Qu'est-ce qui met en mouvement et en action une masse ? La raison, la souffrance, la violence, le désir ? Les sujets politiques, les citoyens, le peuple ? Quels sont donc les rapports entre la masse et les sujets ? Les enjeux sont capitaux en ces temps de globalisation : il en va du politique - sa possibilité et ses modalités -, de l'éthique et même de la création. Donc, de notre servitude ou de notre liberté. Mais qu'est-ce qu'une masse ? Comment se constitue-t-elle ? Quels peuvent être ses différents destins ? Quel est son dynamisme possible, au point qu'elle fasse événement et histoire ? Se distingue-t-elle de la multitude, de la foule, du peuple ? Et que sont et que deviennent les éléments qui la constituent ? "Rien" ? Des effacés ? Des anonymes ? Des impersonnels ? Des individus ? Des personnes ? Des particuliers ? Des singuliers ? Des sujets, non pas assujettis, mais actifs et acteurs ? Des citoyens, mieux des con-citoyens de la démocratie, de l'inter-humanité ? C'est grâce à la philosophie et aux arts que nous travaillons cette problématique, grâce à des chercheurs, comme Dominique Chateau et Emmanuel Lincot, et à des travaux d'artistes, comme ceux d'Alejandro Erbetta (Argentine), de Bernard Koest (France) et de Bruno Zorzal (Brésil). Et ce, au sein de RETINA. International (Recherches esthétiques & théorétiques sur les images nouvelles & anciennes).
Nombre de pages
107
Date de parution
14/03/2019
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343171623
Titre
Masse & sujets
Auteur
Farhi Neto Leon ; Soulages François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20190314
Nombre de pages
107,00 €
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Qu'est-ce que la masse ? Que peut-elle ? Qu'est-ce que la multitude et que peut-elle ? Comment la masse et la multitude se rapportent-elles aux différentes formes de systèmes politiques ? L'enjeu de ce livre est de penser les divers modes de vie collective et leurs relations au politique à partir de trois méthodes différentes : l'approche de Freud et de la science ; celle de Canetti et de la poésie ; celle de Spinoza et de la philosophie. Ces trois approches ont, malgré leurs différences, au moins un point en commun : contrairement aux théories démographiques de la masse, elles nous expliquent la formation de masse par autre chose que sa modernité.
Fils d'immigrés turcs, enfant caché au temps de la Shoah, le rabbin Daniel Farhi a fondé en 1977 le Mouvement juif libéral de France. Figure emblématique de ce courant qui entend conjuguer fidélité et modernité, il défend un judaïsme à l'avant-garde de l'engagement humaniste. Inlassable combattant pour la mémoire de la Shoah, il est à l'origine de la cérémonie du Yom HaShoah sur l'emplacement de l'ancien "Vel" d'Hiv"", où les noms des victimes sont récités durant vingt-quatre heures. Interrogé par la philosophe Gwendoline Jarczyk, Daniel Farhi livre ici ses analyses, ses espoirs, ses propositions de rabbin à la fois enraciné dans sa tradition et ouvert sur le monde: de l'antisémitisme au conflit israélo-palestinien, du repli communautariste au rapport à l'orthodoxie, en passant par le dialogue avec les musulmans et les chrétiens, auquel il est très attaché, il montre comment les enseignements de la plus ancienne foi monothéiste peuvent aujourd'hui, plus que jamais, revivifier un humanisme universel.
Depuis 1974, le rabbin Daniel Farhi a identifié son nom à la mémoire des victimes de la Shoah. Il a notamment, depuis 1990, instauré la célébration en France du Yom Hashoah, la journée commémorative inaugurée en 1951. Il a surtout organisé à Paris la lecture publique, ce jour-là, des noms des déportés juifs de France. Ce recueil contient les sermons "et allocutions qu'il a prononcés lors de ces commémorations. Émouvants, pleins d'indignation et d'espérance, imprégnés aussi de philosophie juive et d'esprit universel, ces paroles demeurent des modèles d'humanisme pour notre temps."
La Turquie de Jeunes Turcs de Moris Farhi est celle des années 40 et 50, multiethnique et laïque, fondée par Ataturk. Dans ce truculent roman kaléidoscopique à la sensualité romantique, un groupe d'adolescents de toutes confessions vit avec gourmandise ses premiers émois sexuels. Des secrets partagés dans un hammam d'Ankara aux plaisirs initiés par une ardente femme mûre à tout un dortoir de garçons d'Istanbul, Rifat, Musa, Mustafa, et Bilâl célèbrent la vie, tandis qu'aux portes du pays la guerre menace et la mort rôde.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.