Fake State. L'impuissance organisée de l'Etat en France
Farah Frédéric ; Delorme Olivier
H&O
17,00 €
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EAN :9782845473546
La crise sanitaire sans précédent provoquée par la covid 19 et sa gestion pour le moins chaotique par les pouvoirs publics est sans aucun doute le stigmate le plus frappant de l'instauration de ce que Frédéric Farah appelle ici le "fake state", c'est-à-dire un état qui s'est dépouillé lui-même de tous ses moyens d'action et n'est plus que le gestionnaire au jour le jour de sa propre impuissance. Si ce phénomène éclate aujourd'hui en pleine lumière à la faveur de la pandémie, il n'est cependant pas nouveau. Et il convient, pour le comprendre et le combattre, d'en étudier les racines. Depuis le "tournant de la rigueur" de 1983, l'Etat, en France, n'a eu de cesse d'organiser son auto-dissolution. Son impuissance est désormais généralisée : impuissance sanitaire, comme on l'a vu, qui est elle-même la conséquence de son impuissance à défendre notre industrie et nos actifs, qui engendre à son tour l'impuissance à assurer une juste répartition des richesses, garante de la cohésion sociale. Impuissance enfin à entretenir l'un des plus importants patrimoines culturels du monde. Ce qui se traduit concrètement par la pénurie de tests virologiques, l'abandon pur et simple de fleurons de l'industrie française, comme Alstom par exemple, la vente des aéroports de Paris après celui de Toulouse, la crise des gilets jaunes et l'appel à des fonds privés pour restaurer Notre Dame de Paris... Frédéric Farah montre dans ce livre comment cette impuissance à la fois voulue et subie, au nom d'une idéologie sourde à l'intérêt général, crée les conditions de cette "étrange défaite en temps de paix" dénoncée par Marcel Gauchet. Au-delà du constat, il propose également des voies pour dépasser cette situation mortifère et rendre à l'Etat les outils de sa souveraineté.
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Nombre de pages
283
Date de parution
02/09/2020
Poids
345g
Largeur
135mm
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EAN
9782845473546
Titre
Fake State. L'impuissance organisée de l'Etat en France
Auteur
Farah Frédéric ; Delorme Olivier
Editeur
H&O
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135
Poids
345
Date de parution
20200902
Nombre de pages
283,00 €
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La brutale répression du printemps grec en juillet 2015, l'enlisement en Espagne de Podemos, le gouvernement du Bloc de gauche portugais sous surveillance étroite de la BCE, cinq mois de protestation contre la loi El Khomri en France, le Brexit en Grande-Bretagne, autant d'événements en apparence très divers et que rien ne semble lier. Pourtant, ils renvoient tous à la question lancinante et récurrente qui hante la construction européenne depuis ses débuts, celle de la démocratie et de son avenir. Certes, des élections sont tenues, mais, étrangement, il n'est plus possible de déroger aux "réformes structurelles" pour élargir les frontières de la marchandisation. Le social n'est plus qu'une concession de la situation économique. Comment expliquer alors que l'Union européenne procède à cette apparente liquidation démocratique ? Dans ce voyage au bout de la nuit démocratique, l'UE peut-elle survivre ? Dans cet essai, Frédéric Farah explique comment les étapes de la construction ont parcouru un étrange chemin marqué par la mise à distance de plus en plus brutale des peuples, jusqu'à leur mise sous tutelle.
