Conflits d'autorité durant la guerre d'Algérie. Nouveaux inédits
Faivre Maurice ; Monneret Jean
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782747573047
Cinquante ans après le début de la guerre d'Algérie, les archives n'ont pas encore dévoilé leurs arcanes, même si des jeunes historiens croient avoir tout découvert et tout écrit. Les fonds d'archives soumis à dérogation, et les documents d'époque conservés par quelques acteurs de la politique algérienne de la France, permettent au chercheur d'analyser de façon plus approfondie les motivations et les actions des hautes autorités politiques, judiciaires et militaires. Debré, Maurice Patin et Paul Ely sont les plus éminents, mais ils sont entourés d'équipes de conseillers et de responsables qui ne manquent pas de caractère. On regrettera que tout ne puisse être publié. Certaines affaires, on le verra dans l'avertissement, restent interdites. " Il n'est point de secret que le temps ne révèle ". La sagesse de Racine nous invite à espérer
Nombre de pages
283
Date de parution
02/10/2004
Poids
514g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747573047
Titre
Conflits d'autorité durant la guerre d'Algérie. Nouveaux inédits
ISBN
2747573044
Auteur
Faivre Maurice ; Monneret Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
514
Date de parution
20041002
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
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Alors que les autorités algériennes, approuvées par certains médias et par des historiens anticolonialistes, accusent la France et son armée de génocide, cet ouvrage montre que de 1830 à nos jours, la majorité des militaires français, à l'exception de quelques uns, se sont efforcés de venir en aide à la population musulmane en Algérie, et d'aider les rapatriés à s'intégrer en métropole. Cet ouvrage est fondé sur plus de cent témoignages d'acteurs et d'historiens, qui rappellent en particulier: la promesse du général de Bourmont de respecter la religion et les femmes, l'action des Bureaux arabes, dont Jules Favre reconnaît "l'éternel honneur d'avoir su devenir les amis des indigènes", la politique de la tache d'huile, fondée sur le principe de ménager le pays et de reconstruire les villages pour y établir marchés et écoles, l'assistance des médecins militaires, qui se poursuit au Sahara jusqu'en 1976, la promotion des musulmans par l'armée de l'Afrique, le dévouement des SAS, des EMSI, du mouvement de solidarité féminine de Madame Massu, et du docteur Sangline envers les yaouleds, l'émancipation de la femme instituée par l'ordonnance du 4 février 1959. Cette action humanitaire est conduite en métropole dans les centres de jeunesse du Béarn et dans les centres d'accueil des harkis, contrairement à la désinformation de ceux qui ont raté leur intégration. Le passé est mort mais le souvenir demeure et l'action se poursuit lors des opérations extérieures de rétablissement de la paix.
L'ouverture en 1992 des archives de la guerre d'Algérie a permis aux chercheurs de réviser quelques idées reçues, et de répondre aux interrogations posées dans les manuels scolaires et encyclopédies. Depuis, la consultation des archives militaires et diplomatiques non ouvertes, obtenues par dérogation, élargit notre connaissance des faits historiques ; elle éclaire la complexité de la politique algérienne. Les commentaires croisés de diverses personnalités diversifient les points de vue exprimés.
Officier de renseignement régimentaire depuis 1950, Maurice Faivre a dirigé en 1975 le Centre de renseignement avancé de Baden. À ce titre, il suivait l'évolution militaire de la Guerre froide, qui opposait en Allemagne les Occidentaux aux Soviétiques. Pour rédiger cet ouvrage, il a fait appel aux responsables des opérations, et aux spécialistes du renseignement terrestre, aérien et électronique qui, pour la plupart, ont conservé leurs archives. Trois grands sujets sont traités : le décompte des forces soviétiques et alliées mises sur pied ; les moyens de recherche du renseignement militaire ; les opérations planifiées. La dernière partie étudie les conditions politiques, économiques et sociales qui ont entraîné la fin d'une guerre non déclarée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...