La CEDEAO face aux défis de la sécurité en Afrique de l'Ouest
Fall Abdoulaye ; Wade Cheikh
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782336411408
Depuis les indépendances, le continent africain est confronté à l'épineuse question de la sécurité qui a inexorablement ralenti la marche titubante de ses jeunes Etats vers le développement. Entre coups d'Etat, terrorisme, criminalité organisée, des menaces multiformes aux impacts durables assaillent le continent noir. Ce dernier est pourtant sommé de hâter le pas pour rattraper le train d'un monde en plein essor. L'actualité brûlante marquée par les coups d'État au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, au Niger et récemment au Gabon, remet au goût du jour l'urgence d'une solution à la hauteur du problème. En réponse, au niveau sous-régional, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est dotée d'un système de sécurité intégré pour ses quinze pays membres. Toutefois, sous l'effet du rouleau compresseur de la complexification des défis sécuritaires, ce dispositif, malgré son importance, peine encore à produire les résultats escomptés. Derrière ce panorama qui peut laisser un goût amer, ce livre constitue une invitation à évaluer l'efficacité des stratégies sécuritaires de la CEDEAO, en s'interrogeant sur la valeur intrinsèque de l'architecture de paix et de sécurité de l'organisation sous-régionale.
Nombre de pages
144
Date de parution
02/05/2024
Poids
174g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336411408
Titre
La CEDEAO face aux défis de la sécurité en Afrique de l’Ouest
Auteur
Fall Abdoulaye ; Wade Cheikh
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
174
Date de parution
20240502
Nombre de pages
144,00 €
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Mamadou Racine est le premier capitaine noir de l'armée des Tirailleurs sénégalais qui a connu tous les honneurs qu'un Noir de son époque ne pouvait imaginer obtenir. Enrôlé très jeune, il s'est mis exclusivement au service de la France, option univoque qui l'amène à combattre tous ceux qui se sont opposés au projet français aussi bien au Sénégal qu'au Soudan. Intermédiaire incontournable de la conquête du Soudan, il a combattu les plus grands chefs noirs de cette région aux côtés des plus grands officiers de l'armée des Tirailleurs sénégalais, pionniers-bâtisseurs de l'empire colonial d'AOF. Ce livre permet, à travers les différentes perceptions des autorités coloniales comme de celles qu'il a combattues, de présenter le véritable visage de cet acteur de la conquête coloniale du Haut-Sénégal-Niger. Ce livre révèle que cet homme, qui aida le système colonial à s'installer, a su faire preuve auprès de ses frères de race des valeurs traditionnelles d'un chef coutumier. Nonobstant toute controverse autour de la dualité résistants-intermédiaires de la colonisation, cette étude permet de tirer plusieurs enseignements : la préservation des valeurs autochtones dans les relations interafricaines, l'élégance morale, le respect de la parole donnée et l'éthique humaniste.
Ce livre est le récit de l'intervention de l'armée sénégalaise en Gambie après le coup d'état orchestré par Kukoy Samba Sagna qui retient en otage la famille du président Daouda Keiraba Jawara en 1981. L'auteur retrace le déroulement de cette opération nommée Fodé Kaba II depuis la préparation jusqu'à l'entrée sur le territoire gambien, sans oublier les actions de combat héroïques qui mèneront au rétablissement de la légalité constitutionnelle.
Ce livre s'interroge, après un demi-siècle de "politiques de développement", sur le destin et la pertinence de cette intention développementaliste. A partir de l'exemple de sa ville, Saint-Louis, l'auteur développe son interrogation sous la forme d'un plaidoyer pour "l'homme africain" contre l'économicisme situé au coeur de la modernité occidentale qui aliène aussi bien les acteurs du développement que les sciences sociales africaines elles-mêmes.
Fall Mouhamedoune Abdoulaye ; Latoundji Lalèyê Iss
L'île de Saint-Louis du Sénégal est élevée au rang de patrimoine mondial de l'humanité en 2000. Officiellement fondée en 1659, la ville de Saint-Louis du Sénégal, dans son ensemble, est un témoin vivant des processus séculaires de substitution et de métissage entrainés par la rencontre entre l'Afrique Noire, la civilisation arabo-berbère et la culture occidentale. L'objet de cet ouvrage est de raconter cette tumultueuse histoire. L'histoire de Saint-Louis stricto sensu n'est pas le propos ici développé. Il s'agit plutôt de raconter Saint-Louis à travers l'histoire du monde. Bien souvent, en suivant cet effort, on donnera l'impression de faire l'histoire à rebours. Mais cela n'est-il pas le meilleur moyen d'échapper aux pièges de l'apparente linéarité de l'histoire humaine établie par un certain évolutionnisme ? Les thèses encore vivaces de ce dernier ont déjà eu à scinder le monde en sauvages, barbares et civilisés. Lorsqu'une telle représentation du monde devint ridicule, l'on passa à un autre schéma évolutif, faisant passer les sociétés d'un stade de sous-développement à celui de développement, mettant les anciens barbares et sauvages en voie de développement. Trois cent soixante ans après la fondation officielle de Saint-Louis, en 2019, seuls les mots changent. Le Sénégal cherche les voies pour sortir de sa pauvreté endettée et tendre vers l'émergence, passage obligé pour faire partie des pays riches. L'histoire, à partir de Saint-Louis du Sénégal, semble indiquer que cette orientation est inféconde.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...