Bill Viola est l'un des grands pionniers de l'art vidéo,depuis les seventies. The Reflecting Pool (1977-1979) accomplit en sept minutes, tel un manifeste, l'exploration la plus radicale des pouvoirs propres de la vidéo. Un bassin, entouré de végétation. Un homme (Viola lui-même). Il saute, et reste suspendu en l'air. Son corps s'efface, lentement. L'eau frémit, la lumière varie. L'homme réapparaît, nageant, sort, s'en va. Le bassin de Viola est à l'art vidéo ce que la pomme est à Newton: un miroir, qui, comme ceux de Cocteau, réfléchit avant de parler. Et que dit-il? Tout corps plongé dans cette piscine subit une poussée théorique proportionnelle au nombre des effets techniques qui la remplissent. On y entre en retard, on en sort en avance: changement d'ère,changement d'art.
Nombre de pages
97
Date de parution
08/11/2005
Poids
200g
Plus d'informations
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EAN
9782873401979
Titre
The Reflecting Pool de Bill Viola
Auteur
Fargier Jean-Paul ; Viola Bill
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
200
Date de parution
20051108
Nombre de pages
97,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Robert Cahen, à qui ce livre est consacré, appartient à l'histoire de l'art vidéo, tracée par un groupe, des groupes, un mouvement, des aventuriers chanceux, des soutiers obscurs, toutes sortes de héros, de hérauts, de zigotos. Ils/elles forgent en quelques décennies une nouvelle forme d'expression artistique, naviguant entre cinéma, télévision et arts plastiques. Une forme protéiforme au développement de laquelle j'ai quelque peu contribué, en la pratiquant mais surtout en l'observant, en l'analysant, en la chroniquant, en la théorisant, en la racontant, voire en la mythifiant, pendant plus de quarante ans, de ses origines (dans les années 60) à ses métamorphoses successives. Métamorphoses qu'illustre parfaitement la trajectoire de Robert Cohen, depuis 1973 et son Invitation au voyage où pointent déjà toutes les destinations vers lesquelles ses oeuvres vidéo successives nous embarquent somptueusement. " Jean-Paul Fargier
Ce roman couvre les événements politiques et sociaux ébranlant notre monde depuis Mai 68. Son principal "explorateur" est Joël Bellagarrigue, jeune cinéaste gauchiste chassé en 69 de l'O. R. T. F. pour avoir tourné et programmé sauvagement une séquence télévisée sur le général de Gaulle. Une maison de production d'Athènes l'engage pour enregister clandestinement l'interview d'un opposant au régime des colonels. Il y rencontre Judit, dissidente slovaque. Joël et Judit s'aiment parce qu'ils vont pouvoir travailler ensemble. Ils s'engagent à fond sur de sombres terrains : embuscades et filatures, contacts, évasions, espionnage, contre-espionnage, séparations, embûches, terreurs, retrouvailles émerveillées, missions secrètes à travers les capitales de l'Europe.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.