Résumé : Les jeunes d'aujourd'hui n'ont jamais connu d'autre monnaie que l'euro, entendent depuis toujours parler de Bruxelles par métonymie avec la Commission qui y siège, et ceux qui peuvent voyager n'ont jamais eu besoin de visa pour se rendre en Espagne ou en Italie. L'Europe et ses institutions représentent pour eux une sorte d'évidence, un "déjà là" dont ils s'accommodent. Critique des orientations libérales de la construction européenne, militant pour le "non" au traité de Maastricht en 1992 puis au traité constitutionnel en 2005, Frédéric Farah est au contact quotidien avec cette jeunesse. La particularité de son parcours fait qu'il enseigne dans la même semaine de Bagnolet au très chic cinquième arrondissement de Paris, en passant par l'université de Tolbiac réputée pour sa propension à la contestation. Il a voulu mener l'enquête auprès de ses élèves et étudiants pour savoir ce qu'ils pensaient de l'Union. Que reste-t-il de l'hostilité des Français de 2005 ? Les disparités socio-économiques ont-elles un impact sur les opinions des uns et des autres ? Les résultats l'ont étonné. Le sentiment d'appartenance à l'Europe ne soulève certes aucune ferveur, mais aucun rejet catégorique non plus. L'Union européenne est jugée très imparfaite mais il faudra s'y faire : plus personne n'envisage de s'en extraire. Le Frexit n'aura pas lieu. Frédéric Farah est professeur de sciences économiques et sociales, enseignant en classes préparatoires et à l'université de Paris 1 Panthéon Sorbonne. Il est le co-auteur avec Thomas Porcher de TAFTA : l'accorddu plus fort et d'Introduction inquiète à la Macron-économie. Il assure des chroniques économiques régulières sur de nombreuses chaînes de radio et de télévision.
Présentation de l'éditeur Dans cette enquête synthétique, véritable vade-mecum à l’usage des citoyens, Thomas Porcher et Frédéric Farah reviennent sur la genèse et le contenu du traité TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Area) dont les négociations se déroulent depuis un an dans un quasi-silence médiatique et devraient aboutir à la création de la plus grande zone de libre-échange de l’histoire grâce à la suppression des droits de douanes et à l’harmonisation des barrières tarifaires.Les auteurs interrogent un à un les arguments avancés par Bruxelles et Washington pour imposer cet accord et mettent en lumière ses conséquences : précarité croissante en matière d’emploi, harmonisation par le bas des normes sanitaires, primauté des intérêts commerciaux sur l’intérêt général par le recours à une justice d’exception, l’arbitrage international… De l’avis de nombreux experts les répercussions économiques du TAFTA seront désastreuses. Cet ouvrage sera le seul à exprimer ces dangers de manière didactique. Son prix réduit favorisera sa diffusion auprès d’un large public.
Résumé : "L'Etat doit donner plus de souplesse au marché du travail", "Le libéralisme est une valeur de gauche", "Le statut de fonctionnaire est de moins en moins défendable", "Il y a la politique des artisans et la politique des fainéants"... Qui a dit cela ? Emmanuel Macron. Autant de phrases choc - si ce n'est choquantes - dans la bouche d'un ministre d'un gouvernement socialiste. Les auteurs, tous deux économistes, en ont sélectionné douze et les passent au crible de la contradiction. Ainsi de celle prônant la flexibilité du marché du travail. Selon Emmanuel Macron, avec plus de "souplesse" et un code du travail simplifié, les entreprises embaucheraient davantage. Or, soulignent les auteurs, nulle étude sérieuse n'a jamais démontré un lien entre flexibilité et création d'emplois. Au contraire, même, dans la plupart des pays européens qui ont libéralisé leur économie, le chômage atteint un taux très élevé. Temps de travail, indemnisation chômage, statut des fonctionnaires, modèle social... Les auteurs décryptent la vision de l'économie et de la société française du jeune ministre (38 ans) et montrent que, derrière un discours qui s'affiche comme "moderne", se cache une vision de l'économie dépassée, héritière du libéralisme du XIXe siècle.
