Genèse du pouvoir et de l'opposition en Chine , le printemps de Yan'an : 1942
Fabre Guilhem
L'HARMATTAN
22,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782738406071
L'écrasement sanglant du soulèvement pacifique de mai-juin 1989 illustre bien les capacités de retournement d'un système qui calque la gestion de ses crises sur l'expérience fondatrice des Soviets de Yan'an, de 1937 à 1947. Au printemps 1942, plusieurs écrivains communistes se faisaient les interprètes d'un malaise régnant dans le camp révolutionnaire, du fait de l'absence de liberté d'expression. Le mouvement de "rectification" lancé par Mao Zedong retourne ces critiques contre leurs auteurs en instaurant sous des dehors populistes le règne sans partage d'un pouvoir fondé sur le monopole de la représentation et la pratique active de méthodes policières. Loin d'être l'âge d'or des clichés propagandistes, la société de Yan'an constitue un microcosme saisissant des débats et convulsions qui gagneront par la suite l'ensemble du corps social, dans un processus long d'un demi-siècle. C'est à un retour aux sources sans complaisance que nous invite cette enquête, où l'on découvrira notamment que le rêve démocratique n'a cessé de hanter l'histoire déchirante d'une révolution inachevée.
Nombre de pages
206
Date de parution
03/05/2000
Poids
304g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738406071
Titre
Genèse du pouvoir et de l'opposition en Chine , le printemps de Yan'an : 1942
ISBN
2738406076
Auteur
Fabre Guilhem
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
304
Date de parution
20000503
Nombre de pages
206,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Instants éternels rassemble les poèmes les plus connus en Chine et détaille, pour la première fois, les usages actuels des vers ou des quatrains célèbres, qui ont assuré leur transmission de générations en générations, au coeur d'une civilisation perpétuée par les signes. Les poèmes sont replacés dans leur contexte historique, politique et littéraire, par des introductions qui retracent le parcours des poètes et ce qui les a constitués en tant que tels. Cette galerie de portraits, qui façonne au fil des pages une histoire incarnée de la Chine à travers ses créateurs préférés, surtout ceux des dynasties Tang et Song (VIIe-XIIIe siècles), est fondée sur les avancées considérables des connaissances sur la poésie classique depuis les années 1980. Elle permet au lecteur non averti de voyager à travers les oeuvres, les temps et les individualités qui les ont portées. La traduction tente de recréer le flux et la vitalité des images du texte chinois (placé en vis-à-vis), et vise à faire de l'interprétation, comme en musique, un acte de composition.
Depuis plus de deux décennies, la Chine vit une mutation progressive d'une société rurale, frugale et autarcique à une société urbaine, consumériste et plus ouverte. Sans prétendre aborder tous les aspects de cette transformation, ces essais en retracent les contours à partir d'une analyse des interactions entre les dynamiques économiques, sociales et institutionnelles. A ceux qui s'émerveillent devant les indéniables succès économiques du nouveau géant du Tiers-Monde. cet ouvrage rappelle quelques faits taus, qui constituent peu à peu le puzzle de la crise latente de l'Empire du Milieu : l'extension considérable de la corruption, qui était déjà à l'origine du soulèvement pacifique de 1989, débouche, comme dans l'ex-URSS, sur des dérives mafieuses, tandis que se forme une nouvelle classe d'entrepreneurs liés à la nomenklatura et que les disparités sociales et spatiales ne cessent de s'accentuer. Cet héritage plutôt empoisonné est indissociable de la dictature du parti-Etat, qui ne conçoit le dialogue qu'à l'intérieur de son propre moule, sous la forme d'une lutte de factions reflétant exactement son atavisme léniniste. Une fois épuisées ses capacités d'autoréforme, ce régime n'a plus que l'apparence de la solidité,- comme le montrent les enquêtes et les analyses développées dans ces pages.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.