femmes qui ont compté pour Sade." Un portrait de Sade étonnant, plus victime que bourreau, plus tendre que sadique.
SADE reste le loup du coin du bois littéraire, où se promènent de conserve les gens de goût et de raison. Issu du siècle des Lumières, le tendre marquis s'adresse pourtant aux femmes, dévoilant le grotesque du pouvoir masculin. Marie-Paule Farina ose, avec une grande érudition, comprendre et défendre le ?rire de Sade?, proche de celui de Rabelais. Son interprétation joyeuse incite à relire le philosophe pornographe, suggérant aux contemporains une revigorante sadothérapie, égratignant au passage quelques commentateurs érudits, qui, au contraire du subtil Flaubert, n'imaginaient pas rire avec SADE.
Trempant sa plume dans les Correspondances de Flaubert, la philosophe Marie-Paule Farina brosse le portrait tout en nuances d'un Flaubert truculent, amateur de Sade, passionné et tendre, bien loin de "l'ermite de Croisset" que les dictionnaires aiment à simplifier. Cet ouvrage fait suite au Rire de Sade, pour une sadothérapie joyeuse, publié en 2019. "Voir les choses en farce", une boutade qui révèle un écrivain rebelle, dans la tradition de Rabelais, de Montaigne... et de Sade. Marie-Paule Farina signe ici son second ouvrage dans la collection "Éthiques de la création", dans un style ébouriffé où l'érudition se mire aux plumes de l'irrévérence.
Marie-Paule Farina est une spécialiste de Sade depuis sa thèse universitaire. Elle a été professeur de philosophie.Yves Rouvière, dessinateur, a illustré Freud (Hervé Castanet, Max Milo, 2011) et Marx et le Capital (Denis Collin, Max Milo, 2011)
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...