Le jour où Suzanne gagne au Loto, elle prend la fuite et achète un manoir en Normandie. Sur le domaine, elle découvre la tombe de sainte Emmerderesse. Avec trois comparses, elle redonne vie à cette sainte aussi puissante qu'insolente et devient son ombre redoutée. Une révolte débridée s'annonce, car la sainte patronne des emmerdes n'épargne personne. Une aventure libératrice, un premier roman jubilatoire ! " Si l'impuissance fut votre lot et que sur vous l'emportèrent les salauds, ce livre vous vengera. " La narratrice donne le ton. Avec une plume acérée et un style foisonnant, le premier roman d'Audrey Alwett suit quatre personnages qui vont oeuvrer main dans la main pour faire renaître de ses cendres une sainte moqueuse, jeune protégée de Madame de Maintenon. Ce quatuor, en apparence mal assorti, est constitué d'un jeune pompier, d'une aide-soignante dévalorisée, d'une autrice lesbienne germano-algérienne, et d'un vieux médecin juif athée. Leurs aventures hautes en couleur embarquent le lecteur dans un coin de Normandie pétri de racisme et d'homophobie, où le retour de sainte Emmerderesse pourrait faire bouger les lignes. Qui n'a jamais été spolié ? Humilié ? De sa plume savoureuse et piquante, Audrey Alwett signe la revanche des pauvres filles en faisant renaître de ses cendres une sainte malicieuse. Sainte Emmerderesse est l'aventure folle d'un projet qui échappe à ses créateurs. Impertinent et irrésistible, elle nous invite à un vivre-ensemble joyeux et trépidant. Un premier roman corrosif qui se dévore.
Jade, adolescente rebelle, est amoureuse de Holden, le protagoniste de L'Attrape-coeurs . Grâce à lui, elle échappe à la tragique réalité de sa vie. Mais qui est-elle vraiment : une enfant blessée, une affabulatrice ? Plongée dans la fragilité de l'adolescence, L'Attrape-mots est un roman tendre, avec S. D. Salinger en guest star . Le roman s'ouvre sur l'histoire de Jade, adolescente fascinée par Holden, le personnage mythique de S. D. Salinger dans L'Attrape-coeurs . Jade lit et écrit, mais uniquement des débuts de romans qu'elle n'achève jamais. Son quotidien est rythmé par son insuffisance respiratoire, la disparition de son petit frère victime d'une leucémie et la dépression de sa mère. Heureusement, elle a son meilleur ami, Noé, qui l'entraîne à travers la ville et la fait danser sous la pluie. Jade note les " mots adultes " dans un carnet et se les répète pour les apprivoiser. La littérature lui permet de s'échapper, au point d'en oublier qui elle est ? L'histoire d'un amour fictif, à travers un roman doux et sensible sur l'adolescence et la quête de soi. Avec un ton poétique tout en délicatesse, Gilles Paris nous entraine dans un tourbillon d'émotions, et une série de récits emboités comme des poupées russes, allant du faux au vrai, du mensonge à l'apprentissage de soi.
Dans cette biographie très personnelle de Chateaubriand, écrite à l'aube de sa carrière, Jean d'Ormesson raconte l'histoire de celui pour qui vivre était plus que vivre. On y comprend la fascination de l'auteur pour son aîné, qui lui ressemble à plus d'un titre et qui fut sans nul doute son père spirituel. "La postérité ne déteste pas retrouver dans l'enfance de ses futurs grands hommes les signes prémonitoires et cachés du génie et de la gloire. Le ciel n'épargna pas ses prestiges en cette nuit de bourrasque bretonne, où le mugissement des vagues annonciatrices de l'équinoxe d'automne couvraient les cris de l'enfant. Le vicomte de Chateaubriand, qui allait tant aimer les instants qui marquent les premières rencontres avec les paysages, avec les villes, avec les évènements et les êtres n'avait pas rater sa première entrée dans le monde. Certains furent d'autant plus agacés de cette publicité prénatale que c'est l'intéressé lui-même qui raconte cette naissance au seuil des Mémoires d'outre-tombe ". Dès les premières lignes de cette biographie littéraire, écrite en 1958, Jean d'Ormesson, alors primo-romancier, déclare son admiration pour Chateaubriand (1768-1848). L'oeuvre d'abord, si forte, si vive si nouvelle ; ses livres qui crépitent de formules qui font mouche. Mais l'homme aussi, " nageur entre deux rives ", à cheval entre deux siècles, deux mondes, deux régimes, avec sa carrière qui traversent l'âge des révolutions et de l'Empire. Un des esprits les plus attachant de notre littérature, saluera-t-il. Et l'on devine l'identification du jeune écrivain à l'auteur des Mémoires d'outre-tombe . Une biographie en miroir, qui ressemble souvent à un autoportrait.